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Réforme de la formation des enseignants : le gouvernement fait un petit geste

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Les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur ont apporté quelques aménagements à la formation des enseignants, mais sur le fond, la réforme reste inchangée.

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Retouches cosmétiques sur le projet de réforme de la formation des enseignants, désormais au cœur de la contestation universitaire. Xavier Darcos et Valérie Pécresse, respectivement ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, ont apporté jeudi soir quelques "aménagement" à leur réforme.

Le texte prévoit d'étaler sa mise en place de 2009 à 2011, soit un an plus tard que prévu initialement. Par contre, le gouvernement refuse toujours de reporter d'un an la première année des nouveaux concours, comme le demandent les présidents d'université.

La mesure phare de la réforme de la formation des enseignants reste la "masterisation". Jusqu'à maintenant, seule une licence (bac+3) était nécessaire pour passer les concours de l'Education national, désormais, les aspirants professeurs devront être détenteur d'un master (bac+5 minimum).

La nouveauté apportée par le gouvernement hier, c'est que les modalités de ce processus de "masterisation" vont prendre un "caractère transitoire". En claire, elles ne prendront pleinement effet que lors de la session 2011 des concours.

Dans le domaine des stages, le gouvernement fait encore un effort et propose des stages d'observation et de pratique accompagnée de 108 heures lors des deux années de master, avant le concours. La mesure pourrait concerner 100.000 étudiants et le gouvernement assure que les stages seront rémunérés. Il s'agit là d'un geste en faveur des enseignants, qui dénonce l'abandon de l'année de stage actuellement obligatoire pour tous les futurs professeurs.

Ces petits gestes ne dénaturent pas le fond de la réforme de la formation des enseignants, qui se concentre sur la "masterisation" de leur parcours ainsi que la suppression des IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres), qui assuraient jusqu'alors la formation des professeurs en France avec une alternance de stages et de cours.

latribune.fr

Vos réactions

  • tiopépé a écrit le 13/03/2009 à 09:25 :

    • Je le vois de loin car je ne suis pas directement concerné mais il me semble que deux choses posent problèmes : 1 - bac+5 pour etre prof de lycée, je sais pas s'il y aura beaucoup de candidats. A bac+5 on peut quand même prétendre à des métiers plus rémunérateurs. Donc un risque de disparition des "bons" éléments dans le privé. 2 - Disparition de l'IUFM. Ca veut dire qu'apres avoir passé 5 ans à la fac, dans un cocon, l'enseignant va se retrouver sans aucune notion de pédagogie, confronté à une classe et à devoir gérer des rapports humains alors qu'on ne lui aura pas appris à le faire.

  • sceptique a écrit le 13/03/2009 à 09:25 :

    • Bon courage parce qu'aller jusqu'en master pour enseigner en collège ou en seconde il faut vraiment en vouloir. Un ex-prof aujourd'hui dans le privé.

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