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Confirmant s'il en était besoin les résultats de l'étude "Jeunes diplômés de 2009" publiée fin septembre par l'Apec (La Tribune du 29 septembre 2010), l'enquête "Insertion des jeunes diplômés 2010" présentée par la Conférence des grandes écoles (CGE) ce vendredi fait état d'un contexte "chaotique" pour les jeunes ayant achevé leur cursus en 2009.
Cette population issue des grandes écoles, d'ordinaire épargnée par les difficultés de recrutement (comme ce fut le cas en 2008), subie elle aussi les conséquences de la crise économique. Le taux net d'emploi a ainsi baissé de 7 points par rapport à la promotion 2008, à 76,4 %. Conséquence, en janvier 2010, un diplômé sur 6 poursuivait ses études (en masters spécialisés ou en doctorat). Quant au salaire annuel brut moyen hors primes, il se tasse légèrement à 32.006 euros contre 32.750 euros un an auparavant.
Autre révélateur d'un marché de l'emploi moins porteur, la part des contrats à durée indéterminée, passée de 79 % à 71 % avec une proportion plus forte de CDD (contrats à durée déterminée) chez les jeunes femmes (29,9 % contre 15,9 % pour les hommes dans l'ingénierie). "Nos étudiants ont appris à comprendre les discours des entreprises. Ces CDD sont perçus comme des périodes d'essai", relativise Bernard Ramanantsoa, le directeur général d'HEC. Par ailleurs, le regard de ces jeunes sur leur carrière a évolué. Les futurs ingénieurs, notamment, n'envisagent plus forcément d'embrasser une carrière linéaire dans un grand groupe. "Ils ont des projets plus mobiles et flexibles", avance Hervé Biausser, le directeur de l'Ecole Centrale de Paris.
Surtout, il convient de relativiser. Comparé aux taux nationaux, les jeunes diplômés de grandes écoles restent bien lotis. Selon la CGE, 76,4 % d'entre eux sont embauchés en CDI moins de deux mois après leur sortie d'école. Un an après, ils sont 92 % à être dans cette situation. Alors que les jeunes diplômés niveau bac + 4 en général ne sont que 64 % à occuper un poste 8 mois après l'obtention de leur diplôme (Apec). Les secteurs les plus porteurs sont l'énergie et les bureaux d'études-sociétés de conseil. Les industries automobile, aéronautique, navale et ferroviaires et les technologies de l'information (services) marquent le pas.
Reste un phénomène nouveaux : pour la première fois depuis 10 ans, les emplois en région prennent le pas sur ceux de l'Ile-de-France. Un phénomène qui demande à être confirmé. Si Bernard Ramanantsoe l'attribue en partie à la politique d'aide au recrutement mis en place par certaines régions et à une meilleure qualité de vie, il constate également qu'en période de crise, les jeunes diplômés, moins sollicités, acceptent plus volontiers par défaut des offres en dehors de la région parisienne.
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Peu importe a écrit le 21/10/2010 à 02:14 :
J'ai Bac+8, et je suis toujours à la recherche d'emploi. Je ne sais pas si cela a quelque chose à voir avec mon origine, je suis asiatique. ;)
Meggy a écrit le 16/10/2010 à 15:50 :
Bac + 5 en tourisme, évènementiel en école de commerce et bac + 4 en environnement cherche tout type de travail depuis un an ! Quand les offres correspondent à mon profil, toujours quelqu'un qui a plus d'expérience, Quand je cherche un travail de serveur ou au Mc Do : "vous êtes trop qualifié, vous allez vous ennuyer !" Merci pour les promesses bidon des écoles de commerce qui te font cracher 6000 euros l'année ! Encore 4 ans de remboursement d'emprunt de 180 euros par mois (avec 400 euros de RSA pour vivre...)
Antares a écrit le 11/10/2010 à 16:58 :
Ingénieur avec mention, payé...ah non, autant pour moi... :) Au chômage depuis l'obtention de mon diplôme, soit Septembre 2009. Plus que quelques mois, et je pourrais enfin toucher le RSA, à défaut de trouver du travail! o/
Patrickb a écrit le 10/10/2010 à 18:00 :
@ + 6 mois: je ne crois pas que le fait d'être d'origine africaine ait à voir dans le problème qui se résume ainsi: il n'ya tout simplement pas de travail.
Patrickb a écrit le 10/10/2010 à 17:58 :
C'est une évidence ! Si mon pré est gelé, il est certain qu'aucune vache ne pourra y brouter l'herbe. Croire que l'on peut prospérer dans un pays qui s'appauvrit relève du rêve impossible :-)
SAMARINDA a écrit le 09/10/2010 à 18:07 :
Master II avec mention payé 1500? net par mois au bout d'un an et oui mon patron m'explique que les temps sont difficiles mais que je suis un bon élément blabla..... J'oublias il a quelques chevaux de courses et oui les temps sont difficiles mais comme de plus en plus pas pour tout le monde. La province une aubaine pour le MEDEF/CGPME car peu de travail donc meilleure exploitation des jeunes.
la recherche d'emploi reste inférieure à 6 mois? a écrit le 08/10/2010 à 22:51 :
Master II en Banque Finance, depuis 14 mois à la recherche d'un poste en CDI uo CDD. Pourquoi toujours pas au travail? Aucune idée, mais à mon avis mes origines africains ont quelque chose à avoir là dedans!
Didier a écrit le 08/10/2010 à 22:41 :
Pour les enfants de la classe moyenne ou populaire de province, mieux vaut un bon bac+2/3 près de chez soi, avec des débouchés assurés, que le bac+5 parisien qui fait rêver, coûte une fortune aux parents et ne débouche pas sur grand chose. De toutes façons, les chimistes chinois sont payés x fois moins que le SMIC, et ils connaissent aussi bien le propanol qu'à Paris.
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J'ai Bac+8, et je suis toujours à la recherche d'emploi. Je ne sais pas si cela a quelque chose à voir avec mon origine, je suis asiatique. ;)
par Peu importe le 21/10/2010 à 02:14
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