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Première épreuve pour Laurent Wauquiez qui succède à Valérie Pécresse au ministère de l'Enseignement et de la Recherche. Ce lundi, ce dernier dévoile le nom des trois pôles d'université designés pour recevoir une partie des 7,7 milliards d'euros attribués au titre du grand emprunt. Il s'agit de Bordeaux, où le ministre s'est rendu pour annoncer les gagnants, mais aussi de Paris Sciences et lettres - dont font partie l'ENS et Paris-Dauphine - et de Strasbourg. Quatre autres projets, ceux de de Grenoble, Lyon, Toulouse et "Sorbonnes Universités" n'ont pas été retenus.
Paris Sciences etlLettres : "un projet révolutionnaire"
Paris Sciences et lettres (PSL), regroupant entre autres l'Ecole normale supérieure, l'Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles (ESPCI ParisTech), le Collège de France et l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (ENSBA), a été préférée à l'autre pôle parisien, Sorbonne Université. Or, ce dernier comprend notamment l'Université Paris-6 Pierre et Marie Curie, régulièrement première en France des classements internationaux comme celui de Shanghaï. Pour le nouveau ministre de l'Enseignement supérieur, PSL proposait "un projet potentiellement révolutionnaire" avec une coopération entre grandes écoles et universités.
La nouvelle n'est pas reçue avec enthousiasme partout. "Cette historie d'initative d'excellence, c'est une grosse opération de communication", estime ainsi Emmanuel Saint-James, président du collectif Sauvons la Recherche. Cet élu au conseil scientifique de l'Université Paris-6 Pierre et Marie Curie reproche au ministère "d'organiser la pénurie" par une "politique de la médiocrité" en donnant plus et à ceux qui ne sont pas forcément meilleurs" et en "incitant à la concurrence" entre universités.
Gouvernance "simple et efficace" à Strasbourg
La question de gouvernance des universités faisaient partie des critères de choix pour ces campus "à vocation mondiale". Pour Laurent Wauquiez celle de Strasbourg était "simple et efficace", comme il l'a expliqué au Monde.
Ce n'était pas l'avis de l'un des membres du conseil d'adminisration de Strasbourg et membre de Sauvons l'Université, Pascal Maillard, qui dénonce une gestion des projets par "des groupes de pilotage fermés". Ce professeur de littérature estime aussi que la répartition du milliard d'euro promis se fera de manière injuste. Les intérêts de cette sommes serviront à financer en particulier les laboratoire de santé et de médecine au détriment de la recherche en sciences humaines par exemple.
Bordeaux, la surprise
Enfin, Bordeaux, "outsider" parmi les sept autres campus préselectionnés, fait partie des trois premiers gagnants des "initiatives d'excellence" choisies par un jury international. Pour Laurent Wauquiez, ce regroupement avait le mérite d'être "très en phase avec le monde de l'entreprise".
Bien sûr, la sélection de Bordeaux, ville de Juppé, cadre de l'UMP, n'est qu'un pur hasard. Vraiment du grand n'importe quoi, ces décisions. Profondément injuste pour les contribuables francais des villes qui sont laissées de...
par VilainGredin le 06/07/2011 à 21:48
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VilainGredin a écrit le 06/07/2011 à 21:48 :
Bien sûr, la sélection de Bordeaux, ville de Juppé, cadre de l'UMP, n'est qu'un pur hasard. Vraiment du grand n'importe quoi, ces décisions. Profondément injuste pour les contribuables francais des villes qui sont laissées de côté et qui ne verront aucun retour sur investissement de tout le fric qu'ils versent à ce gouvernement d'incapables...