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85,5% des recruteurs ne font aucune différence entre les écoles de commerce lorsqu'ils recrutent un débutant. Ce chiffre sans appel est le résultat essentiel d'une enquête de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) que publie latribune.fr en exclusivité. C'est d'autant plus intéressant que 90,5% des recruteurs interrogés ont embauché des diplômés d'écoles de commerce dans les deux dernières années. Et que, pour 82% d'entre eux, ils répondent à leurs attentes.
Plus concrètement, les recruteurs, en très grande majorité - plus de 85% - ne font pas varier le salaire d'embauche en fonction de l'école de commerce dont est originaire le cadre débutant, ni même le cadre expérimenté (84%). Cependant, l'étude souligne que les grandes entreprises de plus de 2.000 salariés, elles, établissent des grilles de salaires en fonction des écoles.
Cette étude remet en cause bien des idées reçues, notamment les soi-disant différences mesurées au centième de point par les classements annuels entre les leaders proclamés que sont HEC, Essec, ESCP Europe, EM Lyon et EDHEC. Les recruteurs sondés ne font pas de distinction entre les cinq leaders. Ils se contentent d'affirmer qu'il existe entre cinq et dix très bonnes écoles. Cette absence de distinction trouve son origine, selon la CCIP, dans le manque de connaissance du contenu des programmes et de la pédagogie par les recruteurs.
La CCIP a également sondé les recruteurs et les jeunes sur les classements des écoles de commerces. Et là, aussi c'est une remise en cause des idées reçues : 67,2% des recruteurs n'en tiennent pas compte dans leur travail, même s'ils les lisent parce qu'ils tombent dessus par hasard car, pour 66% d'entre eux aucun classement n'est meilleurs que d'autres, même s'ils citent spontanément celui de l'Express-L'Etudiant et celui du Point. L'étude souligne le caractère réducteur de ces classements (voir interview).
Méthodologie
L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon de 200 recruteurs construit selon la méthode des quotas selon le secteur d'activité et la taille salariale. Elle a été réalisée par téléphone su 13 au 27 avril 2010.
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flipfire a écrit le 04/10/2010 à 23:18 :
Il existe tout de même entre les 5 meilleurs écoles de commerces et les autres du classement. Certaines entreprises blacklist les autres écoles de commerce et ne tiennent compte que des 5 premières.
ylag a écrit le 16/07/2010 à 10:13 :
Cet article est un amas de contre-vérités. Allez voir dans les 200 plus grandes entreprises française, les cabinets d'audit, de conseil, d'avocats et vous verrez que la discrimination par le diplôme existe bel et bien. Evidemment, si dans la statistique on donne le même poids à une PME de 10 personnes qu'à un groupe du CAC 40, on se retrouve avec une impression faussée. Mais un peu de rigueur dans l'analyse et de connaissance des réalités du terrain vous permettraient de réaliser que la reconnaissance du diplôme est un élément clé dans l'embauche en sortie d'école de commerce.
Bonhommion a écrit le 16/07/2010 à 10:00 :
Ce n'est pas le salaire qui varie pour un même poste en fonction de votre école, mais c'est vos chances d'obtenir un poste à haut salaire qui augmentent avec la réputation du diplôme que vous détenez. Vous aurez moins de chances d'être embauché pour un poste très bien rémunéré si vous venez de l'ESC Toulouse que si vous sortez d'HEC, l'ESSEC ou ESCP Europe. Et vos chances sont en revanche supérieures à celles d'un diplômé de l'ESC Pau. D'où les différences de niveaux de rémunération à la sortie des différentes écoles.
Jessi a écrit le 05/07/2010 à 07:12 :
Pour avoir travaillé dans un cabinet de recrutement et maintenant dans une banque, je peux vous affirmer qu'il existe encore des différences de salaires et ceci en raison de l'école, de l'université etc... Il existe des grilles de salaire dans de nombreuses sociétés. Bien évidemment les cabinets ne vous diront jamais qu'ils font cela, car après tout c'est une forme de discrimination.
Brainiac a écrit le 04/07/2010 à 15:09 :
@Mr Certes : les mathematiques financieres, c'est bien ce qui nous a mis dans la mouise où on est actuellement ? Comment créer de l'argent virtuel avec des principes virtuels mais aux causes réelles pour la populasse. Alors bravo a ces brillants professeurs et etudiants.
Certes a écrit le 04/07/2010 à 12:07 :
Qu'apprend t'on réellement en grande école de commerce ? pas grand chose, semble t'il : une fois rentrés, les étudiants ne font plus grand chose, et se concentrent sur la vie étudiante, les fètes, etc. La seule valeur ajoutée de ces écoles est leur concours : plus l'école est réputée, plus le concours est sélectif, et plus les étudiants ont fait leurs preuves par rapport aux autres, et c'est tout. Le contenu des formations, relativement creux, ne fait pas vraiment la différence. @antoineged : pour ce qui est d'apprendre les mathématiques, financières, je vous mets au défi de le faire vous même. Une bonne compréhension du calcul stochastique, des processus de Lévy et autres temps locaux et grandes déviations ne s'acquiert pas en amateur.
je suis de votre a écrit le 03/07/2010 à 14:32 :
avis antoineged - il y a des autodidactes qui travaillent aussi bien que des personnes sortant des grandes ecoles , voire mieux meme -
Frenchbachelor a écrit le 03/07/2010 à 12:38 :
Avec mes amis on a fait un IUT et des IUP et on s'en sort tres bien dans la vie sans avoir eu a debourser 10.000-15.000 euros par an pendant 4 ans dans une "grande" ecole et donc a souscrire à un pret bancaire. Notre formation publique nous a coute moins de 1500 euros sur 4 ans et des le 2eme mois de travail nous avions rembourse ces frais. On a trouvé un poste correspondant a nos attentes en moyenne en moins de 4 mois.
Mo a écrit le 03/07/2010 à 11:32 :
Va falloir dire ça au cabinet d'audit, aux grandes banques d'affaires et au cabinet de conseil en stratégie. Ils ont pas l'air au courant :D
antoineged a écrit le 03/07/2010 à 05:03 :
Chers Vous, Sachez que les conclusions auxquelles aboutit cet article me comblent d'aise. Le diplôme ne doit être considéré par les recruteurs que comme une présomption de compétence, charge au jeune ( ou moins jeune ) collaborateur à valider la qualité du diplôme obtenu par la prestation qu'il fournira par la suite tout au long de sa carrière en entreprise. Tant il est vrai que la connaissance des mathématiques financières, par exemple, ne diffère en rien que l'on ait acquis la connaissance de cette matière en " grande " école, à l'université ou tout simplement qu'elle soit le fruit d'une curiosité personnelle qui a poussé ledit collaborateur à s'auto-informer de son propre chef et en dehors de toute filière d'enseignement classique. N'oublions jamais que le seul diplôme qui vaille, le seul vrai diplôme qui doit compter, c'est celui que confère l'expérience, c'est le diplôme que confère la vie. Cordialement, Antoine GED
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Il existe tout de même entre les 5 meilleurs écoles de commerces et les autres du classement. Certaines entreprises blacklist les autres écoles de commerce et ne tiennent compte que des 5 premières.
par flipfire le 04/10/2010 à 23:18
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