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La Tribune.fr - 27/02/2009 | 10:43 - 199 mots

Tout le mois de mars, latribune.fr se mobilise pour vous permettre de piloter votre réussite scolaire et celles de vos enfants. Pour s'y retrouver dans ces moments clé que sont le choix du collège et celui du saut, une fois le bac en poche, dans le monde touffu de l'enseignement supérieur. Avec la ministre de l'enseignement supérieur, les directeurs des plus grandes écoles de commerce, des palmarès, des articles pratiques, trouvez sur votre site toutes les réponses à vos questions.
Posez dès à présent vos questions à :
- Andrés Atenza, président du Chapitre des grandes écoles de management, en "chat" le 4 mars
- Michel Kalika, Directeur de l'Ecole de management de Strasbourg, en "chat" le 9 mars
- Patrick Hetzel, Directeur général de l'enseignement supérieur, ancien conseiller éducation de François Fillon, ancien président de la commission université-emploi, en "chat" le 16 mars
- Bernard Ramantsoa, Directeur général du groupe HEC, en "chat" le 17 mars
- Alice Guilhon, Directrice du groupe Ceram de Nice-Sophia Antipolis, en "chat" le 18 mars
- Tamym Abdessemed, Directeur général de l'Ecole supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers, en "chat" le 20 mars
- Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en "chat" le 24 mars.
latribune.fr
Un vieux Lutteur a écrit le 20/04/2009 à 07:05 :
Pierre Bothy Philosophe chrétien, écologiste et socialiste de l?Institut Pelman à Paris. Pour l'éducation scientifique de l'Esprit. Lundi 20 avril 2009. Pédagogie libérale de l?économie ! Bien sûr, il n?y a aucune place pour l?éthique ! C?est au prix de tels « sacrifices », croit-on, que l?économie deviendra une « science » ! Page 47 : ( Sans conscience, ni l?ombre d?une morale ni éthique?) « Qu?une substance soit recherchée par un médecin pour guérir un malade ou par un assassin pour empoisonner sa famille, c?est une Question très importante à d?autres points de vue, « mais tout à fait indifférente au nôtre !!!... » « La substance est utile pour nous, dans les deux cas et peut être dans le second (celui de l?assassin) que dans le premier (celui du médecin ) » !!!... ( Léon Walras, Eléments d?économie « pure » !!!... « Car les Lois du Marché, selon un éminent professeur d?économie seraient au-delà du Bien et du mal » !!! Dès le début ? le professeur Musolino entre en la matière et un chapitre est consacré : « Aux « vertus » de l?injustice et aux « inconvénients » de la solidarité !!!... » (page 29.) « Dans la dynamique du capitalisme, le premier pas fut « la destruction des anciennes solidarités !... » P. 30 On parle aussi « Des vertus de la Propriété privée » !!!... « Le « génie » du capitalisme est d?avoir démocratisé la propriété privée et d?en avoir généraliser « les bienfaits » P.31 « Ainsi l?Egoïsme est devenu notre manière commune de gérer les ressources rares ! » « Libérés des inconvénients de la solidarité et du partage, nous nous lançons à la poursuite très égoïste de notre bien être personnel, en laissant « la Main invisible » ( du? Diable, car lui seul peut inspirer de tels propos !) en laissant « la Main invisible » s?occuper du Bien commun !!!... » « L?égoïsme devient le Moteur le plus puissant qu?un système économique ait jamais eu !!!... » « Nous y ajoutons un autre ressort, en complément ( car l?autre ne suffisait pas !) : « le gaspillage et l?insouciance !... » « Ainsi s?accomplit pleinement la « vérité » énoncée sous forme de fable par richard Cantillon (1680-1734° au XVIIIe siècle : « Vice privé : Vertu publique » !!!... Mes camarades, frères et s?urs, je n?invente rien et Musolino n?est pas un gauchiste marxisant mais un éminent professeur de Science-Po, il enseigne à HEC, à la Lincoln International Business School, institution supérieure de gestion, etc? Je pense à Joëlle Milquet, une épouse et mère irréprochable, pleine de bons sentiments « humanistes » et à bien d?autre, même à des camarades égarés dans le système : « Comment un honnête homme qui de surcroît se dit chrétien, peut-il ; adhérer à un système aussi nauséeux ?... » Et notre éminent professeur, même s?il dénonce ses Méfaits, il reste un Chantre de ce cher Marché matérialiste et mercantile : « Mais, concède-il, il faut s?en méfier comme de la peste et surtout ne pas le prendre pour ce qu?il n?est pas ! » « Le marché ne se confond pas avec les échanges ( ?) et encore moins avec la démocratie . » ( ?...) « Le marché, continue-t-il, serait selon lui,, un outil extraordinaire mais il devrait être encadré, surveillé et canalisé. » « S?il a besoin de liberté ( pour ravager la terre entière) trop de liberté le tuerait ! » ( Pour ce qui est de tuer, il est le champion des Assassins de grande Série : il tue des millions de pauvres chaque jour que Dieu fait !...) « S?il a besoin de s?étendre ( pour ravager la terre entière) lui laisser la totalité de l?espace économique et social, signifie le laisser transformer le monde en champs de ruine !!!... » Ici notre cher professeur est plus lucide, car effectivement, les dégâts écologiques, sociaux et économiques sont immenses : Tous ces Méga Requins sont entrain de détruire tous les précieux Mécanismes de la Vie, de la Nature, quasi irrémédiablement ! Et ce que je reproche à toutes les Gauches, socialistes, communistes, chrétiennes et écologistes, c?est qu?Elles n?ont pas compris que le capitalisme n?est p as qu?un système économique mais une Véritable mentalité la plus immorale, la plus abjecte qu?on puisse imaginer ! Ces idées, théories et appréciation, ces anti-principes ne viennent pas de petits camelots de petite envergure, de petits malfrats mais sont enseignés dans les plus hautes Ecoles du monde : USA, Grande Bretagne, France, etc? Comment voulez-vous qu?une telle immoralité puisse donner autre chose que les Crises intermittentes et toujours plus néfastes, plus mortelles se déchaînent contre l?Humanité et mettent même la Survie de l?Espèce humaine et de toute la vie de la Planète ! Les plus hauts responsables de cet enseignement, devraient méditer et réfléchir plus sainement sur la Question car leurs élèves seront des personnages influents qui selon leur école contribueront à sauver ou à détruire la Terre entière ! Economie. La Revanche de Keynes. Le Vif, l?Express N° 2998 du 26 décembre 2008. Par Pierre Hadaux. Commentaires de votre serviteur Pierre Bothy. Je dédie et adresse ce travail à mes camarades Elio di Rupo, Laurette Onkelinx et Rudy Demotte . Et aussi à Jean Nollet, aux Ecolos et à Madame Joëlle Milquet. Je suis un vieux lutteur politique qui ai joué un grand rôle en politique mais si discret que peu de gens me connaissent. Je suis né en 1932 et à l?âge de 14 ans j?étais déjà engagé dans le Socialisme et le syndicalisme ! Je suis aussi un des premiers pionniers de l?écologie et c?est votre serviteur qui a converti Paul Lannoye à l?écologie ; je suis donc l?instigateur de la lutte anti-nucléaire à Andenne (petite localité du Namurois en Belgique) Mais dans les réunions politiques, je m?y ennuyais à mourir : Ayant fait de grandes découvertes, j?aurais voulu qu?on élève les débats un peu plus haut et c?est ainsi que j?eu l?idée d?écrire à toutes les plus hautes personnalités politiques du monde entier ! Ma première et plus grande découverte fut celle de la philosophie marxiste-léniniste plus qu?aberrante ! Marx fut un excellent économiste, un peu embrouillé mais correct, il fut aussi un humaniste ! Il aurait donné la clef sur la manière de venir en aide aux affamés, aux pauvres et aux opprimés de cette terre !... » « Une idée le hantait : Comment secourir les masses exploitée ? » Mais ce grand humaniste philosophiquement s?est trompé de cible ! Les capitalistes ne sont pas des « idéalistes » et les socialistes ne sont pas (ou ne devraient pas être) « matérialistes » même « dialectiques ! » Marx était (sans discernement et violemment ) anti-religieux parce qu?il pensait que la religion faisait obstacle à la réalisation de l?Idéal communiste ! »(1) Or, l?idéal chrétien est Le Communisme même ! Et ce n?est pas une option facultative réservée à certains ordres, comme le feraient croire les autorités en place : Le Christ, Lui est clair, ce sont TOUS les Chrétiens qui doivent renoncer à leurs richesses et hauts privilèges matériels ! Effectivement « Un chrétien doit renoncer à tout ce qu?il possède »(2) « Il doit vivre en communauté égalitaire, fraternelle et solidaire »(3) « Il doit pratiquer une égalisation des revenus »(4) « Il ne doit pas amasser des richesses sur terre »(5) « Et il ne peut servir deux Maîtres : Dieu et Mammon !...(6) Note 1. « Karl Marx et Satan » du pasteur Richard WURMBRAND, Apostolat des Editions 1978. 2. »Ainsi quiconque ne renonce pas à tout ce qu?il possède ne peut être mon Disciple » dit clairement le Christ en Luc 14 :33 !... Ces Paroles du Christ sont irréfutables et bien plus claires que les encycliques, bulles et autres élucubrations papales ! 3. « Tous ceux qui devinrent croyants étaient ensemble ayant toutes choses en COMMUN ! « Tous ceux qui avaient cru au Christ vivaient ensemble et avaient tout en COMMUN ! » « Et ils vendaient leurs possessions et propriétés et distribuaient le montant de leurs ventes à TOUS SELON LEURS BESOINS !... » Actes des Apôtres chapitres 2 ; versets 44 et 45. « La multitude de ceux qui avaient cru au Christ n?étaient qu?un c?ur et une âme et nul ne disaient que ses biens (offerts à la communauté) ne lui appartenaient en propre TOUT ÉTAIT EN COMMUN ENTRE EUX ! » « Et pas même un ne disait que les choses qu?ils possédaient étaient siennes mais ils avaient TOUTES CHOSES EN COMMUN !... » Actes des Apôtres ch. 4, V. 32. « Car il n?y avait parmi eux AUCUN INDIGENT ! Tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient apportant le prix aux pieds des Apôtres et l?on distribuait à chacun SELON SES BESOINS !... » « En fait il n?y en avait pas un qui était dans le besoin parmi eux car tous ceux qui étaient possesseurs de maisons et de champs, les vendaient et apportaient le prix des choses vendue et le déposaient aux pieds des Apôtres ! Alors on faisait la distribution suivant les besoins de chacun !... » Actes des Apôtres Ch 4, V.34-35. 4. EGALITE. « Au moyen d?une EGALISATION DE VOS SURPLUS, à présent, compense ce qui leur manque. Car il ne s?agit pas de vous exposer à la détresse pour soulager les autres mais de SUIVRE UNE REGLE D?EGALITE !!!... Dans la circonstance présente VOTRE SUPERFLU POURVOIRA A LEUR INDIGENCE !... » IIe épitre aux Corinthiens 8 /13? 5. « Un Chrétien ne doit pas amasser des richesses sur terre » « Car là où sont tes richesses, là est ton c?ur ! » ( Evangile de Matthieu 6/9) Dieu recommande aux riches de ce monde d?être « riches en bonnes ?uvres !... » I Timotée6/17. ( Les pasteurs protestants surtout américains prêchent tout le contraire « économisez tout votre saoul » « S?enrichir serait une vocation chrétienne !... » et les papes tel que Léon XIII ont horreur de la démocratie, de l?égalité, du partage et de la mise en COMMUN de tous les biens !!!...Cfr : La secte des Francs-maçons !...) Pourtant : « Comme on sort tout nu du ventre de sa mère, on rentre tout nu au sein de la terre » Et comme le disait une amie infirmière qui détestait aussi l?arrogance des riches : « Le coffre fort ne suit pas le corbillard » Au contraire : « Vos richesse pourries seront un Témoin accusateur contre vous !!!... » « A vous maintenant les riches, pleurez et hurlez sur les misères qui vont venir sur vous : Vos richesses sont pourries ! Vos vêtement de dessous sont rougis par les vers, votre or et votre argent sont corrodés et leur rouille sera un Témoin contre vous et mangera votre chair ! Quelque chose comme du feu, voilà ce que vous avez amassé en ces derniers jours !!! » Evangile de Jacques 5 :2. Vous vous exclameriez : Mais c?est le Programme du socialisme dans ces versets bibliques ! C?est même le Programme Communiste intrinsèque et pur !... ( Qui évidemment n?a rien à voir avec les divagations marxistes-léninistes-staliniennes ! Il est bon de le préciser !...) Les papes, popes et pasteurs protestants n?enseignent absolument pas ce que notre Christ des Pauvres a enseigné ! Il est facile de vérifier : Pour deux fois rien vous pouvez vous procurer une bonne petite bible et se donner la peine de la lire !... Comment se fait-il que ces croyants aux plus hauts sommets encore, aient ainsi trahi le plus grand Idéal du monde ? Dieu seul le sait ! C?est une longue Histoire ! Heureusement que la Morale et les Enseignement du Christ sont consignés dans les saintes Ecritures sinon je serai aussi ignorant que tout le monde et je serai le premier à rejeter avec mépris cet ersatz de religion de ces croyants affadis, plus ou moins corrompus ! Ils devraient être « le Sel de la Terre » mais ce sel s?est au fil des siècles tellement affadi « qu?il est bon à jeter à la rue et être piétiné par les hommes ! » Je me suis souvent demandé : Ces papes et toute la Machine vaticane, sont-ils illettrés ? Myopes ? Empêtrés dans leurs contradictions ? Trop attachés à leur fortune ? Pire : Comme les Pharisiens plus attachés à leurs traditions les plus douteuses qu?à la Parole de Dieu ! En effet ces monstrueux Hypocrite avec leurs traditions annulaient la Parole de Dieu ! » De sinistres farceurs, un peu lâches ou plus enclins à être amis du monde et être en inimitié avec Dieu ? Dieu seul le sait, mais dans l?Histoire du monde, ils portent une lourde Responsabilité ! « Des Guides aveugles qui veulent conduire d?autres aveugles tombent tous dans l?abime ! L?Eglise, tout au long de son Histoire, aurait-Elle été fidèle, l?Histoire du monde aurait pris une toute autre Direction ! J?ai aussi beaucoup « travaillé » notre amie Joëlle Milquet, lui faisant comprendre qu?entre Dieu et Mammon, il n?existait aucun « centre » mais elle aussi préfère s?en tenir aux bas étages de la spiritualité, aux idées »charnelles », aux apparences ! Et aux traditions de ses aînés? Des capitalistes durs !... Pseudo-démocrates, pseudo-sociaux, pseudo-chrétiens !... (Type W. Martens, Dehaene, etc?) 6. « Un Chrétien ne peut servir deux Maîtres : « Personne ne peut servir deux Maîtres ! Ou bien en effet, il haïra l?un et aimera l?autre, Ou bien il s?attachera à l?un et méprisera l?autre !... » ( Mammon, c?est le Veau d?Or, c?est la personnification des richesses matérielles?) Evangile selon Luc 16 :13 et Matthieu 6/24. Même dans l?ancien Testament Dieu a toujours défendu les pauvres et condamné les riches et « leur système de choses » (Matt. 13/22) Je pourrais vous citer des dizaines de versets mais je ne résiste pas à vous citer celui-ci : « Il est une race dont les dents sont des glaives et la mâchoire des couteaux pour dévorer le malheureux sur la terre et les indigents parmi les hommes !!!... » Proverbes 30/11-14. Vous n?entendrez jamais ce éminents pasteurs « infaillibles » dirent : « Malheurs aux riches !... » Une dampe à la TV française s?est aperçue que : « La Bonne Nouvelle était apportée aux Pauvres ! » mais elle, s?est empressée en bonne catholique d?ajouter : « mais je ne veux pas agresser les riches ni leur occasionner la moindre contrariété ! » (Et bien entendu dénoncer leurs crimes, leur système et leurs monstrueux privilèges !... ce serait trop beau !...) Ma fille Maryvonne me dit : Mais papa, personne ne veut plus croire en Dieu ! » Personne ? Parce que le dieu que ces pasteurs de néant disent servir est un faux-dieu ! Mais, je suis sûr qu?en ces temps de crise, si le monde savait Qui est le vrai Dieu, Il aurait plus d?audience et d?adeptes ! Et que tous les idéalistes dignes de ce Nom, tous les bons Samaritains rejoindraient ce Dieu d?Amour qui veut le Bonheur de tous ! Il en est de même de tous les idéaux : peu de gens croit encore au socialisme et encore moins au communisme ! Pour en revenir à John Maynard KEYNES 1883-1946) un des penseurs économiques les plus influents, il avait certes d?excellentes idées mais à ma connaissance il n?a pas remis le système capitaliste en question ! Entreprendre des travaux publics en temps de crise, c?est mieux que de laisser croupir les travailleurs dans un mortel chômage ! Cela effectivement pourrait limiter d?importants dégâts sociaux ! Investissements publics à la SNCB et nul ne semble y avoir pensé : investir massivement dans les logements sociaux, toujours à la traîne ! Mais je n?ai pas bien compris « les effets multiplicateurs » dont se réclament les keynésiens ? Je ne connais pas ce Mathias Dewatripont ni de quel bord il est, mais son argument : « Exploiter l?Etat comme gisement d?emplois pour masquer le chômage » je ne » sais si cela serait « si désastreux » comme il l?affirme, mais je pense que cela ne résoudrait pas les crises inhérentes à ce système maudit qu?est le Capitalisme ? Une analyse plus profonde,, plus fouillée, serait nécessaire ! Je le répète depuis mon plus jeune âge instinctivement j?ai senti que ce « système de chose » l?e Capitalisme (condamné par Dieu) était foncièrement mauvais ! Et bien souvent j?ai écrit aux « grands de ce monde » aux socialistes notamment, Il faut absolument sortir ce cette Logique capitaliste car c?est un Piège, un Cercle vicieux s?il en est ! Mais je n?avais encore qu?une idée approximative de cette fameuse économie capitaliste dite aussi « libérale » Et providentiellement, je tombai sur un ouvrage d?un éminent économiste, un certain professeur Michel Musolino auteur de nombreux ouvrages : « L?économie pour les Nuls » !!! FIRST Edition 2007. Je savais d?expérience, d?instinct, moralement et intellectuellement que : Le Capitalisme était une Abomination, une Pourriture infâme, un système corrompu et corrupteur comme il n?en a jamais existé au monde, mais je gardais quand même quelques illusions d?honnête homme et surtout je ne m?imaginais pas jusqu?à quel point et pourquoi, il était si nuisible ! Il en est de même avec tous les scandales qui secouent ce monde pervers : C?est toujours pire que ce qu?un honnête homme peut imaginer !!!... Parallèlement et toujours providentiellement, j?eux sous les yeux un autre ouvrage édifiant « Histoire et Géographie » ouvrage collectif de l?Edition Fernaned Nathan 1978. Ouvrage édifiant à plus d?un titre mais aussi sur l?économie, le commerce et l?argent ! Les capitalistes sont vraiment des monstres voraces et impitoyables ! Marchands, banquiers, investisseurs, fournisseurs de crédits usuriers sont vraiment des Démons qui détruisent et affament le monde entier, ils sont aussi avec leurs multinationales des destructeurs de l?écologie, provoquent des sécheresses qui affament des millions d?ête humains ! C?est La Lie de l?Humanité ! Lie « dorée » mais lie tout de même ! Au commencement l?Eglise jouait son Rôle et condamnait l?usure et les spéculateurs mais au fil des siècles s?est affadie quand elle ne fut pas complice de ces Assassins ! Platon dans l?antiquité avait dé jà un sens social remarquable et condamnait déjà la cupidité des riches ! Aristote aussi condamna la chrématistique, l?art de s?enrichir et l?usure ! St Jérôme : « Tous les riches sont soit injustes ou héritiers d?injustes ! « Les excellentes bases théologiques de l?économie médiévale, P.35 » : 1. Méfiance vis-à-vis de la richesse : On s?en tenait à la Parole biblique : « Malheurs aux riches !... » « Il est plus facile qu?un chameau passe pas le chas d?une aiguille qu?un riche de pénétrer dans le Royaume de Dieu !... » ( Les Messages sont clairs, comme toujours dans les Ecritures?) 2) Condamnation radicale de l?usure ( Usura vorax !...) les usuriers sont écartés des sacrements et on condamne l?argent gagné sur l?argent? 3) Exaltation du Travail : Le Travail est glorifié ! Les moines donnent l?exemple « Ora et labora » (Prie et travail?) 4) la propriété privée est acceptée mais le propriétaire a des devoirs vis-à-vis de Dieu et des Pauvres ! ( On dévie déjà beaucoup de l?idéal prôné par le Christ en Personne?) 5) Juste prix : Le prix ne doit contenir que la juste rémunération du travail ! « Profiter de la pénurie pour augmenter les prix mène tout droit en Enfer !!!... » « Déjà à Rome, les spéculateurs étaient condamné à la lapidation !... « La loi de l?Offre et de la Demande était déjà connue mais rejetée comme immorale !!!... » Hélas au fil des temps et notamment à la Renaissance toutes ces bonnes recommandations et excellentes lois se sont perdues? Toute une Histoire aussi que nous n?avons pas le temps d?approfondir mais qui explique bien des choses ! Tout au long de ma vie, j?ai rencontré des situations scandaleuses et croyez-moi mes camarades et mes frères, c?est toujours pire que ce qu?un honnête homme puisse imaginer ! A ma mère qui toute jeune fut servante, ses patrons quand ils s?absentaient lui disaient vous irez servir au magasin mais surtout « ne regardez pas à une manne de mensonges !... » « Un bon vendeur doit savoir mentir, être un comédien, être mariole, rusé, filou mais habilement » !!!... Voila des propos que j?ai recueillis dans de grande boite commerciale ! Dès le début Musolino entre en la matière et un chapitre est consacré : « Aux « vertus » de l?injustice et aux « inconvénients » de la solidarité !!!... » (page 29.) « Dans la dynamique du capitalisme, le premier pas fut « la destruction des anciennes solidarités !... » P. 30 On parle aussi « Des vertus de la Propriété privée » !!!... « Le « génie » du capitalisme est d?avoir démocratisé la propriété privée et d?en avoir généraliser « les bienfaits » P.31 « Ainsi l?Egoïsme est devenu notre manière commune de gérer les ressources rares ! » « Libérés des inconvénients de la solidarité et du partage, nous nous lançons à la poursuite très égoïste de notre bien être personnel, en laissant « la Main invisible » ( du? Diable, car lui seul peut inspirer de tels propos !) en laissant « la Main invisible » s?occuper du Bien commun !!!... » « L?égoïsme devient le Moteur le plus puissant qu?un système économique ait jamais eu !!!... » « Nous y ajoutons un autre ressort, en complément ( car l?autre ne suffisait pas !) : « le gaspillage et l?insouciance !... » « Ainsi s?accomplit pleinement la « vérité » énoncée sous forme de fable par richard Cantillon (1680-1734° au XVIIIe siècle : « Vice privé : Vertu publique » !!!... Mes camarades, frères et s?urs, je n?invente rien et Musolino n?est pas un gauchiste marxisant mais un éminent professeur de Science-Po, il enseigne à HEC, à la Lincoln International Business School, institution supérieure de gestion, etc? Je pense à Joëlle Milquet, une épouse et mère irréprochable, pleine de bons sentiments « humanistes » et à bien d?autre, même à des camarades égarés dans le système : « Comment un honnête homme qui de surcroît se dit chrétien, peut-il ; adhérer à un système aussi nauséeux ?... » Je ne suis qu?un pauvre homme qui ai eu la chance d?être éduqué par d?éminents professeurs de la Sorbonne qui disaient : « Il est piquant de constater que nous ne voulons pas vous éduquer en fonction de la vertu mais ce qui moral est rationnel et inversement ce qui est immoral est irrationnel ! » Comment voulez-vous qu?un tel système, une telle philosophie économique puisse porter ne fusse que l?ombre d?un bon fruit ? Dieu n?a pas besoin d?intervenir pour châtier l?Humanité, sa propre bêtise suffit ! La Justice immanente agit toute seule naturellement !... Le pire c?est qu?Elle est aveugle et comme le chauffard met sa propre vie en danger, il met aussi celle des autres et des plus innocents ! C?est pour cela qu?il faut bannir toute complaisance avec ces démons ! « L?économie politique devient une « science économique » Ces génies « tous rationnels et calculateurs » recherchent la meilleure solution possible »? Bien sûr, il n?y a aucune place pour l?éthique ! C?est au prix de tels « sacrifices », croit-on, que l?économie deviendra une « science » ! Page 47 : ( Sans conscience, ni l?ombre d?une morale ni éthique?) « Qu?une substance soit recherchée par un médecin pour guérir un malade ou par un assassin pour empoisonner sa famille, c?est une Question très importante à d?autres points de vue, « mais tout à fait indifférente au nôtre !!!... » « La substance est utile pour nous, dans les deux cas et peut être dans le second (celui de l?assassin) que dans le premier (celui du médecin ) » !!!... ( Léon Walras, Eléments d?économie « pure » !!!... Le fameux Adam Smith est encore considéré par beaucoup comme le véritable fondateur de l?économie et comme « un Maître à penser dont l?enseignement est toujours (hélas) vivant ! Avec Say et Ricardo, leurs élucubrations malsaines et nauséeuses auraient gardé toute leur pertinence et leurs épithètes de « classiques » ils ne l?auraient pas volé ! « Leurs idées malsaines et éminemment immorales seraient une référence toujours d?actualité !!!... » L?idée « géniale » ( et diabolique) de cette fameuse « Main invisible » est de cet Adam Smith : « Si chaque homme poursuit son intérêt individuel (et égoïste) une « Main invisible » ( qui ne serait selon ce dément « autre que la divine providence », la future « Loi du Marché » établit un ordre qui est garant de la postérité de chacun » !!! » (sic) Par quel miracle ? Ces propos sont évidemment blasphématoires mais les vieillards du Vatican et les pasteurs protestants sont tout à fait engourdis, voire complices !... Bien sûr,, il existe des oppositions saines à ces élucubrations d?économistes diaboliques mais comme toujours ils sont noyés par les pires espèces d?humains ! Je cite Fernand BRAUDEL (1902-1985) appartenant à une génération d?historiens d?exception ! ( P.53) « L?économie de marché qui se développe progressivement à partir du XIIe siècle, autour de foires et de marché régionaux où se pratiquaient la transparence et la loyauté de l?échange, la main dans la main, les yeux dans les yeux ! » « Le capitalisme ne crée pas de structures propres : Il se greffe sur les structures et hiérarchies , et les inégalités existantes et les utilise à son profit ! Il s?est d?abord greffé sur la société féodale, puis sur l?Etat et puis sur le colonialisme ! » « Braudel est mort trop tôt, écrit Musolino, (P.55) pour voir l?ultime greffe, la plus étonnante? la greffe du capitalisme sur le communisme ! » Il serait bon de corriger, ce texte car en fait de « communisme » la sinistre « Nomenklatura » stalinienne décrit par notre camarade Michael VOSLENSKY, n?est qu?une sinistre caricature de « communisme » ! Car pendant que l?héroïque Armée rouge en haillon luttait contre la Russie blanche, les camarades bien au chaud dans leur luxueuse datcha entourée d?une septuple clôture gardée par de fidèles sbires menaient une vie de pacha hypercapitaliste, de richissimes gentlemen farmers ! Musolino décrit très bien la situation mais dissimule mal son enthousiasme pour ce système monstrueux qu?est ce cher capitalisme ! Et avant de traiter de notre ami Keynes, je vais vous présenter ses conclusions pour le moins subjectives et complaisantes envers Mammon ! Titre du chapitre page 333 : « Le marché, selon Musolino, serait le pire système économique ( à l?exclusion de tous les autres !... » ??? Ce cher professeur manque d?imagination mais surtout de sens critique et par-dessus tout d?inspiration ! Page 334. « Pour résumer, selon Musolino, le Marché serait « sans doute le meilleur moyen d?atteindre nos aspirations » ( ? Les quelles ? Surement pas les plus hautes !) « Du moins dans leurs formes actuelles ! Aucun autre système, selon lui, ne pourrait aussi bien que lui confronter les besoins des uns et les talents des autres ! » « Par sa violence même, le marché apporte rait en permanence la sanction des actions économiques des uns et des autres : les mauvais seraient éliminés les Bons seraient récompensés ! » ( Monde idéal, paradisiaque quoi !) En réalité, la jungle capitaliste est pire que la jungle animale ! C?est l?Univers impitoyable de JR, où les plus perfides dévorent les plus honnêtes ! « Bien sûr reconnait-il quand même, cela permet toutes sortes d?exagération et d?abus, toutes sortes de dérapages. » ( C?est le moins qu?on puisse dire !...) « Car les Lois du Marché, seraient selon cet olibrius, au-delà du Bien et du mal » !!! C?est du délire idolâtre ! Et qui révèle une profonde altération morale, une altération du Sens du Bien et du Mal, du Vrai et du Faux ! Car QUI peut prétendre est « au-delà du Bien et du Mal ? » Je crois même qi?il y a du diabolisme dans ces propos, dans ces écrits ! Et de continuer son panégyrique : « le marché fonctionne, le marché gèrerait, selon lui, avec une aisance époustouflante ( étonnante, grandiose !) la rareté des ressources ! » LeS Indiens d?Amérique du Nord, n?avaient point de monnaie mais se gardaient bien de gaspiller le moindre arbre, de tuer le moindre bison par plaisir ! Cela a même ému nos écologistes modernes ! « Mais, concède-il, il faut s?en méfier comme de la peste et surtout ne pas le prendre pour ce qu?il n?est pas ! » « Le marché ne se confond pas avec les échanges ( ?) et encore moins avec la démocratie . » ( ?...) « Le marché, continue-t-il, serait selon lui,, un outil extraordinaire mais il devrait être encadré, surveillé et canalisé. » « S?il a besoin de liberté ( pour ravager la terre entière) trop de liberté le tuerait ! » ( Pour ce qui est de tuer, il est le champion des Assassins de grande Série : il tue des millions de pauvres chaque jour que Dieu fait !...) « S?il a besoin de s?étendre ( pour ravager la terre entière) lui laisser la totalité de l?espace économique et social, signifie le laisser transformer le monde en champs de ruine !!!... » Ici notre cher professeur est plus lucide, car effectivement, les dégâts écologiques, sociaux et économiques sont immenses : Tous ces Méga Requins sont entrain de détruire tous les précieux Mécanismes de la Vie, de la Nature, quasi irrémédiablement ! Et ce que je reproche à toutes les Gauches, socialistes, communistes, chrétiennes et écologistes, c?est qu?Elles n?ont pas compris que le capitalisme n?est p as qu?un système économique mais une Véritable mentalité la plus immorale, la plus abjecte qu?on puisse imaginer ! Ce que je vous reproche aussi, c?est votre superficialité, votre optique matérialiste et bornée, votre manque de perspicacité ! La majorité des socialistes raisonne ainsi : le socialisme n?a pas marché ni en Russie ni en Chine retournons à ce cher capitalisme, à la privatisation même des services publics et sans doute que « la main Invisible » de ce cher Adam Smith va tout arranger ! Et même si vous n?en êtes pas conscients vous n?en n?êtes pas moins responsable et coupable ! Quand on sert un si grand idéal, on ne l?abandonne pas à la première escarmouche ! Mais les plus coupables sont ceux qui se disent « Chrétiens » ! Issus du PSC ou du MOC comme ce cher Dehaene qui va se lancer dans les Affaires !... Revenons donc à notre ami Keynes ! Dans le Bien comme dans le mal, dans le Vrai comme dans le faux, il y a des degrés ! Et ce capitalisme maudit et corrupteur n?échappe pas à cette Règle ! J?avais déjà remarqué que parmi les capitalistes les plus nuisibles étaient ces maudits spéculateurs ! ( Déjà perçus au Moyen-Age comme criminels mais adulés dans notre monde perverti !... ) Ils ne produisent pas la moindre valeur mais rançonne toute la planète d?une « manière époustouflante » et sans la moindre Résistance, le monde abêti leur laisse le champs totalement libre ! Ils sèment la zizanie et la mort partout ! Un jour à la TV, un certain George Soros a déclaré sur un simple coup de téléphone il avait gagné une fortune colossale ( je ne me souviens plus du chiffre mais il était astronomique !...) « George Soros, un juif américain né en 1930 qui a fait fortune sur le marché des changes a constaté sobrement : « Qu?un type comme moi puisse faire fortune est la meilleure preuve que le système est pourri !... » (Page 262) « Même son de cloche d?autres repentis du capitalisme pour Adair Turner né en 1955, vice président de Merril Lynch Europ? » D?après Musolino que l?on poursuive une politique inflationniste ou déflationniste, les résultats sont toujours négatifs et souvent catastrophiques ! J?ai fait une étude critique de cet ouvrage mais ce serait trop long dans le cadre d?une lettre de tout développer ! Mais il apparaît déjà, que deux conceptions du capitalisme s?affronterait : Le capitalisme anglo-saxon, le pire ! Pratiqué par l?Amérique et le « travailliste » Tony Blair, ami de Bush l?homme de sang et de violence ! Et le capitalisme rhénan pratiqué par l?Allemagne et l?Europe, bien décrit par mon ami Jean-Claude Gillebaud dans la Vie, périodique de la Gauche chrétienne française, n° 3300 du 27 novembre 2008, page 29. Sous le titre de « Mélancolie européenne »? « La crise économique venue d?Amérique à mis en évidence les risque considérables qu?entraine un dérapage de l?économie de marché (sans éthique) vers un néolibéralisme à l?américaine appelé aussi « économie casino » « Pile, je gagne, face tu perds !... » « Or à l?origine le Projet communautaire de l?Europe visait précisément à sauvegarder une pratique bien différente et typiquement européenne, du système libéral appelée « économie sociale de marché » ou selon Michel Albert le « modèle rhénan. » « Fondé sur une défiance à l?égard de la Bourse, sur un souci de protection sociale, de redistribution, de défense des services publics et de cogestion à l?allemande ! » « Il correspondait à ce fameux « contrat social » d?après guerre qui avait donné naissance à l?Etat providence. » « Or, à mesure que l?Union s?élargissait, le modèle rhénan fut peu à peu oublié et même démantelé » !!! Au lieu de rester un Rempart contre l?ultra-libéralisme, les Européens imposèrent la déréglementation et la privatisation à outrance ! Au lieu de se protéger les uns et les autres, de se soutenir mutuellement, les Etats se firent une concurrence féroce autant que déloyale ! Pierre Bothy Philosophe chrétien, écologiste et socialiste de l?Institut Pelman à Paris. Pour l'éducation scientifique de l'Esprit. Lundi 20 avril 2009. Pédagogie libérale de l?économie ! Bien sûr, il n?y a aucune place pour l?éthique ! C?est au prix de tels « sacrifices », croit-on, que l?économie deviendra une « science » ! Page 47 : ( Sans conscience, ni l?ombre d?une morale ni éthique?) « Qu?une substance soit recherchée par un médecin pour guérir un malade ou par un assassin pour empoisonner sa famille, c?est une Question très importante à d?autres points de vue, « mais tout à fait indifférente au nôtre !!!... » « La substance est utile pour nous, dans les deux cas et peut être dans le second (celui de l?assassin) que dans le premier (celui du médecin ) » !!!... ( Léon Walras, Eléments d?économie « pure » !!!... « Car les Lois du Marché, selon un éminent professeur d?économie seraient au-delà du Bien et du mal » !!! Dès le début ? le professeur Musolino entre en la matière et un chapitre est consacré : « Aux « vertus » de l?injustice et aux « inconvénients » de la solidarité !!!... » (page 29.) « Dans la dynamique du capitalisme, le premier pas fut « la destruction des anciennes solidarités !... » P. 30 On parle aussi « Des vertus de la Propriété privée » !!!... « Le « génie » du capitalisme est d?avoir démocratisé la propriété privée et d?en avoir généraliser « les bienfaits » P.31 « Ainsi l?Egoïsme est devenu notre manière commune de gérer les ressources rares ! » « Libérés des inconvénients de la solidarité et du partage, nous nous lançons à la poursuite très égoïste de notre bien être personnel, en laissant « la Main invisible » ( du? Diable, car lui seul peut inspirer de tels propos !) en laissant « la Main invisible » s?occuper du Bien commun !!!... » « L?égoïsme devient le Moteur le plus puissant qu?un système économique ait jamais eu !!!... » « Nous y ajoutons un autre ressort, en complément ( car l?autre ne suffisait pas !) : « le gaspillage et l?insouciance !... » « Ainsi s?accomplit pleinement la « vérité » énoncée sous forme de fable par richard Cantillon (1680-1734° au XVIIIe siècle : « Vice privé : Vertu publique » !!!... Mes camarades, frères et s?urs, je n?invente rien et Musolino n?est pas un gauchiste marxisant mais un éminent professeur de Science-Po, il enseigne à HEC, à la Lincoln International Business School, institution supérieure de gestion, etc? Je pense à Joëlle Milquet, une épouse et mère irréprochable, pleine de bons sentiments « humanistes » et à bien d?autre, même à des camarades égarés dans le système : « Comment un honnête homme qui de surcroît se dit chrétien, peut-il ; adhérer à un système aussi nauséeux ?... » Et notre éminent professeur, même s?il dénonce ses Méfaits, il reste un Chantre de ce cher Marché matérialiste et mercantile : « Mais, concède-il, il faut s?en méfier comme de la peste et surtout ne pas le prendre pour ce qu?il n?est pas ! » « Le marché ne se confond pas avec les échanges ( ?) et encore moins avec la démocratie . » ( ?...) « Le marché, continue-t-il, serait selon lui,, un outil extraordinaire mais il devrait être encadré, surveillé et canalisé. » « S?il a besoin de liberté ( pour ravager la terre entière) trop de liberté le tuerait ! » ( Pour ce qui est de tuer, il est le champion des Assassins de grande Série : il tue des millions de pauvres chaque jour que Dieu fait !...) « S?il a besoin de s?étendre ( pour ravager la terre entière) lui laisser la totalité de l?espace économique et social, signifie le laisser transformer le monde en champs de ruine !!!... » Ici notre cher professeur est plus lucide, car effectivement, les dégâts écologiques, sociaux et économiques sont immenses : Tous ces Méga Requins sont entrain de détruire tous les précieux Mécanismes de la Vie, de la Nature, quasi irrémédiablement ! Et ce que je reproche à toutes les Gauches, socialistes, communistes, chrétiennes et écologistes, c?est qu?Elles n?ont pas compris que le capitalisme n?est p as qu?un système économique mais une Véritable mentalité la plus immorale, la plus abjecte qu?on puisse imaginer ! Ces idées, théories et appréciation, ces anti-principes ne viennent pas de petits camelots de petite envergure, de petits malfrats mais sont enseignés dans les plus hautes Ecoles du monde : USA, Grande Bretagne, France, etc? Comment voulez-vous qu?une telle immoralité puisse donner autre chose que les Crises intermittentes et toujours plus néfastes, plus mortelles se déchaînent contre l?Humanité et mettent même la Survie de l?Espèce humaine et de toute la vie de la Planète ! Les plus hauts responsables de cet enseignement, devraient méditer et réfléchir plus sainement sur la Question car leurs élèves seront des personnages influents qui selon leur école contribueront à sauver ou à détruire la Terre entière ! Economie. La Revanche de Keynes. Le Vif, l?Express N° 2998 du 26 décembre 2008. Par Pierre Hadaux. Commentaires de votre serviteur Pierre Bothy. Je dédie et adresse ce travail à mes camarades Elio di Rupo, Laurette Onkelinx et Rudy Demotte . Et aussi à Jean Nollet, aux Ecolos et à Madame Joëlle Milquet. Je suis un vieux lutteur politique qui ai joué un grand rôle en politique mais si discret que peu de gens me connaissent. Je suis né en 1932 et à l?âge de 14 ans j?étais déjà engagé dans le Socialisme et le syndicalisme ! Je suis aussi un des premiers pionniers de l?écologie et c?est votre serviteur qui a converti Paul Lannoye à l?écologie ; je suis donc l?instigateur de la lutte anti-nucléaire à Andenne (petite localité du Namurois en Belgique) Mais dans les réunions politiques, je m?y ennuyais à mourir : Ayant fait de grandes découvertes, j?aurais voulu qu?on élève les débats un peu plus haut et c?est ainsi que j?eu l?idée d?écrire à toutes les plus hautes personnalités politiques du monde entier ! Ma première et plus grande découverte fut celle de la philosophie marxiste-léniniste plus qu?aberrante ! Marx fut un excellent économiste, un peu embrouillé mais correct, il fut aussi un humaniste ! Il aurait donné la clef sur la manière de venir en aide aux affamés, aux pauvres et aux opprimés de cette terre !... » « Une idée le hantait : Comment secourir les masses exploitée ? » Mais ce grand humaniste philosophiquement s?est trompé de cible ! Les capitalistes ne sont pas des « idéalistes » et les socialistes ne sont pas (ou ne devraient pas être) « matérialistes » même « dialectiques ! » Marx était (sans discernement et violemment ) anti-religieux parce qu?il pensait que la religion faisait obstacle à la réalisation de l?Idéal communiste ! »(1) Or, l?idéal chrétien est Le Communisme même ! Et ce n?est pas une option facultative réservée à certains ordres, comme le feraient croire les autorités en place : Le Christ, Lui est clair, ce sont TOUS les Chrétiens qui doivent renoncer à leurs richesses et hauts privilèges matériels ! Effectivement « Un chrétien doit renoncer à tout ce qu?il possède »(2) « Il doit vivre en communauté égalitaire, fraternelle et solidaire »(3) « Il doit pratiquer une égalisation des revenus »(4) « Il ne doit pas amasser des richesses sur terre »(5) « Et il ne peut servir deux Maîtres : Dieu et Mammon !...(6) Note 1. « Karl Marx et Satan » du pasteur Richard WURMBRAND, Apostolat des Editions 1978. 2. »Ainsi quiconque ne renonce pas à tout ce qu?il possède ne peut être mon Disciple » dit clairement le Christ en Luc 14 :33 !... Ces Paroles du Christ sont irréfutables et bien plus claires que les encycliques, bulles et autres élucubrations papales ! 3. « Tous ceux qui devinrent croyants étaient ensemble ayant toutes choses en COMMUN ! « Tous ceux qui avaient cru au Christ vivaient ensemble et avaient tout en COMMUN ! » « Et ils vendaient leurs possessions et propriétés et distribuaient le montant de leurs ventes à TOUS SELON LEURS BESOINS !... » Actes des Apôtres chapitres 2 ; versets 44 et 45. « La multitude de ceux qui avaient cru au Christ n?étaient qu?un c?ur et une âme et nul ne disaient que ses biens (offerts à la communauté) ne lui appartenaient en propre TOUT ÉTAIT EN COMMUN ENTRE EUX ! » « Et pas même un ne disait que les choses qu?ils possédaient étaient siennes mais ils avaient TOUTES CHOSES EN COMMUN !... » Actes des Apôtres ch. 4, V. 32. « Car il n?y avait parmi eux AUCUN INDIGENT ! Tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient apportant le prix aux pieds des Apôtres et l?on distribuait à chacun SELON SES BESOINS !... » « En fait il n?y en avait pas un qui était dans le besoin parmi eux car tous ceux qui étaient possesseurs de maisons et de champs, les vendaient et apportaient le prix des choses vendue et le déposaient aux pieds des Apôtres ! Alors on faisait la distribution suivant les besoins de chacun !... » Actes des Apôtres Ch 4, V.34-35. 4. EGALITE. « Au moyen d?une EGALISATION DE VOS SURPLUS, à présent, compense ce qui leur manque. Car il ne s?agit pas de vous exposer à la détresse pour soulager les autres mais de SUIVRE UNE REGLE D?EGALITE !!!... Dans la circonstance présente VOTRE SUPERFLU POURVOIRA A LEUR INDIGENCE !... » IIe épitre aux Corinthiens 8 /13? 5. « Un Chrétien ne doit pas amasser des richesses sur terre » « Car là où sont tes richesses, là est ton c?ur ! » ( Evangile de Matthieu 6/9) Dieu recommande aux riches de ce monde d?être « riches en bonnes ?uvres !... » I Timotée6/17. ( Les pasteurs protestants surtout américains prêchent tout le contraire « économisez tout votre saoul » « S?enrichir serait une vocation chrétienne !... » et les papes tel que Léon XIII ont horreur de la démocratie, de l?égalité, du partage et de la mise en COMMUN de tous les biens !!!...Cfr : La secte des Francs-maçons !...) Pourtant : « Comme on sort tout nu du ventre de sa mère, on rentre tout nu au sein de la terre » Et comme le disait une amie infirmière qui détestait aussi l?arrogance des riches : « Le coffre fort ne suit pas le corbillard » Au contraire : « Vos richesse pourries seront un Témoin accusateur contre vous !!!... » « A vous maintenant les riches, pleurez et hurlez sur les misères qui vont venir sur vous : Vos richesses sont pourries ! Vos vêtement de dessous sont rougis par les vers, votre or et votre argent sont corrodés et leur rouille sera un Témoin contre vous et mangera votre chair ! Quelque chose comme du feu, voilà ce que vous avez amassé en ces derniers jours !!! » Evangile de Jacques 5 :2. Vous vous exclameriez : Mais c?est le Programme du socialisme dans ces versets bibliques ! C?est même le Programme Communiste intrinsèque et pur !... ( Qui évidemment n?a rien à voir avec les divagations marxistes-léninistes-staliniennes ! Il est bon de le préciser !...) Les papes, popes et pasteurs protestants n?enseignent absolument pas ce que notre Christ des Pauvres a enseigné ! Il est facile de vérifier : Pour deux fois rien vous pouvez vous procurer une bonne petite bible et se donner la peine de la lire !... Comment se fait-il que ces croyants aux plus hauts sommets encore, aient ainsi trahi le plus grand Idéal du monde ? Dieu seul le sait ! C?est une longue Histoire ! Heureusement que la Morale et les Enseignement du Christ sont consignés dans les saintes Ecritures sinon je serai aussi ignorant que tout le monde et je serai le premier à rejeter avec mépris cet ersatz de religion de ces croyants affadis, plus ou moins corrompus ! Ils devraient être « le Sel de la Terre » mais ce sel s?est au fil des siècles tellement affadi « qu?il est bon à jeter à la rue et être piétiné par les hommes ! » Je me suis souvent demandé : Ces papes et toute la Machine vaticane, sont-ils illettrés ? Myopes ? Empêtrés dans leurs contradictions ? Trop attachés à leur fortune ? Pire : Comme les Pharisiens plus attachés à leurs traditions les plus douteuses qu?à la Parole de Dieu ! En effet ces monstrueux Hypocrite avec leurs traditions annulaient la Parole de Dieu ! » De sinistres farceurs, un peu lâches ou plus enclins à être amis du monde et être en inimitié avec Dieu ? Dieu seul le sait, mais dans l?Histoire du monde, ils portent une lourde Responsabilité ! « Des Guides aveugles qui veulent conduire d?autres aveugles tombent tous dans l?abime ! L?Eglise, tout au long de son Histoire, aurait-Elle été fidèle, l?Histoire du monde aurait pris une toute autre Direction ! J?ai aussi beaucoup « travaillé » notre amie Joëlle Milquet, lui faisant comprendre qu?entre Dieu et Mammon, il n?existait aucun « centre » mais elle aussi préfère s?en tenir aux bas étages de la spiritualité, aux idées »charnelles », aux apparences ! Et aux traditions de ses aînés? Des capitalistes durs !... Pseudo-démocrates, pseudo-sociaux, pseudo-chrétiens !... (Type W. Martens, Dehaene, etc?) 6. « Un Chrétien ne peut servir deux Maîtres : « Personne ne peut servir deux Maîtres ! Ou bien en effet, il haïra l?un et aimera l?autre, Ou bien il s?attachera à l?un et méprisera l?autre !... » ( Mammon, c?est le Veau d?Or, c?est la personnification des richesses matérielles?) Evangile selon Luc 16 :13 et Matthieu 6/24. Même dans l?ancien Testament Dieu a toujours défendu les pauvres et condamné les riches et « leur système de choses » (Matt. 13/22) Je pourrais vous citer des dizaines de versets mais je ne résiste pas à vous citer celui-ci : « Il est une race dont les dents sont des glaives et la mâchoire des couteaux pour dévorer le malheureux sur la terre et les indigents parmi les hommes !!!... » Proverbes 30/11-14. Vous n?entendrez jamais ce éminents pasteurs « infaillibles » dirent : « Malheurs aux riches !... » Une dampe à la TV française s?est aperçue que : « La Bonne Nouvelle était apportée aux Pauvres ! » mais elle, s?est empressée en bonne catholique d?ajouter : « mais je ne veux pas agresser les riches ni leur occasionner la moindre contrariété ! » (Et bien entendu dénoncer leurs crimes, leur système et leurs monstrueux privilèges !... ce serait trop beau !...) Ma fille Maryvonne me dit : Mais papa, personne ne veut plus croire en Dieu ! » Personne ? Parce que le dieu que ces pasteurs de néant disent servir est un faux-dieu ! Mais, je suis sûr qu?en ces temps de crise, si le monde savait Qui est le vrai Dieu, Il aurait plus d?audience et d?adeptes ! Et que tous les idéalistes dignes de ce Nom, tous les bons Samaritains rejoindraient ce Dieu d?Amour qui veut le Bonheur de tous ! Il en est de même de tous les idéaux : peu de gens croit encore au socialisme et encore moins au communisme ! Pour en revenir à John Maynard KEYNES 1883-1946) un des penseurs économiques les plus influents, il avait certes d?excellentes idées mais à ma connaissance il n?a pas remis le système capitaliste en question ! Entreprendre des travaux publics en temps de crise, c?est mieux que de laisser croupir les travailleurs dans un mortel chômage ! Cela effectivement pourrait limiter d?importants dégâts sociaux ! Investissements publics à la SNCB et nul ne semble y avoir pensé : investir massivement dans les logements sociaux, toujours à la traîne ! Mais je n?ai pas bien compris « les effets multiplicateurs » dont se réclament les keynésiens ? Je ne connais pas ce Mathias Dewatripont ni de quel bord il est, mais son argument : « Exploiter l?Etat comme gisement d?emplois pour masquer le chômage » je ne » sais si cela serait « si désastreux » comme il l?affirme, mais je pense que cela ne résoudrait pas les crises inhérentes à ce système maudit qu?est le Capitalisme ? Une analyse plus profonde,, plus fouillée, serait nécessaire ! Je le répète depuis mon plus jeune âge instinctivement j?ai senti que ce « système de chose » l?e Capitalisme (condamné par Dieu) était foncièrement mauvais ! Et bien souvent j?ai écrit aux « grands de ce monde » aux socialistes notamment, Il faut absolument sortir ce cette Logique capitaliste car c?est un Piège, un Cercle vicieux s?il en est ! Mais je n?avais encore qu?une idée approximative de cette fameuse économie capitaliste dite aussi « libérale » Et providentiellement, je tombai sur un o
MAGALI a écrit le 08/03/2009 à 18:23 :
bonjour à tous, je suis actuellement en seconde SES classe Europe. Après mon bac, je souhaite intégrer une école de commerce et je souhaite avoir des conseils des "grands" pour choisir la bonne direction. Je désire faire du commerce international et j'aimerai que mon métier puisse être exercé dans différents pays. Je ne me vois pas sédentaire dans une banque, je veux bouger le plus possible, j'ai donc penser à l'import export mais je ne connais pas l'étendu des possibilités qui s'offrent à moi après l'ESSEC ou une autre école de commerce.
Lune a écrit le 03/03/2009 à 13:34 :
Et si vous parliez enfin du Celsa, grande école au sein de l'Université Paris 4 - Sorbonne ?
Pascal Junghans a écrit le 03/03/2009 à 12:59 :
Bonjour à tous, journaliste à latribune.fr et organisateur de cette opération, je tenais à préciser à la suite du commentaire d'EGL que nous parlons certainement des universités. Nous avons invité à cet effet Patrick Hetzel, Directeur général de l'enseignement supérieur, le plus haut fonctionnaire du ministère de l'enseignement supérieur, qui s'occupe essentiellement des universités. M Hetzel est un pur produit de la fac. Il y a été professeur, puis recteur de l'académie de Limoges, puis auteur d'un rapport sur le renforcement de l'université dont certaines propositions - comme l'orientation ou l'accès à l'emploi - ont déjà été mises en oeuvre. Nous avons estimé qu'il était le mieux à même pour parler des universités. Nous consacrons par ailleurs un article pratique pour se repérer dans l'université. Nous ne manquerons pas de revenir sur ce sujet. Cordialement à tous. Pascal Junghans
antoineged a écrit le 02/03/2009 à 19:04 :
Cher Monsieur Andrès Atenza, Pour votre information, je réside en Auvergne et je connais forcément l'école que vous dirigez ! Son renom dépasse maintenant largement les frontières de la région où elle est implantée ! Dans la mesure du possible, j'essayerai d'être à votre écoute le 4 Mars prochin mais je suis, d'ores et déjà, certain que j'apprécierai vos propos ! Cordialement, Antoine GED
antoineged a écrit le 02/03/2009 à 18:39 :
Simple question à l'internaute " lequartz " : Ecrivez-vous pour vous-même ou écrivez-vous dans l'intention d'être lu ? Car personne, je dis bien personne, ne prendra la peine de lire un " laïus " aussi long qu'indigeste ! Souvenez-vous de cette phrase : " Ce qui se conçoit bien s'énnonce clairement et les mots pour le dire vous viennent aisément " ! J'ai le regret de vous dire que ce ne semble pas être votre cas ! Cordialement, Antoine GED
antoineged a écrit le 02/03/2009 à 18:39 :
Monsieur Bruno Dufour, Je viens de chercher dans mon annuaire des Anciens Eleves de l'ESSEC si, par hasard, le Bruno Dufour qui a signé cet article n'était pas un ancien élève de l'école dont j'ai l'honneur d'être diplômé ! Or il existe bien un Bruno Dufour diplômé de l'ESSEC ! Si d'aventure vous étiez ce Bruno Dufour là, sachez que vous ne feriez pas honneur à l'ESSEC et que, pour les raisons explicitées dans mon précédent commentaire, je ne vous félicite pas ! Cordialement, Antoine GED
EGL a écrit le 02/03/2009 à 17:55 :
Bonjour, vous titrez "Ecoles de commerce, universités : quelles bonnes filières ?" , mais aucun universitaire n'est inséré dans votre dispositif. Vous jouez un match grossièrement truqué puisque seules les Ecoles sont invités dans le débat. Ce n'est ni honnête ou éthique ni encore pertinent. Comment voulez-vous faire passer un message crédible? Juste un argument parmi d'autres lancé dans la mare des préjugés à "2 balles" : la plupart des étudiants de Grandes Ecoles qui veulent ou doivent parfaire leur formation sont en fait formés par des enseignants-chercheurs des Universités, par exemple dans le cadre de la cohabilitation. Posez-vous la question de savoir pourquoi, et peut-être saurez vous réintégrer les Universités dans votre "mobilisation pour la réussite scolaire". Cordialement
lequartz a écrit le 27/02/2009 à 17:40 :
Les Grandes Ecoles de Management françaises face à leurs choix et aux enjeux internationaux. (Essai) Résumé synoptique Le modèle français est un modèle unique et original qui a su s?adapter au fil des ans. Saura-t-il le faire longtemps compte tenu de l?impact des transformations en cours ou à venir, et de la compétition internationale ? Un environnement et un métier en pleine mutation : Rarement dans l?enseignement supérieur et notamment dans l'enseignement supérieur de management les transformations ont été aussi importantes. Evoquons les principales : ? Bologne et le LMD : la réforme de Bologne implique de profondes mutations dans la façon de penser l'enseignement supérieur qui concerne en premier chef les grandes écoles françaises et de fait les écoles de management. Le système des classes préparatoires et des grandes écoles est organisé autour d'un concours d'entrée qui se situe à bac+2 (L1,L2). Dans le système de Bologne il n'y a pas de césure à bac plus 2 mais plutôt à bac+3, au niveau de la licence ou du Bachelor (L3). Cette évolution est plus importante qu'il n'y paraît car elle remet en cause fondamentalement le principe des classes préparatoires, véritable gallicisme académique et pédagogique, comme mode essentiel et reconnu de préparation au haut enseignement commercial. Dans le système actuel, les classes préparatoires, non rattachées à l?Université, ne délivrent aucun diplôme, même si désormais elles tentent de faire reconnaître leur cursus par les fameux crédits ECTS (European Credit Transfer System) qui définit les volumes et les formats standards d?enseignement par niveau de diplôme. En contrepartie, les grandes écoles de management s'interdisent, encore pour quelque temps, la possibilité de délivrer un diplôme Bachelor à la fin de leur première année. 2+3 ou 3+2 l?alternative est importante car le marché international a déjà opté pour la deuxième solution. Ne pas faire ce choix engendre une difficulté majeure dans l?organisation de la pédagogie et contraint, de fait, à un recrutement national alors que le marché est devenu européen voire international. Ces évolutions ont un impact important tant sur le plan du recrutement que sur celui de l'organisation des études. L?annonce récente (La Tribune 5 janvier 09) par Madame la Ministre, Valérie Pécresse, du projet de création de classes préparatoires au sein de l?Université va obliger l?ensemble du dispositif à évoluer. La motivation porte sur l?égalité des chances entre les différentes catégories sociales des bacheliers comme l?a souhaité le Président de la République et l?accueil de 30% d?étudiants boursiers. Il est de l?intérêt de l?Université d?intégrer ces cursus dans la cadre LMD pour assurer un suivi à ceux qui ne réussiraient par les concours d?entrée. Certaines écoles en France ont déjà mis en place un tel dispositif avec l?université (ESC Lille). Les écoles de management vont devoir progressivement se placer sur des modalités 3 plus 2 et donc recruter au niveau Bachelor pour proposer un programme Master en Management en deux ans (M1, M2). La compétition internationale se situant désormais sur ces bases, il faudra donc attirer dans les programmes des étudiants qui viendront d'autres disciplines et qui ne seront pas passés par des modèles type « classe préparatoire » à la française. Ceci est déjà le cas avec les concours d'admission parallèle en M1 dont les effectifs sont essentiellement constitués d'étudiants français. Bologne met en place une compétition sur des bases équivalentes pour les étudiants et les institutions de tous les pays européens. L?expérience démontre depuis plus de vingt ans qu?à leur sortie, le marché ne fait pas de distinction entre les diplômés quelque soit leur mode d?entrée à l?école. Un point complémentaire amène à préciser que dans cette compétition la plupart des acteurs sont des Business Schools sises au sein d?Universités, et ayant donc toute latitude pour délivrer des diplômes reconnus. Elles présentent également l?avantage considérable d?avoir des frais de scolarités plus modestes. En France seule l'Ecole de Management de Strasbourg qui est rattachée à l?Université, et les IAE, répondent à ce critère. HEC est la seule école consulaire à pouvoir délivrer un diplôme de docteur. ? La loi LRU sur l?autonomie des universités : Les nouvelles réglementations qui vont présider au fonctionnement des universités vont elles aussi stimuler la concurrence. Les institutions appartenant au monde universitaire public pourront donc utiliser les nouvelles dispositions pour renforcer leurs ressources, tout en bénéficiant de niveau de frais de scolarité excessivement bas contrairement aux Grandes Ecoles de Management. ? La transformation du paysage consulaire : L?Assemblée permanente des Chambres de Commerce et d'Industrie a clairement pris position pour une réforme allant dans le sens de la régionalisation, et la transformation à terme des chambres de commerce locales en antennes. Progressivement les CCIs vont devoir abandonner certaines missions faute de budget, et la contrainte financière globale devenant chaque année plus perceptible, revoir sérieusement l'organisation de leurs activités. Les aéroports, les ports, les écoles de commerce, toutes activités demandant des budgets conséquents, seront amenés à être redessinées voire céder ou disparaître, sauf sans doute dans certaines grandes métropoles. Cette évolution était perceptible déjà depuis près de 20 ans elle se met en ?uvre aujourd'hui. ? La commission Philip : Le projet de cette commission était de rapprocher des entités qui traditionnellement ont eu des difficultés à travailler ensemble pour des raisons de statut et de gouvernance : les universités et les grandes écoles. La proposition récente de Valérie Pécresse sur les classes préparatoires s?y réfère. Les évolutions statutaires des unes et des autres pourraient amener des coopérations plus étroites. Quelques écoles ont des partenariats forts dans différents domaines y compris celui de la recherche (ex : rapprochement ESC Lille et ESA de Lille 2 en matière de recherche). Il est vrai que lorsque l'on compare les grandes écoles de management avec leurs homologues étrangers (notamment avec les 115 écoles accréditées Equis) on se rend compte que les institutions françaises sont de taille modeste et qu'elles ne peuvent rivaliser avec leurs homologues étrangères sur le plan des ressources académiques. L'heure du remembrement a sonné. ? L?AERES : L?Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur a finalement été lancée. Elle va progressivement se substituer aux autres modalités d'évaluation de l'enseignement supérieur et sera elle-même accréditée au niveau européen. Seules quelques écoles de management y auront droit dans un premier temps, notamment celles qui sont sous contrat quadriennal avec le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les modalités sont assez voisines de la procédure Equis pour les écoles de management européennes. Sur ce plan la France était en retard par rapport à ses voisins britanniques qui ont depuis de nombreuses années l'obligation de se soumettre à différents types d?évaluation qu'il s'agisse de la recherche ou de l'enseignement supérieur. ? La pression des classements : Toute compétition engendre son classement. Désormais outre les grands classements internationaux (Shanghai, Oxford) dans lesquelles l?ensemble des institutions universitaires françaises brillent par leur absence, tous les journaux économiques proposent des classements des grandes institutions ans d'enseignement supérieur du management. En ce qui concerne le fameux Master en Management, les écoles françaises sont plutôt bien classées par le Financial Times. Cependant il faut noter que lorsque sont pris en compte d'autres programmes comme ceux qui concerne l'Exécutive Education (Formation des Dirigeants), la performance des institutions françaises chute considérablement au profit d'institutions de type anglo-saxon devenues particulièrement performantes dans cette activité. Observons au passage qu'il est pratiquement impossible d'être bien classé sans avoir les fameuses accréditations comme Equis (EFMD) ou AACSB. ? La dictature des accréditations: Véritable épée de Damoclès suspendu au-dessus de la tête des doyens et directeurs de Grandes Ecoles de Management, la pression des accréditations génère une ardente obligation de progrès continu. Réalisé par des pairs, ces procédures et visites d'accréditation ne cessent de se renforcer, non pas par ce que les procédures elles-mêmes se renforcent mais par ce que ceux qui les mettent en ?uvre se qualifient au cours du temps dans ce processus et deviennent plus exigeants pour leurs collègues. De fait la compétition se renforce. Et elle porte sur de nombreux points. ? Elle se fait sentir : o Sur le recrutement de professeurs : car il existe un déficit au plan international et il manque plusieurs milliers de professeurs de management, notamment au États-Unis. Cette tension est désormais perceptible sur l'ensemble de la planète. L?évolution des salaires d?embauche des professeurs traduit cette évolution et a un impact direct sur les budgets des institutions. o Sur le recrutement des meilleurs élèves : en consultant les différents sites Web des institutions, les candidats ont un choix particulièrement large d'institution de grande qualité et ne sont pas limitées à leur contexte national ou local, la réforme de Bologne favorise cette fluidité en Europe, et rend le système compatible au plan international, à l?exception de certains pays comme le Japon. o Sur le partenariat avec les entreprises: les entreprises vont être de plus en plus sollicitées, par les écoles, ou les universités et il faudra savoir particulièrement promouvoir les expertises spécifiques pour développer des partenariats avec les entreprises o Sur les financements: il sera désormais difficile d'échapper aux dispositifs de fundraising bien connu des Américains, car les instances publiques et territoriales auront tendance à privilégier les institutions publiques. La compétition publique-privée d'être de plus en plus dure et la philanthropie académique est encore balbutiante en France. o Sur le portefeuille d?activité: les grandes Ecoles de Management devront revoir leur portefeuille d'activités, et éliminer les produits qui ne sont pas dans leurs expertises propres et qui ne contribuent ni aux revenus ni a l'image de l'institution. Les décisions opportunistes des dernières années feront l'objet de nouveaux arbitrages, il est désormais temps de procéder à des choix organisés en fonction de critères stratégiques précis et des attentes de l?environnement spécifique de chaque école. On a vu ces dernières années un clivage se produire au niveau des grandes écoles de management. Un grand nombre ont été saisies par la « fièvre financière » et se sont positionnées, comme des écoles de finance de marché, donnant le sentiment de délaisser pour partie leur activité de base centrée sur le management généraliste et entrepreneurial. Gageons que les événements récents amèneront certaines écoles à revoir ces choix et à affecter leurs expertises quantitatives sur l?analyse des risques et moins sur la dimension spéculative. Des positionnements différenciés au plan international. Contrairement à ce que certaines voudraient laisser croire toutes les institutions ne concourent pas dans la même classe. Il en est de vraies internationales, de bonnes nationales à ouverture internationale, des régionales à notoriété nationale, des régionales pures, voire des locales. Elles n'ont pas toutes les mêmes ressources ni les mêmes participants, et encore moins les mêmes activités. D?un marché de « candidats » à un marché de programmes, puis à un marché d?expertises, le rôle de la recherche En France et jusque vers le milieu des années 80, la compétition entre école se portait sur les candidats des Classes préparatoires. Faisant face à des tensions budgétaires les écoles ont augmenté la taille de leurs promotions, alors que les classes préparatoires ne suivaient le même mouvement d?augmentation du nombre de leurs élèves. Aujourd?hui il y a autant de places dans les écoles qu?il y a d?étudiants qui présentent les concours. Les concours ont évolué dans leur fonction : ils distribuent, mais désormais la sélection est faite par les classes préparatoires. Pour se développer les écoles ont créé, à partir des années 90 de nouveaux programmes et notamment les fameux Mastères spécialisés de la Conférence des Grandes Ecoles. La compétition s?est déplacée sur ce terrain car les frais de scolarités étaient notamment plus rémunérateurs, et servait un marché qualifié par certains de « blanchiment de diplôme ». Grâce à un diplôme d?école modeste, il est possible de s?inscrire dans un Mastère d?une école plus prestigieuse et ainsi bénéficier de son aura. Les débats au sein des associations d?anciens élèves pour savoir si les diplômés Mastère avaient droit à leur place dans l?annuaire reflètent ce débat, aujourd?hui heureusement dépassé. De nos jours les positionnements compétitifs se veulent différenciant. Telle école est la meilleure en finance, telle autre en marketing, ou en management. Les candidats, surtout en Master et en MBA cherchent des expertises spécialisées, comme d?ailleurs les entreprises en Executive Education. Ce qui explique désormais l?importance de la recherche dans ces institutions, importance qui se retrouve dans les procédures d?accréditations, et dans les modalités de recrutement et d?évaluation des professeurs dont les recherches et publications vont être disséquées par des comités ad hoc. L?emphase sur la dimension académique du corps professoral reflète ce souci. La compétition porte désormais sur l?acquisition et la rétention des talents, comme désormais dans les entreprises. De l?opportunisme à la stratégie : marier ses atouts avec les attraits de son environnement Encore aujourd?hui les stratégies des écoles sont plus souvent opportunistes que stratégiques. Il existe des effets de mode, avec les travers habituels. Telle école lance un Mastère dans le domaine de l?achat et aussitôt d?autres écoles le font, même si elles n?ont pas les ressources en interne. La logique stratégique voudrait que l?on analyse finement les atouts de l?institution (ses expertises réelles) et qu?on les compare aux attentes de son environnement (attrait du marché) pour voire si l?on identifie des couples gagnants ex : Le marketing B to B dans un environnement industriel, La logistique dans un environnement portuaire, l?expertise distribution dans le Nord de la France etc.. Les bons exemples abondent : l?ESC Toulouse et l?aéronautique, l?ICN et l?automobile, l?ESC Rennes et les biotechnologies, l?ESSEC et le Luxe, l?ESC Lille et le Management de Projet, Euromed et le Management Méditerranéen, EM Grenoble et les technologies, l?ESCP-EAP et l?audit-conseil, EM Lyon et l?entrepreneuriat? Les Ecoles de Management sont des institutions à vocation généraliste. 80% de leurs diplômés, depuis des décennies, trouvent leurs premiers emplois dans les domaines suivants : marketing/ventes, et finances/compta/contrôle/audit. Un petit nombre de diplômés démarrent leur entreprise à la sortie d?école, quelques uns vont dans des fonctions type Ressources Humaines, ou logistiques, ou système d?information type webmaster. Les expertises marketing et finance/compta/contrôle sont donc les piliers de l?enseignement. La différenciation de l?institution peut venir d?une ou deux autres expertises : RH, Logistique/supply chain, management de projet, Nouvelles technologies? Expertise sur un domaine ou transverse. Pour une école régionale, compte tenu du niveau de ressources, il est difficile et très couteux d?avoir les ressources professorales pour couvrir des champs disciplinaires trop diversifiés, il faut donc être raisonnable, se focaliser et bien identifier les critères qui vont permettre d?exercer les choix stratégiques pertinents lorsque des opportunités apparaîtront : ? Pertinence par rapport à la stratégie globale ? Cohérence par rapport à l?activité actuelle ? Contribution aux revenus ? Contribution à l?image ? Faisabilité et risques encourus ? Accessibilité des ressources ? Intérêt pour l?environnement pertinent (soutien des entreprises) ? Possibilité de développement à long terme ? Innovation et originalité du sujet ? Partenariat académiques et réseaux internationaux ? ? De l?isolement au partenariat De la « PME familiale », ou du service consulaire à l?Institution d?Enseignement supérieur, de l?école privée à l?Université Privée (gouvernance). Longtemps les Ecoles de Management, n?ont été que de modestes « Sup de Co ». Souvent gérées en tant que service de CCI, leur gouvernance était locale. Combien de Directeurs d?écoles se sont trouvées confrontés un jour à une Assemblée de CCI leur reprochant milles fautes : ? « Votre école coûte trop cher à la CCI ? Vous formez des étudiants qui quittent la région et vont chez les concurrents, ou partent chez nos concurrent à l?étranger ? Vous formez les cadres de la grande distribution (propos des petits commerçants) ? Vous ne formez plus de vendeurs ? Vos concours sont trop durs et nos propres enfants ne peuvent plus intégrer l?école ? Vos diplômés sont arrogants et ne veulent pas travailler dans nos PME, ils demandent des salaires trop élevés à l?embauche, et ne veulent pas démarrer par les responsabilités les plus modestes ? Vous formez des banquiers, des auditeurs, des consultants, pas des entrepreneurs ? Vous ne faites rien pour nos PME » ? ? Et la liste de s?allonger. Les conseils d?administration étant composés des mêmes personnes, rapidement des tensions importantes surgissent. Car la mission d?enseignement supérieur dépasse par nature la temporalité et les enjeux locaux. Et donc il importe de mettre en place une gouvernance appropriée. Certaines écoles l?ont fait depuis longtemps : EM Lyon, Audencia avec un statut original, et récemment ESC Rouen qui s?est constituée en association. D?autres ont du mal à le faire et ceci pénalisera d?autant leur évolution. La missions des institutions dépassent l?ambition de la circonscription consulaire. C?est un constat général, et ceci explique pourquoi nombre des institutions d?enseignement supérieur au monde sont rattachées à des institutions publiques nationales. Cette remarque pourrait ainsi s?adapter, en respectant leur spécificité, au management des IAE, à leur statut, et à leur gouvernance. Car en définitive ces institutions, consulaires ou publiques, représentent une forme évoluée d?entreprises académiques et appellent nécessairement un « management académique entrepreneurial et stratégique » que seule peut leur conférer une forme d?autonomie bien définie. Il faut pouvoir agir vite sans demander une autorisation pour chaque geste managérial. Il faut pouvoir recruter ou se séparer d?un collaborateur sans être contraint par un statut pénalisant même s?il se veut protecteur, dans le respect des réglementations en place. Et quand il s?agit de proposer des services sophistiqués à une entreprise il faut pouvoir avoir la latitude de contracter, et bénéficier des avantages créés par son esprit d?initiative. Il faut pouvoir aussi réinvestir les ressources dégagées pour développer ou acquérir des expertises. Il faut aussi avoir la liberté d?anticiper et être au service de son institution et non d?une tutelle dont les objectifs sont différents et essentiellement locaux. Qui plus est, le développement seul est de plus en plus difficile à faire. Il faut donc avoir la liberté de nouer des alliances, tant sur le plan académique qu?avec le monde des entreprises. Pour ce faire il faut pouvoir être mobile et entreprenant, et au plan international, les opportunités ne se présentant que rarement à la porte du bureau. Il faut pouvoir être actif dans les réseaux professionnels internationaux et jouer un rôle contributif conséquent pour pouvoir y être visible et reconnu. Si la contrainte est l?obéissance à des règles universitaires ou consulaires strictes cela sera pénalisant. Des subventions au fundraising Quand les fonds publics deviennent rares, et que l?IATP qui finance les CCI, (impôt additionnel à la taxe professionnel) se tarit, il faut savoir chercher les ressources ailleurs. L?annonce de la disparition de la Taxe Professionnelle ne fait que renforcer ce risque. Certes il est toujours possible d?augmenter le nombre d?étudiants, ou de développer l?Executive Education, mais quand il faut de nouveaux locaux, de nouveaux équipements, plus de professeur qualifiés, voire tout ceci en même temps, cela ne suffit pas. Au passage il faut remarquer que les frais de scolarité, dans les écoles de la Conférence des Grandes Ecoles, couvrent rarement le coût réel des scolarités, et cet écart à tendance à se creuser. L?effet de ciseaux est donc important. La démarche naturelle est la recherche de fonds privés de type Fondation. Depuis longtemps les grandes institutions américaines l?ont pratiqué dans un pays où la philanthropie est une seconde nature. Les dotations (endowment) financent les grandes Business Schools, que les fonds viennent des entreprises ou des anciens élèves. Certes ces collectes ont baissé de 20% en 2008, mais elles existent. L?EM Strasbourg a particulièrement bien réussi en ce sens, et bien qu?appartenant à une Université a su s?appuyer sur plus d?une centaine d?entreprise régionales. L?IMD à Lausanne a mis en place un partenariat exemplaire avec près de 180 entreprises qui lui permettent de financer toute sa recherche. Quelques écoles en France ont leur fondation (HEC, EM Lyon). Le dispositif va donc se développer, crise ou pas ! Des programmes diplômants à l?Executive Education Jadis centrées sur le programme type Grande Ecole, puis sur les MBA et les Masters, les institutions découvrent progressivement, mais avec retard le marché de l?Executive Education, programmes sur catalogue, mais désormais plus sur mesure (en anglais customisé ou bespoke). C?est sans doute là qu?elles perçoivent le mieux l?intérêt du positionnement stratégique sur des expertises spécifiques. Souvent elles ont pu développer ces expertises grâce à leur programme de recherche, pour ensuite les mettre en ?uvre dans des programmes Masters, pour se rendre en compte enfin qu?il existait un marché en entreprise sur ces sujets. Alors l?école met en place une organisation qui lui permet de valoriser toutes ces expertises. Il ne s?agit plus de vendre des « places » dans un programmes, en marketing B to C, mais d?aller dans une démarche B to B, vendre des expertises à des grandes entreprises pour mettre en place des programmes de développement de dirigeants (Dufour-Plompen EO 2006, Les meilleures pratiques de développement des dirigeants, et Réale-Dufour 2005 EO, Le DRH Stratège). Cette démarche n?est pas neutre et exige un véritable changement de posture de toute l?institution. En effet le type de marketing pour ces programmes est différent, mais qui plus est, les modalités d?animation des participants sont fort différentes de celles de l?enseignement en formation initiale. En fait les participants des programmes Executive MBA (participants avec expérience) ont des attentes voisines de celles des cadres d?entreprise. Tous les enseignants ne sont pas susceptibles de servir les deux types de population. En formation initiale on enseigne, en Executive Education on facilite les échanges et on accompagne les acquisitions (Mastering Executive Education 2006 Prentice Hall, IMD), car la salle de classe en sait plus que l?enseignant. Les bienfaits du développement de ce type d?activité génèrent les effets suivant : ? Qualification du corps professoral vis-à-vis de publics différents ? Contacts plus étroits avec le monde de l?entreprise et identification de nouveaux besoins en entreprise, développement de partenariat y compris en recherche ou en consultance ? Image de l?institution plus dynamique et entrepreneuriale ? Développement de ressources financières intéressantes ? Enrichissement des enseignements par des cas pratiques récents observés et développement de nouveau matériel pédagogique ? Possibilités de stages ou d?emplois pour les étudiants des programmes diplômants ? Opportunité (surtout en temps de resserrement budgétaire) de monter des opérations en « blended » learning (assemblage de distanciel et de présentiel) pour la formation en entreprise en utilisant les nouvelles technologies d?apprentissage (voir le livret « Par l?exemple » de B.Dufour édité par CrossKnowledge) Il serait dommage de s?en priver, mais il ne faut pas sous-estimer les impacts culturels et organisationnels d?une telle évolution et la crainte que certains enseignants traditionnels ont encore du contact avec l?entreprise. C?est aussi une opportunité pour certaines institutions de s?allier pour associer leurs expertises et proposer une offre originale. De l?enseignement à l?apprenance Car il est vrai qu?un tel changement de posture démontre à l?évidence, que non seulement les adultes n?apprennent pas comme les enfants, les jeunes adultes ne se satisfont plus désormais des modalités anciennes. Comme les lycéens ils s?ennuient en salle de cours. Ils sont désormais habitués à des niveaux de qualités de production audiovisuelle, à Internet, aux jeux vidéo, et l?enseignement traditionnel est devenu un véritable pensum. Leur savoir est structuré différemment de celui de leur parent et de leur professeur, leurs approches cognitives ne suivent pas les mêmes chemins. Les styles d?apprentissage ont changé. Il faut donc passer du « teaching » au « learning » pour l?ensemble des populations d?écoles. Le français est mal équipé pour en parler et les Canadiens utilisent le mot « apprenance » pour traduire learning. Ils signifient par là la démarche individuelle d?acquisition de connaissance. Car en définitive celui qui apprend, et qui crée la vraie valeur ajoutée, c?est l?apprenant, et non l?enseignant. L?impact des nouvelles technologies En ce sens les Nouvelles technologies d?apprentissages peuvent jouer un rôle fondamental en libérant le corps professoral des enseignements de base déjà bien codifié (prérequis) et de démarrer plus rapidement à un niveau supérieur. Elles permettent, avec les plateformes adaptées, de suivre par anticipation les travaux des participants, et identifier par avance les questions qui n?ont pas été comprises. Les autres bénéfices sont importants, tant en terme de gain de temps, de coût, de rapidité de mise en place ou de surface de diffusion, d?application multilingue simultanée dans différents pays, et d?aide à l?alignement et au déploiement de la stratégie dans une grande entreprise. Nombre d?institutions ont fait mouvement, il reste encore à associer plus le corps professoral à l?utilisation de ces outils. Les autres ruptures Gouvernance et organisation Traditionnellement les institutions d?enseignement supérieur présente une organisation proche d?une « république de professeurs », le doyen ou directeur étant « primus inter pares » mais ne pouvant en aucun cas user de son autorité pour décider de l?avenir de son institution. Cela est surtout vrai dans le monde universitaire public. Les évolutions de ce modèle, fort difficile à manager, vont vers des types fédératif : fédération de départements pédagogique ou de recherche, fédération de programmes, ou fédération des deux ensembles départements et programme, avec un directeur essentiellement dans un mode de coordination, avec un peu d?arbitrage et surtout un rôle de représentation extérieure voire collecte de fonds. Le modèle le plus dynamique observé est un management académique entrepreneurial, avec doyen ou directeur élu ou nommé, mais avec un rôle managérial plus affirmé comprenant des missions de développement plus nettes et appelant des personnalités plus proches d?un chef d?entreprise classique. Vision, stratégie, engagement personnel, grand capacité de communication et « salesmanship » (capacité à promouvoir et « vendre » son institution), niveau élevé de contacts avec les Directions Générales des entreprises, avec les autres doyens des grandes Business Schools internationales, rôle prépondérant dans les associations internationales, capacité à fédérer autour de projets?tout en ayant une forme de légitimité et reconnaissance académique par le corps professoral. Certains doyens comme Peter Lorange de l?IMD ont représenté ce modèle.(« Thought leadership meets business », Cambridge 2008, Peter Lorange). Cette rupture de gouvernance s?accompagne d?autres ruptures organisationnelles tant il est vrai qu?il importe dès que l?institution prend une certaine taille (plus d?une trentaine de professeurs permanents), de mettre en place un véritable jeu de procédures complexes assortis de comités ad hoc. Définition précise des missions des différents postes pour les responsables de départements et de programmes, délégation de responsabilités, système de recrutement, d?évaluation et de développement du corps professoral (faculty management) avec les différents grades universitaires et académiques requis, modalités de gestion de l?institution tant sur le plan pédagogique que budgétaire, procédure d?harmonisation, d?arbitrage et d?allocation de ressources, charge de travail du corps professoral et suivi, comités de programmes, de recherche, de relation entreprise, comité international etc. Ceci amène la plupart du temps à opter pour une structure de type matricielle, avec en colonne les départements pédagogiques (producteurs) et en ligne les différents programmes (clients). Se rajoutent à différents endroits des fonctions transverses (relations extérieures et entreprises- Taxe d?apprentissage, système d?information, Ressources Humaines pour le staff, communications et relations media?). Le nombre de départements varie d?une institution à l?autre, la tendance actuelle est de les limiter pour forcer la transversalité et la collaboration interdisciplinaire. Peter Lorange à l?IMD ne souhaitait pas de structure départementale, mais la composition spécifique de son corps professoral lui en offrait l?opportunité. Car il est vrai que diriger une institution à visibilité internationale représente un enjeu majeur et demande un ensemble de qualités qu?une excellente qualification académique ne satisfait que partiellement. Devenir International Une institution internationale ne signifie pas simplement quelques activités internationales et des programmes enseignés en anglais. Au regard des critères des systèmes d?accréditation cela signifie : ? Une part significative du corps enseignant non national (plus de 30%) ? Un effectif d?étudiant majoritairement non nationaux ? Un staff comprenant des responsables non nationaux ? Des accords académiques internationaux avec des institutions accréditées : diplômes joints, doubles diplômes, échange de professeurs et d?étudiants, recherches en commun etc.. ? La participation active aux grands réseaux internationaux (AACSB EFMD..) ? Des publications dans des revues étrangères à comité de lecture ? Des chercheurs reconnus au plan international ? Des clients internationaux ? Une gouvernance comprenant des non nationaux ou sinon à coté du conseil d?administration un « International advisory board » pour aider à l?internationalisation de l?institution ? Des programmes enseignés en anglais et promus internationalement ? Et naturellement le succès aux différentes procédures d?accréditation, suivi de bon classement dans les Rankings du Financial Times et/ou dans les Palmarès nationaux. Choisir son client Une des ruptures les plus importantes consiste à redéfinir sa cible de clientèle, car elle définira en fait la stratégie. Il existe en ce sens deux grands types d?institutions : ? Les grandes institutions appartenant souvent au modèle universitaire public qui offre une gamme impressionnante de programmes, par exemple les grandes Business Schools de Grande Bretagne. Elles on souvent plusieurs milliers d?étudiants en Bachelor, Master et Doctorat, sans oublier une offre importante en Executive Education. Pour ces institutions le client (B to C) est essentiellement l?étudiant et elles sont massivement subventionnées. La partie Executive Education est souvent traitée à part et seule une fraction de la faculté y participe. (Warwick, Manchester, HEC Montréal, ESG UQAM à Montréal, Melbourne en Australie la majorité des institutions Equis..). ? Les institutions (généralement privées et plus réduite en taille) centrées sur les programmes Master et sur l?Executive Education où le client est clairement l?entreprise (B to B), type INSEAD, IMD (Ch), MBS, EADA (Espagne), Cranfield (UK), Henley (UK), Vlerick (Belgique), Rotterdam School of Management (Hollande) et aussi les grandes Business Schools Américaines du classement de Business Week. Sur le plan financier cela implique un niveau d?autonomie élevé permettant de générer les ressources appropriées. On peut placer chaque type à l?extrémité d?un continuum. Le modèle français des Grandes Ecoles de Management est entre les deux. Ce qui ne répond ni au critère de taille ni au critère de focalisation. Les risques sont alors multiples. Ces institutions ne sont ni assez importantes pour être visibles et reconnues au plan international pour attirer étudiants et professeurs, ni assez spécialisées pour servir les besoins des entreprises. Par ailleurs leur mode de financement, si elles se développent, posera problème. Dans la réalité le modèle le plus fréquent est un modèle mixte de type B to C to B, ou B to B to C. C'est-à-dire une communication sophistiquée qui s?adresse simultanément à deux cibles différentes : les entreprises et les étudiants. Penser aux alliances et aux rapprochements Cette analyse rapide explique la nécessité d?étudier des rapprochements, comme le fit la Commission Philip évoquée plus haut. Ils ne se feront pas sans tensions, car fusionner ou allier deux institutions ne suit pas la même logique que celle des fusions d?entreprise. Les questions de culture, de statuts, d?expertises sont des objets plus délicats à manipuler. Les fusions ont déjà commencé, IMI et IMEDE a donné il y a 15 ans IMD. ESC Tours et Poitiers ont fusionné dans l?ESCEM. L?ESCP et l?EAP se sont rapprochées, comme HEC, le CPA et le CRC. L?IESEG et le CEPI également. HEC Liège et l?Université de Liège ont fusionné il y a quelques années en accolant simplement leurs structures. La véritable fusion reste maintenant à finaliser. L?IECS et l?IAE de Strasbourg ont fusionné en 2008. D?autres projets sont à l?étude au niveau des CCIs suite aux rapprochements de ces dernières. Imaginer d?autres modèles, innover. Les nouvelles technologies offrent désormais des opportunités qui permettent de repenser le mode de fonctionnement et la création de valeur. Certes ces propos pourront irriter les enseignants traditionnels, mais il n?est plus nécessaire désormais de dispenser les connaissances classiques et établies de la même façon. De nombreuses universités sur le continent Nord Américain, au Mexique (Monterrey Tech) Phoenix Arizona, University of Florida a Gainesville, délivrent leurs enseignements à distance allégeant d?autant les besoins d?infrastructure. Les institutions européennes s?y mettent (HEC Liège). Podcast, e-learning, learning plateform, Blackboard, Claroline, les technologies sont là qui permettent de dépasser la contrainte classique de la salle de classe sans pour autant faire disparaître la relation entre les apprenants et les enseignants. Dans un autre secteur Info Sup a créé, pour l?enseignement de l?informatique de multiples campus de par le monde sur un modèle d?affaire totalement différent en utilisant ces nouvelles technologies. Certes l?institution est récente (1984) et n?a pas encore toutes les reconnaissances académiques, mais elle rend service et est profitable, ce qui lui permet à terme de réinvestit ces ressources sur de la qualification académique. Au 21ème siècle il est temps de se demander si les institutions académiques doivent fonctionner sur les modalités des universités du moyen âge. Les différents chemins de qualification et de pérennité Ils passent la plupart du temps par une redéfinition du projet stratégique. Celui-ci appelle un travail sur l?identité propre et les expertises différenciantes de l?institution. Cette tâche demande une clarification du « client final ». S?en suit une révision du portefeuille de programme. L?étape suivante consiste à vérifier la cohérence entre les ressources et les activités projetées, autrement dit la faisabilité du projet. Se développer doit nécessairement se faire à partir de ressources existantes et qualifiées. Dans le cas contraire il faut recruter ou qualifier (ce qui est plus long !) et disposer des ressources financières pour le faire. Il reste alors à s?assurer que le positionnement de différenciation se produit après que les aspects fondamentaux soient sécurisés. La dimension budgétaire prendra le relais pour tester la cohérence de l?ensemble. Il faut ensuite tester le projet auprès de ses « clients » et référents tutélaires, et l?amender si besoin est. Pour terminer l?institution devra repenser son organisation et sa gouvernance pour avoir les moyens politiques et budgétaires (subventions et soutiens) de son projet. Ce travail peut être fait en mode projet en ateliers travaillant en parallèle, avec les processus de comité de pilotage et de rapprochement des travaux d?atelier par jalons. Il prend plus de temps mais mobilise plus en interne et en externe. Il peut aussi être fait sur un mode « commando » par une équipe de direction qui se mobilise en petit groupe pour faire le travail et ensuite le vendre en interne et à l?extérieur. La modalité est plus rapide, mais l?énergie pour convaincre le corps professoral et mettre en ?uvre après coup peut être importante et prendre du temps. Il peut être précédé par une demande (sans recherche d?accréditation) de diagnostic à l?EFMD, puis ensuite managé en interne. Conclusions : Identification de ses points forts, de ses expertises, définition d?un plan stratégique, acquisition de ressources, partenariats et mise en ?uvre. Les institutions qui n?auront pas su faire leurs choix, subiront leur destin sans en avoir le libre arbitre. Mais, les institutions académiques n?aiment pas plus le changement que les autres organisations. Peut-être moins même. Mais une chose est sûre elles évoluent plus lentement compte tenu de leur rythme propre lié à l?année universitaire. Toute évolution dans ce milieu prend du temps et doit se caler sur le calendrier universitaire. La culture académique fondée sur la liberté des enseignants (academic freedom) se heurte frontalement aux pratiques que les professeurs de management et de stratégie eux-mêmes ont essayé de transmettre aux entreprises. Les manifestations des universitaires et chercheurs de ce début d?année le démontre. On leur reproche souvent d?ailleurs de ne pas appliquer leurs enseignements à leur institution (Walk your talk ! Mettez en pratique ce que vous enseignez !) Les spécialistes du changement sont souvent conservateurs pour ce qui les concerne. Ceci tient pour beaucoup à la façon dont les carrières académiques se font, et au souci de reconnaissance par les pairs dans leur propre réseau de recherche. Mais même les procédures les plus conservatrices évoluent, et l?on voit nombre d?institutions renoncer progressivement aux principes de titularisation qui faisait jadis qu?un professeur titulaire était inamovible quelques soient ses performances. Les enseignants aujourd?hui sont évalués par leurs élèves, leur responsable de département, le responsable de la recherche, par leurs pairs dans les revues académiques, par le biais des différents systèmes d?accréditation. Un pays en Europe a conservé un statut « quasi divin » aux professeurs titulaires : l?Allemagne. Ils sont nommés par le Ministre du Land et totalement inamovibles, l?ensemble étant verrouillé par un système de retraite qui fait qu?ils n?ont pas intérêt financièrement à quitter leur poste pour aller dans une institution étrangère, sauf en tout début de carrière. Ailleurs, ça bouge, et désormais, il existe un « mercato » des enseignants de management comme des directeurs d?école, dont les premiers rounds apparaissent en Mars de chaque année. Toutes ces évolutions impactent fortement les Ecoles de Management, en Europe et ailleurs. Anticipation, innovation, courage et vision à long terme font là comme dans les entreprises partie des recettes du succès. Jamais sans doute les signaux du changement ne sont apparus aussi forts, sans mentionner l?impact de la crise économique, qui va se faire sentir dans les institutions sinon au niveau levée de fonds et Executive Education. Les institutions américaines constatent déjà des difficultés dans le recrutement des étudiants MBA qui ont plus de difficulté à obtenir des financements pour leurs études ainsi qu?une baisse sensible des recettes des actions de philanthropie. Une chose est sûre, le rôle des doyens et directeurs va être de plus en plus déterminant, et les profils pour ces postes de plus en plus difficiles à trouver. Février 2009-02-19 Bruno Dufour©
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