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Carrières / Mieux dans mon job
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Source : La Tribune.fr - 10/12/2008 | 15:54 - 491 mots

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À vos plans de relance !

Chaque semaine, découvrez les chroniques sur la vie au bureau réalisée par Sophie Peters. Anecdotes, conseils, expériences : pour sourire mais aussi mieux se sentir dans son job.

 

Ne laissons pas l'apanage du plan de relance à nos gouvernants. Nous aussi, nous avons du pain sur la planche pour redonner à notre économie personnelle son lustre d'antan. Si j'en juge par les études que je reçois sur le moral des troupes. 89 % des Français s'accordent à dire que le marché n'est pas propice à un changement de travail (dixit le baromètre Randstad des salariés). Or les professionnels du recrutement affirment que certains métiers sont à l'abri de la crise, comme celui de commercial. Il n'empêche, l'annonce de licenciements massifs tant aux États-Unis qu'en Allemagne ou en France nous impose la prudence. Mais devrait nous inciter à mettre en œuvre notre propre plan de relance personnel (notre PRP) pour réguler nos brutales chutes de moral et peut-être aussi un peu l'économie mondiale, non ?

 

Premier axe, aux dires des économistes : l'investissement. En temps de crise, rien de tel pour repartir du bon pied. Dressons donc la liste de nos qualités et investissons à fond sur les deux premières de la liste. C'est le « made in moi-même » pour faire repartir l'export et l'innovation. Ne comptons que sur nous, sans pour autant en vouloir à la terre entière de nous sentir abandonnés. Cessons de faire dépendre notre bonheur des conditions extérieures — vous voyez bien que l'on peut difficilement compter sur elles — et concentrons-nous sur nos propres ressentis en les acceptant sans les juger. Ce sont nos anticipations qui nous mettent la pression.

 

Deuxième point : octroyons-nous généreusement une prime à la casse des idées noires et une exonération des émotions négatives. Acceptons une fois pour toutes qu'il puisse y avoir de la colère ou du désarroi en nous dans un moment comme celui-ci (quoi de plus normal ?), cela ne fait cependant pas de notre petite personne un(e) nerveux(se) ou un(e) dépressif(ve) patenté(e). C'est juste une mauvaise passe qui ne change rien à notre personnalité profonde, laquelle demande d'être peut-être un peu dépoussiérée et de retrouver sa singularité enfouie. Nous avons une fâcheuse propension à mettre des étiquettes sur des symptômes et à nous livrer à un diagnostic psy sur nous-mêmes. Quand ce n'est pas sur nos voisins de bureau…

 

Troisième point, le gouvernement propose de simplifier les démarches administratives ? Faisons de même : renonçons à l'obsession de voir le monde et les autres changer. Soyons plus vigilants sur ce que nous manigançons dans nos têtes à longueur de journée, aux répétitions en boucle et aux ressentiments tenaces qui limitent nos prises de décisions. Regardez comme les croyances mènent la Bourse par le bout du nez : les places asiatiques, après s'être effondrées à l'annonce des énormes destructions d'emplois du mois de novembre, ont repris du poil de la bête à la présentation du plan de relance d'Obama le week-end dernier. Inspirons-nous-en : à l'annonce de notre PRP, pratiquons la visualisation positive de nos prochaines semaines. Même si Patrick Devedjian dit craindre un effet d'aubaine plus que d'entraînement.

Sophie Peters

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