Contenu :
| Top articles : |
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/carrieres/mieux-dans-mon-job/20100120trib000464403/adieu-papa-bonjour-maman-.html
L'idée d'améliorer la santé au travail fait son chemin. En qualité d'assureur, le groupe Malakoff Médéric s'est interrogé sur son rôle à tenir en matière de prévention dans la crise que traversent les entreprises avec leurs salariés. Il a lancé une vaste enquête avec Sociovision pour y découvrir que l'état physique arrive en queue de peloton des déterminants de la santé au travail. Evénements personnels, pression psychologique, repli social et hygiène de vie pèsent fort dans la balance des risques. Les troubles psychiques sont une cause majeure d'arrêt de travail. 55% des salariés se sont sentis isolés dans les deux semaines qui ont précédé l'étude (75% de ceux qui vivent seul avec enfants). Jamais en panne de trouvaille pour améliorer l'efficacité au travail de leurs salariés, les entreprises ont là devant elles un boulevard.
Alors, foin de paternalisme. Voici venu le temps d'une entreprise maternelle voire maternante. Pas étonnant. L'entreprise et le salarié entretiennent désormais des relations fusionnelles. Se donner à fond pour sa boîte, c'est satisfaire un besoin oral d'attachement à la mère nourricière. Avec des dégâts collatéraux. Car le maternage ignore le manque et manage à l'affect. Au contraire d'un père qui privilégie la sphère sociale et collective, l'ouverture sur l'extérieur. En demandant aux salariés à tout bout de champ ce qu'ils souhaitent, il n'est pas sûr que l'entreprise concoure à leur mieux-être. C'est empêcher l'individu de se prendre en main et de travailler à sa propre croissance. Et là, ce n'est pas vraiment le rôle d'une bonne maman. Ni d'un bon papa. L'un comme l'autre aideront plus sûrement leur progéniture par le respect de soi et la confiance dans leurs capacités qu'en passant leur temps à aller au-devant de leurs demandes en tout genre.
Moralité : mieux vaut donner une canne à pêche à un affamé qu'une tonne de poissons.
Sophie Péters
Publicité
| Offres d'emploi de dernière minute |



Pied de page :