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http://www.latribune.fr/carrieres/mieux-dans-mon-job/20100219trib000478408/stress-prevenir-plutot-que-guerir.html
Le 1er février, les entreprises de plus de 1.000 salariés ont dû remettre au ministère du Travail leurs bonnes pratiques en matière de gestion du stress. Deux tiers ont décidé de jouer le jeu. Les 500 qui ont renoncé seront placées dans la catégorie « rouge » aux côtés de celles qui n'ont pas eu le temps ou celles qui avouent ne rien faire. Tous les noms figureront ces jours-ci sur Internet. Sanction par l'image donc, en a décidé le ministre Xavier Darcos, laissant à la pression médiatique le soin de pousser les entreprises à prendre mieux soin de leurs salariés. Aux Etats-Unis, on appelle cela le « name and shame ».
Si s'attaquer à la pandémie du stress professionnel est évidemment une bonne chose, la méthode, elle, court le risque de produire l'effet inverse. D'abord pour l'individu. Montrer du doigt les entreprises où la tension est forte, c'est fragiliser les salariés qui y travaillent. J'imagine déjà les dîners de copains : « Ah, tu travailles chez Untel ? Pas de chance ! Ta boîte est la lanterne rouge du classement. Tu tiens encore le coup ? Ce n'est pas trop dur ? » Et la tablée de se métamorphoser en cellule psychologique d'urgence pour soulager le stressé. C'est donc reparti pour un tour : un salarié victime et une entreprise bourreau. Est-ce réellement aider les individus ? J'en doute.
Quant à partir du postulat que le stress est là, à tous les étages, comme un mal nécessaire qu'il s'agit de gérer, c'est chercher un remède à l'épidémie au lieu de trouver le vaccin. Mieux vaudrait repenser l'organisation pour en annuler les causes en amont. Pas seulement demander aux managers d'être à l'écoute et compréhensifs à l'égard de leurs salariés, mais aussi travailler sur les conditions de travail. Favoriser les prises de conscience de l'encadrement pour repérer qui, dans le service, a la charge de travail la plus dure, qui croule sous les réclamations clients, qui doit faire face à une chaîne logistique en ébullition. Donner de la visibilité... donc au final du confort de travail... et pas de stress.
Sophie Péters
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jacki a écrit le 21/02/2010 à 18:03 :
Drôle: comment se font les études? Pourquoi cacher les entreprises qui se moquent du stress de leurs agents? Combien de suicides seront nécessaires afin que les pouvoir publics établissent un code d'éthique et bonne conduite pour toutes les entreprises. Au delà du chômage se propage une gangrène avec des méthodes de conduite des équipes dignes d'une époque révolue depuis plusieurs siècles.On attend une fois de plus que les USA changent leurs méthodes pour y courir une nouvelle fois comme de petits chiens! c'est abject
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