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La chirurgie souffre aujourd'hui de problèmes liés aux coûts des assurances et de l'insuffisance des remboursements des actes de chirurgie par l'Assurance maladie...
Des problèmes tels que nous craignons que la chirurgie ne devienne un choix par défaut! Il y a tout d'abord le problème de l'assurance en responsabilité civile professionnelle. Les primes ne cessent d'augmenter: elles sont d'environ 15.000 euros par an en moyenne pour un chirurgien, et même plus de 25.000 euros pour un gynéco-obstétricien. Ces primes mettent en péril la survie économique de certains d'entre nous. Nous payons cher des assurances qui présentent des «trous de garantie» impliquant le risque théorique de ruine du praticien. Cela menace l'exercice libéral de la chirurgie et de l'obstétrique. Sur ce sujet, nous soutenons un projet de loi en cours, qui pourrait être introduit dans la loi de financement de la Sécurité Sociale en octobre prochain.
En outre, comme le tarif de remboursement des actes par la Sécurité Sociale ne correspond pas à la réalité économique et, à notre niveau de responsabilités et de contraintes, nous devons donc recourir aux compléments d'honoraires, peu ou pas remboursés par les complémentaires santé. Les patients ne connaissent pas les tarifs de la Sécurité Sociale. Par exemple l'opération des varices, la deuxième en France en fréquence: le tarif brut de l'Assurance maladie française est de 178,07 euros. Pour cette intervention qui dure une heure, les frais sont supérieurs à 50%. Il reste environ quatre-vingt euros avant impôt!
Quelles solutions pour conserver notre réputation française de «meilleure offre de soins au monde»?
Nous devons trouver des solutions donnant plus de lisibilité à nos métiers : notre offre de soins est l'une des meilleures au monde et, dans notre pays, il n'y a pas de liste d'attente en chirurgie ! C'est précieux et cela ne doit pas disparaître. Il s'agit donc clairement de revaloriser nos actes, qu'ils soient considérés à la juste mesure des responsabilités que nous prenons. D'autant que nous sommes confrontés à d'autres difficultés, principalement celles de la démographie chirurgicale avec un risque de zones désertées. Il y a moins de cliniques et leur profil a radicalement changé. Pour nous faire entendre, nous comptons sur les élections professionnelles des Unions régionales des professionnels de santé du 29 septembre 2010, auxquelles nous nous présenterons avec les métiers du « bloc opératoire » (obstétrique, chirurgie, anesthésie). Objectif : être élus et devenir représentatifs afin que nos problèmes spécifiques soient enfin pris en compte.
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