Contenu :

dossier

Auto-entrepreneur: un régime adapté ?

Source : La Tribune.fr - 23/06/2010 | 17:15 - 505 mots  | 
|
Auto-entrepreneur: un régime adapté ?

Tous les professionnels libéraux non réglementés peuvent bénéficier du statut d'auto-entrepreneur. Avantages et inconvénients de ce régime simplifié.

LA LISTE EST LONGUE, voire impossible à dresser. Architecte, ingénieur-conseil, traducteur, secrétaire à domicile, psychologue, enseignant, styliste, détective, astrologue, chiromancien, cartomancien, ésotériste, magnétiseur, radiesthésiste... les professionnels libéraux susceptibles d'être concernés par le régime de l'auto-entrepreneur créé le 1er janvier 2009 sont pléthore. Ce régime pourrait même, à terme, concerner les avocats. En résumé, il permet de créer une activité indépendante par une procédure simplifiée et d'exercer, de façon régulière ou ponctuelle, en minimisant les coûts administratifs. A ce jour, plus de 40 % des auto-entrepreneurs sont considérés comme ayant un statut libéral. Un chiffre boosté par les services à la personne, l'un des secteurs les plus performants de l'économie française.

De nombreux avantages

Les démarches sont simplifiées : une déclaration auprès du Centre de formalités des entreprises (CFE) via le site www.lautoentrepreneur.fr suffit. Idem pour le régime fiscal et social : l'auto-entrepreneur acquitte auprès de l'URSSAF l'ensemble de ses cotisations et contributions sociales, ainsi qu'éventuellement l'impôt son revenu professionnel. Ce calcul se fait directement sur le chiffre d'affaires généré le mois ou le trimestre précédent (18,3 % pour les charges sociales et 2,2 % pour l'impôt sur le revenu). Enfin, le professionnel libéral bénéficie d'une exonération de TVA et de la contribution économique territoriale. Maître David Gordon-Krief, président de l'UNAPL, y voit là « un statut temporaire permettant à des gens de mettre le pied à l'étrier ou de se procurer un complément de revenu. En tout cas, une initiative positive créant de l'énergie ». Subsiste néanmoins un bémol : celui des indépendants qui ne sont « ni artisan, ni commerçant », et parmi lesquels un grand nombre exerce des activités de service pas toujours libérales. Faute d'une définition réglementaire, ces derniers sont considérés par l'URSSAF comme étant des professionnels libéraux et renvoyés, par conséquent, vers la caisse de retraite des ces derniers.

De nombreuses mesures d'accompagnement ont été mises en place. C'est ainsi que via le Comité Synergie Réseau, dont l'UNAPL est membre, l'Agence pour la création d'entreprises (APCE) a élaboré un plan d'action complet. Il comporte la labellisation des sites d'information, l'identification des réseaux d'accompagnement des auto-entrepreneurs, l'actualisation de l'information sur les sites Internet, la publication d'une nouvelle version du Guide de l'auto-entrepreneur et, également, la mise en place d'une formation pour l'ensemble des acteurs de l'accompagnement à la création d'entreprises. De son côté, l'UNAPL mène diverses actions dédiées aux auto-entrepreneurs en libéral, notamment par l'intermédiaire de ses Offices régionaux d'information et de formation pour les professions libérales (ORIFF-PL), implantés au sein des Maisons des Professions Libérales.

Qui peut opter pour le régime de l'auto-entrepreneur ?

Le régime de l'auto-entrepreneur s'applique, en principe, à tous les professionnels libéraux, hors avocat. La loi du 17 février 2009 a prévu que les professionnels libéraux qui créent une activité relevant de la CIPAV pourraient, à titre exceptionnel et temporaire, opter pour le régime de l'auto-entrepreneur. Par ailleurs, le professionnel doit relever du régime micro-BNC, c'est-à-dire percevoir des recettes d'un montant maximum de 32.100 euros par an et ne pas avoir opté pour le paiement de la TVA.

M.R. - 23/06/2010, 17:15  | 
|
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

> retour haut de page

  • FEDAE a écrit le 24/06/2010 à 14:53 :

    • La campagne de lobbying de la CAPEB scandalise les auto-entrepreneurs. L?action de la CAPEB pour limiter le régime de l?auto-entrepreneur sous-estime la qualité et le dynamisme des auto-entrepreneurs eux-mêmes. Ils réagissent. La CAPEB engage une action pour limiter le régime de l?auto-entrepreneur. Cet organisme qui dit représenter plus de 120.000 entreprises artisanales du bâtiment demande à ses adhérents d'exiger la suppression du régime de l?auto-entrepreneur dans les métiers du bâtiment. Selon la CAPEB, le régime génèrerait une concurrence déloyale pour les entreprises artisanales du bâtiment, alors que la seule limite de chiffre d?affaires écarte toute concurrence sur un marché énorme, qui doit au contraire donner une chance aux petits créateurs. Le régime de l?auto-entrepreneur devient de fait la première marche pour ceux qui veulent entreprendre et grandir ensuite rapidement vers l'entreprise artisanale. C?est d?ailleurs ainsi que les artisans eux-mêmes perçoivent ces nouveaux entrepreneurs, qui abordent un nouveau marché jusqu?alors inexploité, ne constituant donc pas une concurrence sérieuse. Selon la Fédération des auto-entrepreneurs, la CAPEB va même jusqu?à traiter les auto-entrepreneurs de fraudeurs en puissance, sous prétexte que le régime inciterait au travail dissimulé. La FEDAE affirme qu'il n?est pas concevable de prétendre publiquement que ces créateurs ne sont ni formés, ni responsables, et mettent en danger la sécurité des consommateurs. Ce régime, qui offre enfin un débouché à ceux qui sont exclus du marché du travail traditionnel (handicapés, mères de famille, jeunes retraités, jeunes sans emploi ou peu qualifiés), adresse un nouveau marché distinct et porteur. Ils ont généré en 2009 près de 934 millions d?euros, ils constituent indéniablement une nouvelle force économique pour notre pays. Pour toutes ces raisons, la détermination des auto-entrepreneurs à se faire entendre à leur tour est réelle. Ils parlent à leurs élus, qui ont souhaité ce régime de tous leurs v?ux, afin de régulariser la situation de ceux qui réalisaient des profits "au noir" sans payer d'impôts. En supprimant ou en limitant ce régime, ils favoriseraient le retour à l'ancien système, ce qui diminuerait non seulement le montant des impôts espérés, mais aussi la confiance de tous ceux qui plébiscitent ce régime. Retrouvez l?action menée sur http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/actualites/federation/07062010/artisans-se-battre-contre-ou-defendre-regime-auto-entrepreneur

> Retour haut de page

    • La campagne de lobbying de la CAPEB scandalise les auto-entrepreneurs. L?action de la CAPEB pour limiter le régime de l?auto-entrepreneur sous-estime la qualité et le dynamisme des auto-entrepreneurs eux-mêmes. Ils réagissent. La CAPEB engage une action pour limiter...

      par FEDAE le 24/06/2010 à 14:53

  • Synergie
    -0.14 % (-0.7613 points) 18.25 €

 Les plus commentés

 Les plus envoyés

 Les plus lus

Publicité

Pied de page :