Les sociétés informatiques se livrent une véritable bataille pour embaucher des ingénieurs

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Le secteur recrutera 31.000 cadres en 2011, soit un bond de 14 %.

S'il est un secteur à la recherche de cadres, c'est bien celui de l'informatique. En France, les sociétés de services et d'ingénierie informatique (SSII) et les éditeurs de logiciels devraient recruter 31.000 cadres cette année, selon le baromètre Apec-Syntec numérique. Ce chiffre reflète une croissance de 14 % des embauches par rapport à l'année 2010. Si l'on inclut les non-cadres, le secteur embauchera au total 40.000 personnes (+ 29 %), plus que les 30.000 départs naturels attendus.

La raison de cette forte demande de cadres, qui représentent près de 90 % des effectifs du secteur informatique, réside dans l'accélération de la reprise des investissements des entreprises dans ce domaine, après la crise de 2009. L'activité des SSII et des éditeurs de logiciels français devrait croître de 3,5 % en 2011, après une chute de 4 % en 2009 et un léger redressement de 1,5 %, en 2010.

Effort sur les salaires

Revers de la médaille, les besoins sont tels que les sociétés se livrent une véritable « bagarre pour trouver des ingénieurs », selon Stanislas de Bentzmann, le co-président de la SSII Devoteam. « Les candidats sont très sollicités, par les autres SSII mais également par nos propres clients, en particulier dans la banque et les télécommunications », explique le dirigeant. De fait, le turn-over des effectifs de Devoteam est remonté à 19 %, soit « son niveau d'avant la crise ».

Conséquence, le secteur doit déployer des trésors d'ingéniosité pour attirer les cadres. « Il faut aller à leur rencontre, dans les écoles, les associations d'anciens. Il faut leur proposer des processus de recrutement ludiques et surtout rapides », détaille Stanislas de Bentzmann. Sans oublier un effort sur les salaires. L'ensemble de la profession a consenti des augmentations générales de 2 % à 3 % depuis janvier, selon le patron de Devoteam.

Pas sûr que cela suffise. Pour le Munci, l'association professionnelle des informaticiens, si les SSII françaises peinent à recruter, c'est d'abord en raison de « salaires faibles par rapport aux autres secteurs d'activité, et inférieurs à ceux des autres SSII européennes ». Le Munci dénonce également « des conditions de travail difficiles, moins stables » qu'au sein des services informatiques internes à des entreprises.

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Commentaires
a écrit le 19/12/2011 à 15:59 :
L'interimaire Devoteam qui gère les carrières au grès des opportunités de mission chez ses clients n'est absolument pas prêt à consentir quelconques efforts au niveau salarial encore moins en temps de crise. Fausse annonce qui ne sera jamais vérifiable. Encore un autre moyen de communiquer sans que cela lui coûte un cents...
a écrit le 15/05/2011 à 17:31 :
"L'ensemble de la profession a consenti des augmentations générales de 2 % à 3 % depuis janvier, selon le patron de Devoteam"

1ere nouvelle !!!
Y-aurait-il une "entente secrète" sur les salaires au Syntec ou parmi les principales SSII... ?
A moins que M. Stanislas de Bentzmann soit tout simplement dans le "secret des dieux" ???

Franchement, une telle info est totalement risible !!!

(En tout cas chez Atos, pas d'augmentation collective à ce jour...)
a écrit le 15/05/2011 à 9:57 :
Les ssii, l'esclavage moderne!
A lire: http://revolutionsociale.wordpress.com/2011/01/
a écrit le 15/05/2011 à 9:52 :
voir

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