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La Tribune.fr - 09/06/2009 Ã 18:16 - 336 mots
En ces temps de crise, Israël tente de ramener au bercail les « cerveaux » qui peuplent les universités et les entreprises de haute technologie les plus prestigieuses à l'étranger. Le ministère des Finances a fait un premier pas en réussissant à attirer, ces derniers mois, 104 chercheurs et professeurs qui enseignaient à Stanford, en Californie, au Massachusetts Institute of Technology ou a Oxford. Mais une telle opération est très coûteuse.
Pour convaincre les candidats, l'État, qui cultive son image de pays tourné vers les hautes technologies, a dû débourser 23 millions de dollars. Selon une estimation officielle, il faut compter près de 5 millions de dollars par scientifique pour réussir leur réintégration. Parallèlement, le Trésor accorde de géné-reuses exemptions fiscales durant dix ans aux Israéliens installés à l'étranger qui décident de rentrer au pays. Dans ce cas aussi, il s'agit d'attirer les ingénieurs et techniciens formés en Israël et qui exercent leurs talents ailleurs dans le monde.
« L'éducation supérieure constitue un moteur de croissance à long terme, c'est pourquoi le pays est ouvert à tous ceux qui veulent revenir », souligne Roni Bar-On, le ministre des Finances. Pour l'État hébreu, cette bataille contre la fuite des cerveaux est vitale. Israël est une superpuissance à son échelle sur le front de la haute technologie. Ainsi, plus de 60 entreprises israéliennes de ce secteur sont cotées au Nasdaq. Autre chiffre : le pays consacre plus de 5 % de son produit intérieur brut à la recherche et au développement, soit deux fois plus qu'un pays comme la France.
Arrêter l'exode
Mais, parallèlement, le pourcentage de chercheurs israéliens employés dans des institutions universitaires américaines représente 25 % des effectifs de ceux qui travaillent dans les établissements israéliens, alors que ce pourcentage est de moins de 5 % dans les pays européens. Résultat : les médias estiment que les moyens utilisés pour endiguer l'exode des cerveaux ne sont pas à la hauteur du défi. Mais, en période de récession, le gouvernement peut difficilement faire beaucoup plus ?
Pascal Lacorie, à Jérusalem
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