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The Associated Press - 01/09/2009 Ã 08:31 - 332 mots
Beaucoup d'agriculteurs "ne pourront pas survivre en 2010 et 2011" si l'Etat ne les aide pas, a averti mardi matin Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), en envisageant des manifestations de rue.
"Je n'ai jamais connu une telle situation depuis que je fais du syndicalisme", a-t-il confié sur Europe-1, en soulignant que "presque tous les secteurs" de l'agriculture étaient "en crise", notamment sur les prix. Il a cité en particulier les filières lait, porc, fruits et légumes.
"Nous allons nous mobiliser pour que le gouvernement accompagne, en tout cas soutienne le revenu des producteurs dans notre pays", a promis M. Lemétayer. "Ca peut être aussi dans la rue", a-t-il dit. "Il faut, à un moment donné, aller dans la rue, pour le gouvernement mais aussi pour que l'opinion publique nous entende".
Selon le président de la FNSEA, "un certain nombre de producteurs (...) ne pourront pas survivre en 2010 et 2011 s'il n'y a pas un accompagnement supplémentaire du gouvernement français".
Les agriculteurs n'ont "certainement pas" l'intention de rembourser les 500 millions d'aides publiques qui leur auraient été indûment versées entre 1992 et 2002 et que Bruxelles réclame à présent.
"On est en train de demander le remboursement de sommes qui ont servi justement à réguler le marché", a déploré le syndicaliste. "On ferait mieux de prendre des décisions qui permettront de mettre une dose de régulation des marchés plutôt que de continuer d'assommer les producteurs".
En ce qui concerne la filière laitière, il s'est déclaré favorable à la création d'un label "lait de France", comme cela a déjà été fait pour les viandes bovine et porcine. "Ca fait partie des solutions, ça ne suffira pas", a-t-il jugé, en s'inquiétant par ailleurs de la suppression des quotas en 2015. A ses yeux, "c'est une erreur de sortir de la régulation du marché".
Jean-Michel Lemétayer a redit son opposition à la contribution climat énergie qui, selon lui, "va charger la barque". "Bien entendu que je suis contre cette taxe carbone", a-t-il lancé. AP
cb/ma
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