Contenu :
La crémation continue sa progression en France où elle concerne maintenant trois obsèques sur dix, avec un changement important: depuis cette année, les proches des défunts n'ont plus le droit de garder les cendres chez eux.
La Toussaint est célébrée ce dimanche et nombre de Français vont aller fleurir les tombes de leurs chers disparus.
D'après une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) publiée ce mois-ci, près de neuf Français sur dix se rendent au cimetière au moins une fois dans l'année, "sept personnes sur dix y allant, au moins de temps en temps, à la Toussaint".
De plus en plus souvent, elles vont fleurir un columbarium car, si une majorité de morts sont encore enterrés, une part croissante est en effet incinérée. La crémation, qui n'était choisie que pour 1% des obsèques en 1979, en concernait 28% en 2007, selon le CREDOC. D'après des statistiques publiées par le gouvernement, le nombre d'incinérations a doublé en dix ans pour dépasser les 152.000 en 2008.
"La diminution de la pratique religieuse chrétienne ces dernières années joue un rôle dans la baisse de l'inhumation au profit de la crémation", explique le CREDOC pour qui ce dernier choix "est beaucoup plus fréquent chez les non-croyants et les non-pratiquants".
Comme ce phénomène ne cesse de gagner de l'ampleur, le Parlement a légiféré pour donner un statut aux cendres humaines, qui en étaient jusqu'alors dépourvues.
La loi du 19 décembre 2008 précise que l'urne peut être conservée dans un columbarium ou dans un caveau de famille, mais pas au domicile des proches. Les cendres peuvent être déposées dans le jardin du souvenir du cimetière. Pour une dispersion en pleine nature, il faut faire une déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt. AP
cb/mw
Copyright 2009 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed.
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :