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A l'approche des élections régionales, le camp présidentiel assure que le gouvernement ne laissera pas Renault abuser des délocalisations ou licencier en France. Au lendemain de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Carlos Ghosn, Claude Guéant a affirmé dimanche que le PDG de la firme au losange avait "clairement indiqué qu'il y aurait au minimum le maintien de 3.400 ouvriers" sur le site de Flins (Yvelines). Valérie Pécresse a salué cette décision.
Le secrétaire général de l'Elysée, qui était l'invité du Grand rendez-vous Europe 1/Aujourd'hui en France, a précisé que le constructeur avait "choisi Flins pour développer sa première voiture électrique" et a assuré que la "Clio 4 correspondant au marché français serait fabriquée en France".
M. Guéant a estimé que les propos tenus samedi par Carlos Ghosn répondaient aux inquiétudes concernant une possible délocalisation en Turquie de toute la production de la nouvelle Clio.
"Renault a fait la totalité du chemin que nous lui demandions", a observé Claude Guéant. Mais il a reconnu que "pour vendre en Turquie ou en Chine", Renault avait "besoin d'être en Turquie ou en Chine". "On ne peut pas demander à Renault de fabriquer en France des voitures pour la Turquie, ce qui signifierait qu'on ne vendrait plus de voitures en Turquie."
Il a également rappelé que "l'Etat a 15% du capital de Renault, ce qui nous permet d'avoir deux administrateurs au conseil d'administration". Mais il a estimé que l'Etat n'était peut-être "pas suffisamment actif dans la prise des décisions industrielles".
Sur ce point, Carlos Ghosn a fait à Nicolas Sarkozy "la proposition que, désormais, un représentant de l'Etat siège au comité stratégique de Renault, afin que toutes les décisions de la nature que vous avez évoquées (les délocalisations, NDLR) puissent être très en amont portées à la connaissance de l'Etat, afin qu'en tant qu'actionnaire, il puisse se déterminer", a ajouté M. Guéant.
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France, s'est félicitée "de la décision de Renault de maintenir l'activité et l'emploi du site de Flins et de continuer la production de véhicules à combustion tout en développant la production de véhicules électriques".
"Cette décision de Renault s'inscrit dans notre volonté de faire un pôle automobile dans les Yvelines", a-t-elle expliqué dans un communiqué.
Samedi, à l'Elysée, Carlos Ghosn a indiqué que Renault maintiendrait l'emploi et l'activité du site de Flins. Le constructeur poursuivra sur ce site "la production des modèles actuels de Renault Clio et y implantera une partie de la production de la Clio 4", a précisé l'Elysée dans un communiqué.
Invité par l'exécutif à revoir ses plans, Renault a donc choisi de couper la poire en deux, sans renoncer à fabriquer en Turquie une voiture qui, selon ses chiffrages, coûte 10% moins cher à assembler dans ce pays qu'en France.
"J'ai confirmé au président de la République que nous produirons la Clio 4 à Flins, dans un cadre général de double sourcing avec Bursa en Turquie", a fait savoir samedi soir Carlos Ghosn. AP
pyr/tl
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