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Le SNES-Créteil appelle les enseignants de toute l'académie à manifester jeudi à Paris contre les suppressions de postes, initiative décidée dans la foulée du mouvement lancé par les personnels du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux qui ont cessé le travail depuis le 3 février après l'agression d'un lycéen au couteau ont par ailleurs décidé de reconduire leur mouvement pour la journée de mercredi, a-t-on appris mardi de source syndicale.
"Le SNES confirme son appel à la grève pour jeudi dans l'académie de Créteil. Il y a en plus un appel à une manifestation à Paris à laquelle devraient se joindre des collègues des académies de Paris et Versailles", a déclaré mardi à l'Associated Press Jean-Michel Gouezou, secrétaire départemental du Syndicat national des enseignements du second degré (SNES) du Val-de-Marne.
Le cortège partira à 14h du carrefour de l'Odéon en direction du ministère de l'Education nationale.
Mardi à la mi-journée, une délégation du lycée Adolphe-Chérioux a été reçue par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel. Mais les enseignants de l'établissement, qui réclament la création de 11 postes de surveillants supplémentaires à plein temps, n'ont pas obtenu satisfaction, le ministre rappelant simplement les concessions faites ces derniers jours par le rectorat de Créteil.
"Au-delà de la question spécifique de Chérioux, la question des suppressions de postes, de ce qui prime entre l'éducation et le budget, elle est en train de se poser partout", a ajouté M. Gouezou.
Et selon lui, il est par ailleurs "évident que les autres établissements, vu la manière dont Chérioux est reçu et entendu, sont dans l'idée de manifester leur soutien par la grève ou d'autres manières".
Pour lui, "le message qu'adresse le gouvernement, la seule réponse, c'est une réponse financière: pas de postes supplémentaires parce que ça coûte cher, éventuellement des personnels précaires, et si vous continuez, on vous retire de l'argent", pour les jours de grève. Le ministère de l'Education a en effet laissé entendre qu'il considérerait les enseignants d'Adolphe Chérioux exerçant leur droit de retrait comme grévistes. AP
god/sb
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