Contenu :
The Associated Press - 10/05/2009 à 21:00 - 364 mots
L'ancien Premier ministre Alain Juppé s'est déclaré "inquiet" dimanche par l'apparent manque d'intérêt des Français pour les européennes du 7 juin prochain, car pour lui l'Europe "est aujourd'hui plus que jamais nécessaire" face à la crise. Il a cependant exprimé des réserves sur la composition des listes de l'UMP pour ces élections.
"Je suis inquiet et d'une certaine manière complètement déstabilisé par cela, parce que s'il y a bien une circonstance historique dans laquelle l'Union européenne est aujourd'hui plus que jamais nécessaire, c'est bien celle que nous vivons", a-t-il expliqué au "Grand Jury" RTL/"Le Figaro"/LCI. "Nous ne pouvons peser sur le destin du monde qu'ensemble, avec nos 26 partenaires."
Toutefois, a-t-il poursuivi, "si l'Europe veut vraiment jouer un rôle de pôle d'influence sur la scène mondiale, il faut qu'elle ait son identité et qu'elle soit porteuse d'un projet politique", et pour cela, "il faut des frontières à l'Europe", a-t-il dit, d'autant plus que "l'Europe est un ensemble dans lequel s'exerce des solidarités entre les pays les plus riches et les moins riches. Il y a des limites à cette capacité d'absorption". Il suggère donc pour des pays comme la Turquie de "développer une autre forme de collaboration, (...) le partenariat", à condition "que ces partenariats ne se limitent pas à des zones de libre-échange, qu'ils aient aussi un contenu de politique et de sécurité".
Interrogé sur les listes de l'UMP pour les européennes, M. Juppé a reconnu une certaine insatisfaction. Le fait qu'Alain Lamassoure ne soit pas tête de liste pour le Sud-Ouest l'agace "un peu", mais "ce qui m'agace aussi un peu, c'est que Jacques Toubon ne soit pas à nouveau parlementaire européen", ajoute-t-il, mais "c'est ainsi. Je ferai preuve d'indulgence". "J'ai une satisfaction, c'est qu'Alain Lamassoure sera, je l'espère, parlementaire européen."
Maintenant, a continué l'ancien Premier ministre, "il faut se mettre en campagne", pour "faire aimer l'Europe (...) en essayant de convaincre les Françaises et les Français que c'est là que ça se passe".
Pour lui, vouloir faire du 7 juin un vote sanction contre le président Sarkozy, "c'est le plus mauvais service que le Parti socialiste puisse rendre à l'Europe, de brouiller le débat européen". "C'est vraiment tirer une balle dans le pied de l'Europe." AP
st/cov
Copyright 2009 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed.
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :