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"L'Etat respectera et mettra en oeuvre les décisions qui ont été prises" à l'issue des Etats généraux de l'outre-mer, a promis mardi Nicolas Sarkozy aux 3,6 millions de Français ultramarins lors d'une cérémonie des voeux à La Réunion.
"Je l'ai dit au Premier Ministre et à la ministre de l'Outre-mer: je serai extrêmement exigeant, intraitable même, sur le respect de la parole donnée car je sais que vous avez trop souffert de promesses sans lendemain et de beaux discours incantatoires", a-t-il déclaré devant des centaines de personnes réunies au Parc des expositions de Saint-Denis-de-La-Réunion.
Le chef de l'Etat veut notamment s'engager "très concrètement dans la lutte contre la vie chère qui est vraiment un sujet de préoccupation" pour les 12 territoires d'outre-mer. "On en peut pas l'accepter lorsque c'est le résultat de privilèges ou de monopoles", a-t-il martelé sous les applaudissements de la foule.
Par ailleurs, le président a jugé que le développement endogène "nécessite que (ces) territoires s'ouvrent davantage aux pays des bassins géographiques environnants. Finalement, il s'agit d'inventer un nouveau modèle de développement, moins artificiellement dépendant de la métropole".
A l'issue de ce discours, M. Sarkozy devait quitter La Réunion pour Paris, avec une courte halte à Djibouti pour un entretien en fin de soirée avec le président Ismaël Omar Guelleh. La France dispose d'une base militaire très importante dans ce confetti de la Corne africaine d'où elle mène notamment la lutte contre la piraterie dans le golfe d'Aden. Les relations avec Djibouti se sont tendues en raison de la mise en cause directe, par la justice française, de M. Guelleh dans la mort du magistrat Bernard Borrel en 1995 dans ce pays. AP
der/mw
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