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La SNCF a démenti lundi tout "plan de suppression de dessertes" après les informations des "Echos" selon lesquelles la compagnie ferroviaire "étudie actuellement une refonte profonde de son offre", qui pourrait se traduire par des "suppressions de dessertes" TGV ou "une forte réduction" de l'offre sur certaines lignes à partir de 2011.
L'entreprise reconnaît seulement de nécessaires "adaptations commerciales", comme celles qui ont lieu "chaque année" dans son offre TGV.
La SNCF "ne coupe pas dans son réseau", a déclaré le porte-parole de la SNCF Jean-Paul Boulet à l'Associated Press, démentant "globalement" les informations parues lundi dans le quotidien économique. "Les Echos" affirmaient que certaines liaisons TGV comme celles entre Lille-Strasbourg, Bordeaux-Strasbourg, Nantes-Strasbourg et Paris-Arras pourraient voir leur offre "nettement réduite" en 2011, des changements qui seraient mis en application dès le "passage au service d'hiver" en "décembre prochain".
Le porte-parole de la SNCF a toutefois expliqué que du fait des "péages de plus en plus chers" à Réseau ferré de France (RFF) et ce depuis 2008, la SNCF va "regarder de plus près" la rentabilité de ses lignes, afin de procéder à des adaptations, comme elle le fait "chaque année". Il a évoqué par exemple la suppression des TGV à certains horaires, pour les remplacer à d'autres afin d'améliorer leur remplissage.
"Les liaisons déficitaires sont couvertes par celles bénéficiaires", a-t-il par ailleurs assuré, se refusant à donner des informations sur les lignes TGV rentables ou non du fait de l'arrivée prochaine de compagnies concurrentes sur le réseau. Mais "l'objectif est l'équilibre des liaisons", a-t-il souligné, en rappelant que la SNCF est à nouveau déficitaire depuis 6 ans.
"Dans le cadre des réflexions en cours sur le modèle économique des TGV à plus long terme, des travaux plus poussés d'évolution de l'offre TGV sont engagés", admet la SNCF dans un communiqué diffusé lundi.
La compagnie ferroviaire doit réunir mercredi prochain son Conseil d'administration pour "examiner son projet de budget pour 2010", qui "intègre, comme chaque année, des créations et des suppressions de dessertes TGV", ajoute-t-elle. "L'offre en parcours TGV augmentera de l'ordre de +1% en 2010 sur un total de 800 TGV en moyenne qui circulent chaque jour. Il n'y a donc pas de plan de suppression de dessertes", assure la SNCF.
S'insurgeant contre une future "orientation tout à fait inacceptable" de l'offre TGV, la sénatrice UMP du Bas-Rhin Fabienne Keller a tenu de son côté à rappeler que la construction de la ligne TGV Est avait "été financée largement par les collectivités" et les contribuables. "Une refonte des dessertes" ne doit pas se faire "sans une concertation approfondie avec les régions et les métropoles concernées", a-t-elle averti dans un communiqué.
Dans un communiqué, le Parti socialiste a dénoncé le "manque de soutien de l'État au système ferroviaire" et a appelé "l'Etat (à) prendre ses responsabilités et de garantir l'avenir du transport ferroviaire en France". AP
lat/sb/jp
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