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Aux cris de "Mort à l'Italie, mort à Berlusconi", une centaine d'Iraniens ont manifesté mardi devant l'ambassade d'Italie à Téhéran, selon le ministre italien des Affaires étrangères. Des actions de protestation ont également eu lieu devant les missions diplomatiques de France et des Pays-Bas.
Les rassemblements ont été organisés une semaine après l'annonce par le président du Conseil Silvio Berlusconi d'une révision à la baisse des relations commerciales entre son pays et l'Iran.
A l'occasion d'un déplacement en Israël, le chef du gouvernement italien a également souhaité un durcissement des sanctions contre le régime de Téhéran. L'Italie est depuis longtemps le plus important partenaire commercial de l'Iran au sein de l'Union européenne.
La chaîne Sky TV 24 a diffusé des images montrant des protestataires qui jetaient des pierres et des oeufs sur l'ambassade d'Italie. Des responsables du ministère des Affaires étrangères ont déclaré qu'aucun des manifestants n'avait réussi à s'introduire dans le bâtiment et que la police était intervenue.
Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a déclaré au Sénat que cette manifestation était "hostile" et que le groupe avait tenté d'attaquer le bâtiment.
L'agence de presse italienne ANSA, citant des sources non identifiées, a rapporté mardi que le ministère iranien des Affaires étrangères avait convoqué l'ambassadeur d'Italie pour protester contre les déclarations de Silvio Berlusconi en Israël.
De son côté, l'agence iranienne semi-officielle Fars a déclaré qu'un groupe d'étudiants s'était rassemblé dans l'après-midi devant les portes des ambassades d'Italie et de France, situées à proximité l'une de l'autre dans le centre de Téhéran.
Les étudiants ont lancé des oeufs et des tomates sur les deux bâtiments et dénoncé ce qu'ils ont qualifié de soutien italien et français au mouvement d'opposition iranien, selon l'agence. Ils auraient également exigé que l'Iran révise ses relations à la baisse avec les deux pays.
La police a stoppé plusieurs étudiants qui tentaient d'enlever une pancarte de rue sur le mur de l'ambassade d'Italie, sur laquelle étaient inscrits les mots "rue de Rome".
Joint par l'Associated Press, le ministère français des Affaires étrangères n'a pas fait de commentaires dans l'immédiat.
A Rome, Franco Frattini a déclaré qu'il n'était pas prévu dans l'immédiat de fermer l'ambassade et qu'une telle décision, si elle devait avoir lieu, serait prise conjointement avec d'autres pays de l'Union européenne.
Il a également précisé que le niveau de participation aux célébrations annuelles jeudi de la Révolution iranienne de 1979 ferait l'objet de discussions. "Les contacts sont maintenant en cours" pour "parvenir à une position conjointe", a-t-il dit. AP
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