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Les Etats membres de l'Union européenne n'ont pas réussi mardi à se mettre d'accord sur l'interdiction, même temporaire, du commerce du thon rouge, prisé par les amateurs de sushis.
La Commission européenne souhaitait que les Vingt-Sept s'entendent sur une interdiction provisoire jusqu'à un rétablissement des stocks, mais la Grèce, Chypre, Malte, la France, l'Espagne et l'Italie ont insisté pour que se poursuive la pêche au thon rouge.
Pour les défenseurs de l'environnement, cet échec constitue un pas supplémentaire vers l'extinction commerciale du thon rouge. "Ils poussent le thon vers le point de non retour", a dénoncé Xavier Pastor du groupe de protection Oceana. "Il est déplorable que les Etats membres de l'UE qui sont principalement responsables de la diminution des stocks de thon rouge refusent d'accepter une mesure qui aurait contribué à inverser la situation".
La Commission européenne espérait que les pays membres de l'Union présentent un front uni lors de la prochaine réunion de la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique). Mais pousser en faveur d'une interdiction de la pêche au thon rouge lors de la réunion de la commission qui se tiendra du 6 au 15 novembre à Recife (Brésil) paraît désormais peu probable.
Si les quotas de 2007 ont été fixés à 29.500 tonnes, Oceana estime que les prises ont atteint en réalité quelque 60.000 tonnes. D'après le groupe, quelque 45.000 tonnes de thon rouge pourraient être pêchées chaque année si les pays permettaient un rétablissement des stocks.
L'UE a été critiquée par des associations de défense de l'environnement pour ne pas pousser en faveur de l'inscription du thon rouge dans la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES). AP
cr/v315
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