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France

Poursuite de la grève dans les musées nationaux

La grève dans les monuments et musées nationaux à l'appel de l'intersyndicale du ministère de la Culture s'est amplifiée jeudi au deuxième jour du mouvement. En Ile-de-France, le Louvre, le Centre Georges Pompidou et le Château de Versailles étaient notamment fermés, selon la Direction des musées de France.

L'intersyndicale du ministère de la Culture (CFDT, FO et Sud) s'est réunit jeudi après-midi et a appelé à la poursuite du mouvement vendredi, a précisé à l'Associated Press Kamal Hesni, porte-parole de la CFDT-Culture. De nouvelles assemblées générales dans les musées sont prévues vendredi matin, notamment au Louvre et au Centre Georges Pompidou, a-t-il précisé.

"Le Château de Versailles et le Louvre sont fermés, alors qu'ils étaient ouverts au public mercredi même s'ils avaient voté la grève", a déclaré Kamal Hesni, notant une amplification du mouvement.

Au Louvre, des employés grévistes se sont rassemblés devant et à l'intérieur de la Pyramide, et l'entrée était fermée au public, a-t-on constaté sur place.

A Versailles, le château était fermé, mais les jardins et le Grand Trianon étaient ouverts et gratuits pour l'occasion, selon le service de presse de l'établissement. De même source, on estimait à environ 30.000 euros le manque à gagner par jour de fermeture, le Château de Versailles accueillant en moyenne 3.000 visiteurs par jour en semaine en basse saison.

Le Centre Georges Pompidou, d'où est parti le mouvement le 23 novembre, était lui aussi fermé jeudi. Tout comme l'Arc de Triomphe, les tours de Notre-Dame de Paris, la Sainte-Chapelle à Paris. La Conciergerie était, elle, en grève mais ouverte gratuitement au public, selon le Centre des monuments nationaux. En province, le Château et les remparts de Carcassonne (Aude), ainsi que le Fort Saint-André de Villeneuve-lez-Avignon (Vaucluse) étaient également fermés.

Les syndicats de la Culture dénoncent les suppressions de postes et les restrictions budgétaires entraînées, selon eux, par la révision générale des politiques publiques (RGPP) lancée par la gouvernement. Celle-ci prévoit le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

Jeudi, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a affirmé qu'il n'y aurait pas d'"exception" pour son ministère dans l'application de la RGPP. "La réforme devra s'appliquer. Il n'y a pas d'exceptions. Si on commence à faire des exceptions, on ne s'en sort plus", a-t-il souligné sur France-2.

Le ministre de la Culture avait reçu les syndicats mercredi durant près de trois heures sans qu'un terrain d'entente ne soit trouvé entre les deux parties. Aucune nouvelle date de réunion n'a été fixée pour l'heure, selon la CFDT.

Dans un communiqué, le Parti communiste a apporté jeudi son soutien au mouvement, estimant que les employés grévistes "défendent le patrimoine national contre la politique de casse du gouvernement".

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a, lui aussi, exprimé dans un communiqué "son soutien total les personnels en grève qui ont décidé de lutter contre le passage de la culture à la moulinette de la RGPP". AP

jp/cov-v/cr

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