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Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a estimé dimanche qu'il ne fallait pas augmenter le prix des cigarettes de plus de 6%, notamment pour tenir compte de la situation des buralistes.
Cette prise de position va à l'encontre de celle de son collègue Yves Bur, rapporteur UMP du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, qui veut proposer aux députés de voter une hausse de 10% du prix des cigarettes "si le gouvernement ne l'impose pas". La ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'y est également dite favorable.
"Mon sentiment aujourd'hui est que le rapport qui a été présenté par trois de mes collègues (...), qui préconise une augmentation de 6%, me paraît être un bon curseur et ça me paraît bien de ne pas aller au-delà", a déclaré M. Copé lors du Forum de Radio J.
"Je pense que la profession des buralistes a quand même pas mal souffert ces dernières années et qu'il serait opportun d'entendre (son) message", a-t-il poursuivi, rappelant que lorsqu'il était ministre du Budget, il avait négocié en 2006 avec la filière un nouveau "contrat d'avenir" qui prévoyait déjà d'augmenter les droits sur les tabacs.
M. Copé a par ailleurs jugé que l'idée d'autoriser la vente des cigarettes sur Internet était "une folie" qu'il faut "empêcher à tout prix", y compris par "l'interdiction". Mercredi, le gouvernement avait sèchement démenti l'information du quotidien "Les Echos" selon lequel les cigarettes seraient légalement en vente sur Internet à partir du 1er janvier 2010, en application d'une directive européenne. AP
tl/mw
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