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Quatorze soldats américains tués en Afghanistan

Quatorze soldats et agents américains ont péri lundi matin dans une série d'accidents d'hélicoptères dans le sud et l'ouest de l'Afghanistan, selon l'armée américaine. C'est la journée la plus meurtrière pour l'armée américaine depuis la perte de 16 militaires dont l'hélicoptère avait été abattu le 28 juin 2005.

Dans le premier cas lundi, un hélicoptère s'est écrasé dans l'ouest du pays après avoir quitté le théâtre de combats avec les insurgés. Dix Américains -sept soldats et trois membres de l'Agence fédérale de lutte contre la drogue (DEA)- ont péri. Onze militaires et un civil américains ainsi que 14 Afghans ont également été blessés.

Par ailleurs, deux hélicoptères sont entrés en collision dans le sud de l'Afghanistan, tuant quatre militaires et en blessant deux autres. L'armée exclut un tir ennemi.

Les talibans ont affirmé avoir abattu un hélicoptère dans la province de Badghis, dans le nord-ouest. Mais cette affirmation était impossible à vérifier et on ignore si elle fait référence au même incident.

L'armée américaine a également rapporté que deux de ses soldats avaient été tués dimanche: l'un dans une attaque à la bombe dans l'est de l'Afghanistan, tandis que l'autre a succombé à ses blessures après une attaque des insurgés dans la même région.

Ces décès portent à au moins 46 le nombre de soldats américains tués en octobre, à l'heure où l'administration Obama s'interroge sur la nécessité d'envoyer des renforts sur place. Le président américain devait réunir son équipe de sécurité nationale lundi.

L'Afghanistan continue pendant ce temps de préparer le second tour de l'élection présidentielle, prévu pour le 7 novembre, et qui opposera le favori, le sortant Hamid Karzaï, à son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.

Ce dernier a exigé lundi la démission dans les cinq jours du président de la commission électorale indépendante, Azizullah Lodin, affirmant qu'il soutenait M. Karzaï et ne possédait "aucune crédibilité" à son poste. M. Abdullah n'a pas dit ce qu'il ferait s'il n'obtenait pas satisfaction. "Je réserve ma réaction au cas où nous serions confrontés à cette situation malheureuse", a-t-il déclaré. AP

xo/ir/st/v417

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