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La présidente du MEDEF Laurence Parisot a estimé lundi que "c'est très classique" que l'Etat "prêteur pose ses conditions" à Renault, en exigeant que le constructeur ne délocalise pas la production de la Clio IV en Turquie.
Après l'entretien entre le PDG Carlos Ghosn et le président Nicolas Sarkozy, Laurence Parisot a reconnu sur RTL qu'"aucun chef d'entreprise n'aime voir l'Etat s'immiscer dans la gestion de ses dossiers et dans les choix que l'entreprise doit faire". Mais "nous sommes dans un cas bien particulier, l'Etat est principal actionnaire de Renault".
"Quels sont les dirigeants qui n'ont pas eu à un moment ou un autre dans la conduite de leur entreprise des discussions âpres avec leurs actionnaires? Cela fait partie du dossier", a-t-elle assuré. "Il y a un autre élément, c'est que l'Etat a prêté beaucoup d'argent à Renault, c'est aussi très classique de voir le prêteur poser ses conditions".
Quant aux déclarations du ministre de l'Industrie Christian Estrosi sur le fait de fabriquer en France des voitures vendues en France, la patronne des patrons a prévenu qu'il fallait "faire attention à ne pas tomber dans le protectionnisme". "Il faut avoir conscience que nous sommes dans un monde ouvert et il ne faut surtout pas que la France se referme", a-t-elle conclu. AP
ljg/ir
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