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Les chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ont dévoilé vendredi matin un plan de départs volontaires concernant 351 des 2.410 salariés, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire.
"Les perspectives jusqu'en 2012 démontrent que STX France SA doit s'adapter à une baisse d'activité et de revenus équivalente à un paquebot chaque année", a indiqué le groupe dans un communiqué. "Malgré des hypothèses de prise de commandes additionnelles avec la diversification, l'activité et le chiffre d'affaires ne retrouveront pas le niveau nécessaire au maintien de la structure actuelle", ont argumenté les chantiers.
Le chantier n'a plus finalisé de commande depuis 2007. Deux paquebots sont en cours de construction actuellement. Le dernier d'entre eux aura quitté les cales de Saint-Nazaire au mois de juin 2010. Il ne restera dès lors plus au chantier naval que de finir la construction pour la marine nationale du troisième BPC (Batiment de projection et de commandement) commandé par l'Etat dans le cadre du plan de relance.
Le plan de départs volontaires prévoit notamment une diminution des effectifs d'encadrement et de coordination, et le passage des 3x8 au 2x8 en supprimant les postes permanents de nuit dans les ateliers. "Le plan préserve les compétences clefs nécessaires aux engagements actuels et futurs", ont assuré les chantiers de Saint-Nazaire. "L'ensemble de nos actions et décisions a pour seul objet d'assurer la pérennité de l'activité de construction navale à Saint-Nazaire", a précisé Jacques Hardelay, directeur général de STX France.
"Une nouvelle chape de plomb est tombée sur les salariés", a déploré Joël Cadoret, délégué CGT, le syndicat majoritaire chez STX France. "Nous ne sommes pas naïfs, nous nous attendions à un annonce fulgurante, mais ce plan de départs volontaires est dramatique à la fois pour les emplois et le site", a-t-il dit. "La direction se projette sur 2.000 salariés d'ici avril, c'est une fragilisation des compétences et de l'industrie dans son ensemble", a-t-il jugé.
Les chantiers navals, qui ont mis en place un plan de chômage partiel de près de 200.000 heures jusqu'au 1er février 2010, ont signé un accord le 3 novembre dernier pour ne pas recourir aux licenciements économiques d'ici le moins de juin 2010. AP
xvaz/se/pyr
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