Airbus reste optimiste et pourrait même augmenter sa production

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PARIS (Reuters) - Airbus estime que le marché de l'aéronautique civile reste solide et pourrait être amené à augmenter la production des avions les plus demandés de son catalogue, a déclaré vendredi le PDG du constructeur, Fabrice Brégier.

Le dirigeant a indiqué que le groupe européen pourrait même reprendre la place de premier constructeur mondial cette année devant son sempiternel rival américain Boeing avec la montée en puissance de la production du nouveau long courrier A350. Il a fait toutefois valoir que l'entreprise, qui continue de prévoir plus de commandes que de livraisons en 2015, privilégierait la croissance rentable aux gains de parts de marché.

Devant des journalistes, Fabrice Brégier a déclaré qu'Airbus était bien parti pour livrer 15 exemplaires de l'A350 au cours de l'exercice et a répété que le groupe n'envisageait pas de mettre fin au programme de production du gros porteur A380 en dépit de la faiblesse des commandes pour cet appareil.

Alors que la compagnie Emirates, premier client de l'A380, a demandé à Airbus de travailler à une 'remotorisation' de l'avion géant, Fabrice Brégier a souligné que ses équipes étudieraient d'abord le modèle économique de l'avion.

Selon lui, la faiblesse actuelle de l'euro face au dollar n'aura pas d'impact à court terme sur l'activité d'Airbus en raison des couvertures mises en place par la société mais devrait profiter aux équipementiers qui pourraient relocaliser certaines de leurs opérations en Europe.

Fabrice Brégier a cependant vertement critiqué certains d'entre eux quant à leurs délais de production.

En mars, Airbus et Boeing ont décidé de s'impliquer dans le processus d'un d'entre eux, le français Zodiac Aerospace, pour tenter de remédier à des retards constatés dans la livraison de sièges.

"Je pense que les fournisseurs d'équipements de cabine feraient bien d'avoir un niveau de maturité industrielle équivalent à ceux des fournisseurs d'avions. Ce sont maintenant des grands industriels, pas des petites PME, donc ils doivent mettre en place les dispositifs pour tenir leurs engagements. Ca devient inacceptable", a-t-il dit.

(Tim Hepher, édité par Jean-Michel Bélot)