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La sécurité de l'Amérique liée à celle de l'Europe, dit Mattis

reuters.com  |   |  345  mots
La securite de l'amerique liee a celle de l'europe, dit mattis[reuters.com]
(Crédits : © Jonathan Ernst / Reuters)

MUNICH (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, qui effectue son premier déplacement en Europe, a évoqué vendredi l'émergence d'un "arc d'instabilité" à la périphérie du Vieux Continent et s'est efforcé de rassurer ses alliés, qui craignent un désengagement de Washington.

Donald Trump a semé l'inquiétude en Europe pendant sa campagne en proposant notamment de faire contribuer davantage les autres états membres de l'Otan au financement de leur défense, faute de quoi ils devraient se débrouiller seuls, et en saluant par ailleurs les mérites de Vladimir Poutine.

"Nous voyons tous que notre communauté de nations est menacée sur de multiples fronts, alors que l'arc d'instabilité se développe à la périphérie de l'Otan et au-delà", a déclaré le numéro un du Pentagone à Munich, ou se tient une conférence annuelle sur la sécurité.

"La sécurité de l'Amérique est liée de façon permanente à celle de l'Europe", a-t-il ajouté par la.

A Bruxelles, la veille, pour une conférence de l'Otan, l'ancien général du corps des "marines" avait jugé que les conditions permettant une coopération militaire avec la Russie n'étaient pas réunies, une déclaration sans précédent depuis l'investiture de la nouvelle administration américaine.

Mercredi, il a invité les Etats membres de l'Otan à respecter leur engagement en matière de dépenses militaires, ce que la chancelière allemande Angela Merkel s'est engagée à faire vendredi.

"Il est juste que ceux qui bénéficient de la meilleure alliance au monde prennent leur part des dépenses nécessaires pour défendre nos libertés", a répété Mattis vendredi.

La faiblesse relative des budgets de défense en Europe est régulièrement dénoncée par les Etats-Unis, qui fournissent à eux seuls 70% des ressources de l'Alliance, et le nouveau président américain, Donald Trump, souhaite corriger une situation qu'il juge "très injuste".

(Phil Stewart, Jean-Philippe Lefief pour le service français)