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A Nantes, la justice donne tort aux éboueurs en grève

reuters.com  |   |  284  mots
A nantes, la justice donne tort aux eboueurs en greve[reuters.com]
(Crédits : Stephane Mahe)

NANTES (Reuters) - Le tribunal administratif de Nantes a donné raison vendredi à Nantes Métropole et ordonné aux éboueurs de la ville de libérer les accès aux établissements dédiés à la collecte des déchets, bloqués depuis plusieurs semaines en raison d'un mouvement social.

La CGT et Force ouvrière devront s'exécuter immédiatement, sans quoi elles seront contraintes de verser 250 euros par jour de retard, et devront par ailleurs verser chacune 1.000 euros à Nantes Métropole pour les frais de justice.

Les syndicats protestent contre la fin de ce qu'on appelle le "fini-parti", qui permettait aux agents de terminer leur journée sitôt leur tournée achevée.

Ce système "datant de l'après-guerre" est "accidentogène", selon la communauté urbaine, dans la mesure où il "encourage la précipitation" des agents.

Son abandon, déjà acté "dans la plupart des grandes villes", est aussi une "mesure d'équité vis-à-vis des autres salariés payés 35 heures", toujours selon Nantes Métropole.

D'après les syndicats, la collectivité entendait aussi profiter des nouvelles journées de travail de sept heures pour réorganiser les tournées des éboueurs et supprimer des postes.

L'avocat de la communauté urbaine avait justifié son recours en référé par la multiplication des départs de feux de poubelles, ces derniers jours, dans la ville.

L'avocat de la CGT et Force ouvrière, Rémi Bascoulergue, avait pour sa part mis en doute le fait que "40%" des agents soient "empêchés de travailler" par les grévistes, comme le soutenait la communauté urbaine. Le mouvement social est "quasi-unanime" chez les éboueurs, selon lui.

(Guillaume Frouin, édité par Simon Carraud)