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Macron plaide devant Netanyahu pour une reprise du dialogue

reuters.com  |   |  533  mots
Macron plaide devant netanyahu pour une reprise du dialogue[reuters.com]
(Crédits : Stephane Mahe)

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron s'est une nouvelle fois dit prêt dimanche, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à soutenir toute initiative diplomatique visant à raviver le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis trois ans.

Les deux dirigeants, qui ont commémoré dans la matinée la rafle du Vél d'Hiv des 16 et 17 juillet 1942, ont multiplié les gestes d'amitié avant et à l'issue de leur "réunion de travail" à l'Elysée.

La venue du chef du gouvernement israélien, dénoncée notamment par le Parti communiste français, survient deux jours après un regain de tensions sur l'esplanade des Mosquées - ou Mont du Temple, à Jérusalem, où deux policiers israéliens ont été tués.

"J'appelle à une reprise des négociations entre les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre d'une recherche d'une solution à deux Etats, Israël et Palestine vivant côte à côte dans des frontières sûres et reconnues avec Jérusalem", a déclaré Emmanuel Macron lors d'une déclaration à la presse.

"Il est important pour cela de s'assurer que les conditions de la négociation et de la paix ne sont pas remises en cause dans les faits et que le droit international est respecté par tous, je pense ici à la poursuite des constructions dans les colonies", a-t-il poursuivi.

"A ce titre, la France se tient prête à appuyer tous les efforts diplomatiques menés dans ce sens selon les paramètres de paix reconnus par la communauté internationale", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions sur la forme que cette aide pourrait prendre.

"CONVERGENCE DE VUES"

Sous la présidence de François Hollande, la France s'était activée pour tenter de relancer les discussions. Paris a notamment accueilli en juin 2016 puis en janvier 2017 une conférence internationale sur cette question.

Cette initiative avait suscité l'ire d'Israël, hostile à la tenue de discussions multilatérales. Benjamin Netanyahu avait notamment fustigé en janvier "une conférence truquée par les Palestiniens sous les auspices de la France, visant à adopter de nouvelles positions anti-israéliennes" et dénoncé une initiative visant à faire "reculer la paix".

A l'issue de l'entretien, organisé une semaine après la rencontre entre Emmanuel Macron et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu a souligné le désir commun entre la France et Israël de voir "un Moyen-Orient pacifié".

"Nous avons partagé notre inquiétude concernant toute forme d'agression militante qu'elle vienne de Daech mais aussi de l'Iran", a-t-il dit.

Face aux inquiétudes israéliennes, Emmanuel Macron a assuré que la France serait vigilante quant à la mise en oeuvre de l'accord sur le nucléaire de 2015 et qu'elle partageait "les inquiétudes israéliennes sur l'armement du Hezbollah".

Sur les sujets régionaux, "la convergence de vue" entre la France et Israël "est grande et mue par le souci d'assurer la sécurité et la stabilité dans toute la région", a souligné le chef de l'Etat, qui a indiqué qu'il se rendrait "prochainement" en Israël. "Nous sommes également unis dans la lutte contre les groupes terroristes".

(Marine Pennetier, édité par Simon Carraud)