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Impasse sur la réforme du marché des droits à polluer dans l'UE

reuters.com  |   |  347  mots
Impasse sur la reforme du marche des droits a polluer dans l'ue[reuters.com]
(Crédits : Charles Platiau)

BRUXELLES (Reuters) - Les discussions sur la réforme du système d'échange de quotas d'émissions polluantes de l'Union européenne (SEQE-UE), pièce maîtresse de l'UE dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, ont pris fin vendredi matin sans accord, a annoncé la présidence estonienne de l'UE.

De nouvelles discussions entre négociateurs des pays de l'UE et du Parlement européen sont à prévoir, a indiqué une porte-parole de la présidence estonienne, mais elle n'a pas dit à quelle date.

Bruxelles souhaite parvenir à réformer ce grand marché du carbone en prévision des discussions de l'Onu sur le climat prévues en novembre.

Le système SEQE-UE, marché de plafonnement et d'échange de quotas de gaz à effet de serre, est en surcapacités depuis la crise financière, ce qui fait baisser les prix.

Dans le cadre des réformes qui sont négociées pour régler cette question des surcapacités, un fond de modernisation doit être créé, grâce aux profits d'une partie des ventes de "droits à polluer", dans le but d'aider les pays les plus pauvres de l'UE à investir dans les technologies peu polluantes.

Pour les pays auxquels ces aides seront destinées, le Parlement européen veut mettre en place une norme d'évaluation des émissions, ce qui, de fait, exclurait les centrales électriques à charbon de la liste des bénéficiaires.

Mais la présidence de l'UE s'est opposée à cette requête. D'où l'impasse dans lesquelles se trouvent les discussions, a déclaré l'association internationale des échanges de quotas d'émission (IETA).

"Nous appelons les négociateurs à redoubler d'efforts pour parvenir à un accord à la prochaine réunion", a déclaré le directeur général de l'IETA, Dirk Forrister.

"Un accord est nécessaire pour adresser un signal fort et dire que l'UE prend au sérieux son rôle de leader dans le domaine de la politique du changement climatique au niveau international", a-t-il ajouté.

(Susanna Twidale et Alissa de Carbonnel; Danielle Rouquié pour le service français)