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France : Maranatha confiant dans la procédure de redressement

reuters.com  |   |  345  mots

MARSEILLE (Reuters) - Le président-fondateur de la SAS Maranatha, société de gestion d'actifs dans l'hôtellerie de luxe placée fin septembre en redressement judiciaire, s'est dit confiant mardi dans la décision du tribunal de commerce de poursuivre la période d'observation dont bénéficie le groupe.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 22 novembre.

"Le procureur a demandé la poursuite de la période d'observation. Je suis confiant car on n'est pas en redressement judiciaire pour un problème de rentabilité mais pour un problème de liquidités », a dit à Reuters Olivier Carvin en marge de l'audience.

"On a démontré que la trésorerie présentait un solde positif d'environ trois millions d'euros, sans avoir créé de passif nouveau », a-t-il précisé.

L'audience avait pour but de vérifier "si les capacités financières" de Maranatha étaient suffisantes pour lui permettre "d'assurer le financement de son activité".

Le tribunal décidera dans son délibéré soit la poursuite de la période d'observation du groupe hôtelier placé le 27 septembre en redressement judiciaire, soit sa conversion en liquidation judiciaire.

"La stratégie à six mois est simple. Il faut démontrer la rentabilité des actifs hôteliers, restructurer les hôtels pour avoir une unité globale mieux valorisée qu'un schéma actif par actif et trouver un partenaire, ce qui ne manque pas, pour donner une liquidité aux investisseurs", affirme Olivier Carvin, qui exclut une vente à la découpe du groupe.

Maranatha gère les actifs de 6.000 investisseurs détenteurs d'une soixantaine d'hôtels en France, surtout des quatre et cinq étoiles, mais n'est pas elle-même propriétaire de ces établissements.

Cela représente en valeur 800 millions d'euros et en fait le cinquième groupe hôtelier français, selon son président.

Le tribunal de commerce de Marseille a fixé au 27 septembre 2017 la date de cessation de paiement de la société et au 27 mars 2018 la fin de la période d'observation.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet)