Les Etats-Unis vont libérer Pollard, qui espionnait pour Israël

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Jonathan pollard, l'americain qui espionnait pour israel, libere en novembre[reuters.com]
(Crédits : Handout)

WASHINGTON (Reuters) - Jonathan Pollard, citoyen américain condamné en 1987 à la prison à perpétuité aux Etats-Unis pour espionnage au profit d'Israël, bénéficiera en novembre prochain d'une mesure de libération conditionnelle après trente années de détention, ont annoncé mardi ses avocats.

Cette libération devrait intervenir le 21 novembre, ont-ils ajouté.

Aux termes de la décision de la commission des libérations conditionnelles, Jonathan Pollard, qui aura 61 ans dans quelques jours, devra rester sur le territoire américain pendant cinq ans mais le président Barack Obama pourra, s'il le désire, l'autoriser à se rendre en Israël dès sa libération.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affirmé que cette libération n'avait aucun lien avec le récent accord conclu entre les grandes puissances et Téhéran sur le programme nucléaire iranien, accord qu'Israël a vivement dénoncé.

Les deux avocats de Pollard, Eliot Lauer et Jacques Semmelman, ont également souligné que la décision de la commission "n'était pas liée aux récents événements aux Proche-Orient".

Des responsables américains avaient récemment démenti les rumeurs selon lesquelles une possible libération de Pollard visait à calmer la colère d'Israël à propos de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien, signé le 14 juillet.

Officier dans les services de renseignement de la marine américaine, Jonathan Pollard avait livré de nombreux documents confidentiels aux Israéliens avant d'être arrêté fin 1985.

Il avait plaidé coupable en juin 1986 et a été condamné à la prison à vie le 4 mars 1987. Son épouse de l'époque, Anne, condamnée à cinq ans de prison, a été libérée en 1989.

Les partisans de Pollard jugent qu'il a été condamné trop durement, puisqu'Israël est un pays allié des Etats-Unis et que nombre des documents qu'il a transmis à l'Etat hébreu ne pouvaient porter préjudice aux intérêts américains.

Ils avançaient également l'état de santé du prisonnier, qui selon ses avocats souffre de diabète et d'hypertension.

(Matt Spetalnick et Patricia Zengerle; Guy Kerivel pour le service français)