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L'UE surveillera l'investissement étranger, dit Juncker

reuters.com  |   |  324  mots
L'ue surveillera l'investissement etranger, dit juncker[reuters.com]
(Crédits : Yves Herman)

STRASBOURG (Reuters) - L'Europe est ouverte au libre-échange mais il faut qu'il en soit de même dans les autres régions du monde et elle s'emploiera également à contrôler rigoureusement les investissements étrangers dans les actifs ou entreprises de l'Union européenne (UE) jugées stratégiques, a déclaré mercredi Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

"Nous ne sommes pas des partisans naïfs du libre-échange. L'Europe doit toujours défendre ses intérêts stratégiques. C'est la raison pour laquelle nous proposons aujourd'hui un nouveau cadre européen sur l'examen des investissements", a-t-il déclaré au Parlement européen auquel il délivrait son discours annuel sur l'Etat de l'Union européenne.

"Si une entreprise publique étrangère veut acquérir un port européen stratégique, une partie de notre infrastructure énergétique ou une de nos sociétés dans le domaine des technologies de défense, cela ne peut se faire que dans la transparence à travers un examen approfondi et un débat", a-t-il ajouté.

"Il est de notre responsabilité politique de savoir ce qui se passe chez nous afin d'être en mesure, si besoin, de protéger notre sécurité collective".

Il a ajouté que l'UE entendait concevoir une nouvelle stratégie industrielle afin que les entreprises du bloc soient plus compétitives.

Juncker s'est par ailleurs dit "choqué" des tromperies délibérément perpétrées par certains constructeurs automobiles et a réclamé pour l'avenir des voitures propres.

"Je suis fier de notre industrie automobile mais je suis choqué quand clients et consommateurs sont sciemment et intentionnellement trompés", a-t-il déclaré.

"J'invite l'industrie automobile à faire amende honorable et à corriger le tir. Au lieu de chercher à induire en erreur, les constructeurs devraient investir dans les voitures propres qui sont celles de demain".

(Gilbert Reilhac et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Yves Clarisse)