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29/06/2012, 16:05 - 260 mots
RANGOUN (Reuters) - Le gouvernement birman a accusé vendredi l'opposante Aung San Suu Kyi de non-respect de la constitution pour avoir appelé son pays Birmanie et non par son nom officiel, Myanmar.
Dans un article paru dans la presse officielle, qui sert de relais pour le gouvernement civil issu de l'armée, la commission électorale ordonne à Aung San Suu Kyi, qui a été élue députée début avril, et à son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), d'appeler son pays Myanmar. La Commission souligne que les parlementaires sont soumis à cette obligation.
La prix Nobel de la paix, qui a conduit la lutte contre la dictature militaire jusqu'à ce que la junte cède le pouvoir il y a 15 mois, a toujours appelé le pays par son ancien nom officiel, la Birmanie. Plusieurs pays occidentaux font de même, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.
La députée, âgée de 67 ans, vient d'achever à Paris une tournée de 17 jours en Europe qui l'a menée dans plusieurs capitales.
"A nouveau, Daw Aung San Suu Kyi a appelé le Myanmar 'Birmanie' dans ses discours au cours de sa tournée européenne", a regretté la commission en utilisant le titre honorifique de l'opposante.
Pendant longtemps, le pays a eu deux noms: Myanmar officiellement et Birmanie, utilisé dans la vie quotidienne.
En 1989, la junte au pouvoir à l'époque a estimé que le pays devait être officiellement désigné en anglais comme étant le Myanmar, dans un souci d'apaisement des minorités non birmanes, avaient précisé les militaires.
Les opposants au régime avaient ignoré ce changement.
Danielle Rouquié pour le service français