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Berlin n'exclut pas de donner un peu de temps à la Grèce

17/06/2012, 20:43 - 317 mots

BERLIN (Reuters) - Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a laissé entendre dimanche que la Grèce pourrait obtenir quelques concessions de la part de la zone euro concernant son programme d'austérité, tout en excluant toute renégociation.

S'exprimant après la publication des tout premiers sondages de sortie des urnes, donnant les partis pro et anti-austérité au coude à coude, le chef de la diplomatie allemande a déclaré qu'un délai supplémentaire pourrait être accordé au gouvernement grec pour réaliser ses objectifs de réduction des dépenses.

"Il ne peut y avoir de changements importants à ces accords mais je peux imaginer que nous parlions une nouvelle fois des dates butoir", a-t-il dit à la chaîne allemande ARD.

"Mais il n'y a pas d'issue autre que les réformes", a souligné Guido Westerwelle. "La Grèce doit s'en tenir à ce qui a été convenu. Si nous disons à la Grèce que ce nous avons convenu est caduc, nous aurions un problème avec tous les autres pays européens qui appliquent leurs réformes avec empressement et obstination."

En vertu des accords déjà conclus avec ses bailleurs de fonds (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), la Grèce doit ramener son déficit budgétaire à moins de 3% du produit intérieur brut en 2014.

Antonis Samaras, le chef de file des conservateurs de Nouvelle Démocratie, qui seraient donnés gagnants des législatives selon un sondage sortie des urnes actualisé après les déclarations de Westerwelle, a demandé deux ans de plus pour atteindre ces objectifs.

L'Espagne a récemment obtenu un délai supplémentaire d'un an pour réaliser son objectif de déficit, avec la bénédiction de Berlin.

Réagissant lui aussi aux premiers sondages grecs, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a déclaré qu'il "valait mieux avoir en face des gens prêts à parler", allusion apparente aux partis signataires du Mémorandum d'austérité que rejette le parti de la gauche radicale, Syriza.

Annika Breidthardt, avec Charlie Dunmore à Bruxelles, Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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