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par Michael Holden et Omar Valdimarsson
LONDRES/REYKJAVIK (Reuters) - Le nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande a provoqué l'annulation de 500 vols dans le nord de la Grande-Bretagne mardi mais les experts jugent que le scénario du printemps 2010 ne se répétera pas.
Le secteur de l'industrie aérienne a été rassuré par la nouvelle de la baisse d'intensité de l'éruption du volcan Grimsvötn: selon l'agence météorologique islandaise, le nuage de cendres est retombé à 5.000 mètres d'altitude, après avoir atteint jusqu'à 20.000 mètres.
Le panache dégagé par le volcan n'est pas suffisamment important pour dériver vers l'espace aérien européen, a dit le météorologue Halldor Bjornsson.
Eurocontrol, l'organisme qui gère l'espace aérien européen, a recensé 500 vols annulés essentiellement en Ecosse et estime que les cendres volcaniques devraient atteindre mercredi le Danemark, la Norvège et la Suède.
Mais Eurocontrol ajoute que l'impact sur le trafic aérien devrait être limité en raison des nouvelles procédures, qui autorisent les vols dans certaines conditions, ainsi que de la meilleure coordination avec les aviations civiles nationales.
Le nuage de cendres ne devrait pas atteindre la France avant vendredi, a déclaré à Paris la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Le gouvernement ne prévoit pas de fermeture de l'espace aérien alors que le sommet du G8 se déroule jeudi et vendredi à Deauville.
Les autorités britanniques et irlandaises ont également écarté toute fermeture de l'espace aérien. Seule l'Irlande du Nord pourrait être touchée vendredi, a dit le secrétaire britannique aux Transports, Philip Hammond.
AUCUN RISQUE, DIT RYANAIR
L'éruption ce week-end du volcan Grimsvötn a fait craindre que le transport aérien ne revive les perturbations majeures provoquées, il y a un an, par les cendres rejetées dans l'atmosphère par un autre volcan islandais, l'Eyjafjöll.
Cent mille vols avaient alors été annulés et dix millions de passagers bloqués, pour un manque à gagner estimé à 1,2 milliard d'euros pour le transport aérien.
Le président islandais, Olafur Grimsson, a reconnu que l'éruption était "monumentale" mais a affirmé qu'elle ne provoquerait pas le même chaos que l'Eyjafjöll.
"Pour ce qui est de l'Europe, cela ne ressemblera en rien à ce qui s'est passé l'an dernier. Il s'agit d'une éruption différente, et je pense aussi que l'Europe est mieux préparée désormais", a-t-il dit sur CNN.
La compagnie néerlandaise KLM, du groupe Air France-KLM, a annulé des vols de même que British Airways, Flybe, EasyJet et Aer Lingus.
La compagnie à bas coûts Ryanair, très critique sur les interdictions de vol, a annoncé à la mi-journée qu'un de ses appareils avait traversé sans encombre une zone à "haute concentration en cendres" au-dessus de l'Ecosse.
"Ryanair pense qu'il n'existe aucun risque pour les avions sur les liaisons à destination et au départ de l'Ecosse", relève la direction de la compagnie dans un communiqué dénonçant les "annulations inutiles".
Redoutant les cendres volcaniques, le président américain Barack Obama a toutefois écourté sa visite en Irlande et s'est rendu dès lundi soir à Londres, deuxième étape de sa tournée diplomatique en Europe.
Même précaution pour Pep Guardiola, l'entraîneur du FC Barcelone, qui a avancé le déplacement de son équipe à Londres où aura lieu samedi au stade de Wembley la finale de la Ligue des champions, contre Manchester United.
Les joueurs et le staff du Barça devaient partir mardi dans la soirée. L'an dernier, piégés par l'Eyjafjöll, ils avaient dû se rendre en bus à Milan pour la demi-finale aller de la compétition européenne.
Avec les rédactions de Bruxelles, Londres, Oslo et Copenhague, Jean-Stéphane Brosse, Henri-Pierre André et Clément Guillou pour le service français, édité par Gilles Trequesser
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