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Correction: bien lire interdiction au 3e paragraphe.
PARIS (Reuters) - Les dix personnes mises en examen dans l'enquête sur le sabotage de lignes de TGV en novembre 2008 annoncent qu'ils refuseront désormais de se plier aux obligations de leur contrôle judiciaire.
Cette décision que les suspects de l'affaire dite "de Tarnac" exposent dans une tribune publiée par le journal Le Monde daté de vendredi mettrait le juge d'instruction devant l'alternative de les renvoyer en détention ou d'abandonner le contrôle judiciaire s'ils mettaient leur menace à exécution.
Ils refusent en particulier l'interdiction de se rencontrer entre eux et de se rendre régulièrement pour "pointer" à la police ou la gendarmerie.
"Nous désertons, nous ne pointerons plus, et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l'avons fait, déjà, pour écrire ce texte", écrivent-ils.
"Nous désertons le juge Fragnoli et les cent petites rumeurs, les mille aigreurs misérables qu'il répand sur notre compte devant tel ou tel journaliste", ajoutent-ils.
Les suspects sont mis en examen depuis fin 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" notamment.
Le supposé groupe se voit imputer les sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.
Les suspects, qui habitaient plupart le village de Tarnac (Corrèze), appartiendraient selon le parquet et la police à une groupuscule militant "d'ultragauche".
Incarcérés pour certains d'entre eux au début de la procédure, avant une remise en liberté sous contrôle judiciaire, ils nient leurs accusations et leurs avocats mettent en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pesaient sur certaines pièces importantes du dossier.
Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse
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