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20/07/2012, 18:02 - 270 mots
MOSCOU (Reuters) - Trois jeunes femmes appartenant au collectif féministe punk "Pussy Riot", qui avait tourné en ridicule Vladimir Poutine lors d'une manifestation dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou en février, ont vu leur détention provisoire rallongée de six mois vendredi.
Les avocats des accusées dénoncent un procès pour l'exemple dicté par le Kremlin. Selon Mark Feigin, avocat de la défense, le fait que la cour ait donné suite à la demande de l'accusation de maintenir Maria Aliokhina, Nadejda Tolokonnikova et Ekaterina Samoutsevitch en détention jusqu'au 13 janvier 2013, montre que les dirigeants russes ont donné des ordres en ce sens.
"La décision d'aujourd'hui ne fait que prouver une fois de plus que notre rôle de défenseurs ici est une pure formalité", a déclaré Mark Feigin au terme de l'audience, qui était fermée aux médias.
"Il y a de nombreuses preuves indiquant que le juge ne tiendra pas compte de la justice, préférant se conformer à des instructions réglées d'avance sur la façon d'agir, qui lui ont été transmises par les autorités. Ils veulent qu'elles soient coupables (...) pour les punir avec une véritable peine d'emprisonnement", a-t-il poursuivi, ajoutant que ce n'était "pas un procès mais des représailles judiciaires".
Les trois jeunes femmes, qui sont en détention provisoire depuis près de cinq mois, risquent jusqu'à sept ans de prison pour vandalisme.
Elles sont accusées d'avoir, le 21 février dernier, pris d'assaut l'autel de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, vêtues de masques colorés, pour chanter une "prière punk" à la Vierge Marie en lui demandant de "chasser Poutine".
La date de leur procès n'a pas encore été fixée.
Gabriela Baczynska, Juliette Rabat pour le service français