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07/08/2012, 16:08 - 588 mots
par Chrystel Boulet-Euchin
LONDRES (Reuters) - Les handballeurs français ont décidé de faire fi des critiques nées de leur défaite contre l'Islande il y a trois jours, alors qu'ils étaient d'ores et déjà assurés de leur participation aux quarts de finale du tournoi olympique à Londres.
A la veille de ce quart contre l'Espagne, ils sont apparus sereins, mardi, la nouvelle du jour étant le remplacement de Guillaume Joli par William Accambray, jusque là 15e homme.
"Cette décision a été prise dans l'intérêt de l'équipe et est partagée par l'ensemble du groupe. Guillaume Joli a un point inflammatoire au genou qui le handicape actuellement", a expliqué aux médias Claude Onesta, le sélectionneur, avant de revenir sur la compétition - passée et à venir.
"Notre parcours n'est pas idéal mais tout à fait cohérent. Cette équipe vit quelque chose de particulier. Vous attendez tellement d'eux que c'est complexe", a-t-il dit.
L'ombre de l'échec européen de janvier en Serbie plane sur cette équipe de France qui a perdu une invincibilité de quatre ans mais reste championne olympique et du monde en titre.
La défaite par un but d'écart (30-29) contre l'Islande a fait rejaillir les doutes de nombreux observateurs et Claude Onesta le sait bien lui qui répète à l'envi que son équipe ne peut pas, toujours, tout gagner.
"L'Islande fait partie, avec la Croatie, des équipes qui ont dominé le premier tour. Le match d'hier (lundi contre la Suède, remporté 29-26-NDLR) est un match référence", dit-il.
"Aujourd'hui, on est serein. Si on dominait tout, cela voudrait dire que les autres se sont arrêtés et qu'ils nous regardent jouer. Ce n'est pas le cas. Les meilleurs sont là et si les autres sont meilleurs que nous, c'est la vie sportive."
"BRAS DE FER"
Le sélectionneur souligne que toutes les équipes ont montré forces et faiblesses et, aussi, que l'arbitrage a évolué, et évidemment pas en faveur des Français.
"On n'a tellement dominé pendant quatre ans que ça finit par lasser. Il faut qu'on s'en accommode, qu'on fasse avec", lâche-t-il.
Maintenant, place à l'Espagne, équipe que la France n'a plus battue depuis les Jeux de Pékin en compétition officielle mais qu'elle a vaincue le mois dernier dans le cadre de l'Eurotournoi.
"Les séries sont faites pour être contrariées. Il y a beaucoup de respect et d'attention de notre part mais ils doivent être aussi soucieux de nous rencontrer. J'ai la sensation que nous avons les armes pour les battre mais eux aussi doivent ressentir la même chose", a prévenu Onesta.
"Là, ça ne se jouera pas dans le premier quart d'heure, ça se jouera sur la durée. Il y aura un bras de fer. On s'entend très bien, on est proche d'eux mais pour autant on ne va pas se faire beaucoup de bisous demain."
Jérôme Fernandez, le capitaine de l'équipe, ne veut pas voir plus loin que ce quart de finale où en cas de victoire, les Bleus pourraient se retrouver confrontés à la Croatie en demie.
Contrairement à Onesta qui avait dit avant le début du tournoi que le seul but était de gagner, Fernandez a toujours affirmé que l'objectif était une médaille quelle que soit sa couleur.
"Si on échoue demain, l'aventure est finie. Donc on va se concentrer sur demain. Pour faire déjouer l'Espagne, il faudra une grosse défense car ils sont en difficulté en attaque. Ils ont du mal sur les équipes qui évoluent en 6-0", a-t-il dit.
Xavier Barachet juge lui que "les doutes sont levés" après ce tour préliminaire "On est venu ici pour garder notre titre olympique mais d'autres, comme la Croatie ou l'Espagne, le veulent aussi", prévient-il.
Edité par Jean-Paul Couret