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22/06/2012, 08:38 - 336 mots
CANBERRA (Reuters) - Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, s'est dit prêt vendredi à vivre en Equateur, saluant les messages de soutien exprimées par les autorités équatoriennes à son égard depuis sa demande d'asile politique.
Le gouvernement équatorien compte prendre d'ici 24 heures une décision sur cette demande, a fait savoir le vice-ministre des affaires étrangères équatorien Marco Albuja, cité jeudi par la radiotélévision australienne ABC.
Julian Assange, qui s'est réfugié mardi à l'ambassade d'Equateur à Londres, court le risque d'être arrêté s'il sort de la mission diplomatique pour avoir enfreint les clauses de sa liberté conditionnelle.
Dans une interview téléphonique à ABC, Assange a fait part vendredi de ses craintes d'être extradé vers les Etats-Unis où il pourrait encourir la peine de mort pour divulgation de secrets d'Etat.
WikiLeaks a diffusé fin 2010 par dizaines de milliers des notes diplomatiques du département d'Etat américain.
"Le peuple équatorien a été d'un grand soutien. J'ai entendu l'ambassadeur d'Equateur en Australie faire des déclarations de soutien. Ils sont sympathiques depuis très longtemps."
"Nous espérons que la demande d'asile sera accueillie favorablement. Maintenant il s'agit de rassembler les preuves de ce qu'il se passe aux Etats-Unis et de les soumettre dans une demande officielle."
Le président de l'Equateur Rafael Correa a répété jeudi que son gouvernement allait étudier avec attention la demande d'asile d'Assange avant de prendre une décision.
"Nous ne pouvons pas permettre qu'une personne qui a demandé l'asile soit menacée de la peine de mort, notamment pour des crimes politiques", a-t-il dit à la presse.
Arrêté en décembre 2010 en Grande-Bretagne puis assigné à résidence, Assange est réclamé par la justice suédoise, qui veut l'interroger sur les accusations d'agressions sexuelles lancées par deux femmes qui avaient travaillé comme bénévoles pour WikiLeaks.
Il avait été placé en liberté conditionnelle peu après son arrestation et vivait depuis lors en résidence surveillée, dans des conditions très strictes, dans un manoir au nord-est de Londres.
L'informaticien australien dément les accusations sexuelles et affirme qu'elles s'inscrivent dans un plan visant à le réduire au silence.
James Grubel, Marine Pennetier pour le service français