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01/07/2012, 10:22 - 420 mots
par Daniel Trotta
MEXICO (Reuters) - L'élection présidentielle dimanche au Mexique devrait voir le retour aux affaires du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), le parti qui a dirigé le pays pendant l'essentiel du XXe siècle.
Douze ans après avoir perdu le pouvoir, le PRI est en tête des sondages. Son jeune candidat, Enrique Pena Nieto, est donné vainqueur avec 40-45% des intentions de vote, devant le candidat du Parti de la révolution démocratique (PRD, gauche), l'ancien maire de Mexico, Andres Manuel Lopez Obrador, crédité de 30%.
La candidate du Parti d'action nationale (Pan, droite au pouvoir), Josefina Vazquez Mota, devrait se contenter d'une troisième place, non loin derrière.
Les bureaux de vote ouvrent à 8 heures (13h00 GMT). Les premières estimations de résultats sortie des urnes sont prévues 12 heures plus tard à la fermeture des bureaux dans l'ouest du pays.
Le PRI a jeté les fondations du Mexique moderne et dirigé le pays pendant 71 années au XXe siècle, mais corruption, fraude électorale et d'accès d'autoritarisme l'ont chassé du pouvoir en 2000 au profit du Parti d'action nationale et de son candidat, Vicente Fox. Un autre membre du Pan lui a succédé en 2006, Felipe Calderon, le président sortant.
Au Mexique, le mandat présidentiel de six ans n'est pas renouvelable. Celui qui a le plus de voix au premier tour est directement élu.
L'arrivée du Pan au pouvoir avait suscité l'espoir d'une amélioration démocratique au Mexique, mais plusieurs années de faible croissance économique et la mort de plus de 55.000 personnes depuis 2007 dans des affaires liées au trafic de drogue ont érodé sa cote de popularité.
Assurant avoir tiré les leçons de ses erreurs passées, le PRI, qui se veut désormais un parti démocratique moderne, a jeté durant cette campagne tout le poids de son appareil derrière le télégénique Enrique Pena Nieto pour reconquérir le sommet de l'Etat.
Relativement peu connu lorsqu'il avait remporté en 2005 l'élection au poste de gouverneur de l'Etat de Mexico, le plus peuplé du Mexique, Enrique Pena Nieto, 45 ans, deviendra, s'il est élu, le premier président membre du PRI à ne pas avoir détenu au préalable de portefeuille ministériel au plan national.
Autre particularité, ce diplômé en droit, admirateur de Tony Blair et de l'ancien président brésilien "Lula", pourrait devenir le premier président issu du PRI, depuis bien des années, à afficher publiquement sa foi catholique, au sein d'un parti dont le fondateur était ouvertement hostile à la religion et avait livré la guerre à l'Eglise.
Voir aussi les PORTRAITS des trois principaux candidats
Hélène Duvigneau, Eric Faye et Danielle Rouquié, pour le service français