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EREVAN (Reuters) - Le parti du président arménien, Serj Sarkissian, a remporté la majorité lors des élections législatives de dimanche, un scrutin dont le déroulement a suscité des critiques de la part des observateurs internationaux.
Selon les résultats publiés lundi, le Parti républicain a remporté 44% des suffrages, ce qui lui garantit la majorité au parlement et offre un tremplin au chef de l'Etat pour briguer un second mandat à la tête de l'ancienne république soviétique en 2013.
"Cette élection prouve qu'il n'y a pas d'alternative aux valeurs démocratiques et que le Parti républicain (...) est le garant de la préservation de ces valeurs", a déclaré Eduard Charmazanov, vice-président du parlement sortant.
Son ancien partenaire de coalition, le parti Arménie prospère conduit par l'homme d'affaires Gagik Tsaroukian, a remporté 30% des suffrages.
Les deux principaux partis ont axé leur campagne sur les problèmes économiques et sociaux de ce pays du sud du Caucase, principal allié de Moscou dans la région.
Leurs programmes économiques ne comportent pourtant pas de différences majeures, puisque tous deux appellent à développer l'industrie et à poursuivre la coopération avec la Russie et les organisations financières internationales.
L'économie de l'Arménie a été durement mise à l'épreuve par la guerre avec l'Azerbaïdjan, dans les années 1990, puis par la crise financière internationale de 2008-2009.
Trois autres partis ont remporté les 5% de voix nécessaires pour entrer au Parlement, dont le mouvement d'opposition Congrès national arménien de l'ex-président Levon Ter-Petrossian.
CONTEXTE OUVERT ET PACIFIQUE
Le vote s'est déroulé dans le calme, loin des violences de l'élection présidentielle de 2008, même si des problèmes d'organisation ont été relevés.
Près de 300 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient été chargés de veiller au bon déroulement du scrutin.
Ils ont publié lundi un compte rendu mitigé, saluant d'un côté les autorités pour avoir permis que le vote se déroule dans le calme, tout en critiquant de l'autre des atteintes aux règles de la campagne et l'ingérence de partis politiques.
"L'Arménie mérite la reconnaissance pour ses réformes électorales et pour le contexte ouvert et pacifique dans lequel s'est déroulée la campagne", a déclaré François-Xavier de Donnea, chef de la mission d'observation de l'OSCE.
Il ajoute cependant, dans un communiqué, que "dans cette compétition, plusieurs acteurs ont trop souvent enfreint la loi, et les commissions électorales ont trop souvent échoué à la faire appliquer".
La police a reçu 129 plaintes pour bourrages des urnes, tentatives d'achats d'électeurs et autres irrégularités.
Margarita Antidze et Hasmik Mkrtchyan, Hélène Duvigneau et Marine Pennetier pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief
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