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reuters.com - 20/01/2009 à 12:36 - 389 mots

PARIS (Reuters) - François Fillon a annoncé que le gouvernement envisageait d'apporter cinq à six milliards d'euros à PSA et Renault pour les aider à traverser la crise et demandé à la Commission européenne d'approuver sans tarder les nouveaux mécanismes envisagés.
Le Premier ministre, qui s'exprimait devant les états généraux de l'automobile réunis à Bercy, a réaffirmé en outre que le gouvernement attendait en échange des aides publiques des engagements "exemplaires" des constructeurs.
"Notre effort à l'intention des constructeurs va être massif. De quoi parle-t-on ? De sommes qui vont de 5 à 6 milliards d'euros", a-t-il dit.
Le secrétaire d'État à l'Industrie, Luc Chatel, a précisé par la suite qu'il s'agissait d'aider PSA et Renault à faire face, au niveau de leur trésorerie, à leurs difficultés de financement.
Constatant que les banques n'étaient pas en mesure de financer correctement la filière automobile et que la Banque centrale européenne ne pouvait agir comme la Réserve fédérale américaine pour aider les filiales de crédit des constructeurs, il a souligné que les États n'avaient d'autre choix que d'intervenir, en coordination avec l'Union européenne.
"Nous attendons de ce point de vue que la Commission se prononce, mais je vous le dis tout de suite on ne va pas attendre trois mois. On ne va pas reproduire ce qui s'est passé pour le plan de financement des banques. Nous n'attendrons pas, il y a une urgence !", a-t-il dit.
RÉPONSE MASSIVE
François Fillon a insisté sur la nécessité d'une "réponse massive" pour le financement de la filière automobile et indiqué que les conditions d'accès des filiales de crédit automobile de PSA et Renault au dispositif de financement public mis en place pour les banques seraient encore assouplies.
Un amendement sera ainsi ajouté au plan de relance économique actuellement examiné par le Sénat élargissant les catégories d'actifs en garantie (collatéraux) demandés par l'État en échange de ces financements, a indiqué Luc Chatel.
"La France ne laissera pas tomber son industrie automobile mais cette industrie doit, en retour, faire preuve d'une grande responsabilité", a encore déclaré le Premier ministre.
Le secrétaire d'État à l'Industrie a précisé que l'État exigerait des constructeurs trois sortes de contreparties aux aides publiques apportées : absence de toute fermeture de sites en France, rééquilibrage des relations avec les sous-traitants et niveaux de dividendes versés aux actionnaires et de rémunérations des dirigeants.
Yann Le Guernigou et Matthias Blamont, édité par Yves Clarisse
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