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23/02/2013, 21:35 - 279 mots
BERLIN (Reuters) - Tout en se disant "sceptique" sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, Angela Merkel a fait savoir samedi qu'elle souhaitait aller de l'avant dans ce dossier.
La chancelière allemande entame dimanche une visite de deux jours à Ankara.
"Je suis pour que nous ouvrions maintenant un nouveau chapitre dans ces négociations (...)", a déclaré la chancelière allemande dans son message vidéo hebdomadaire.
"Un long chemin de négociations nous attend. Bien que je sois sceptique (sur une entrée de la Turquie dans l'UE), j'ai accepté la poursuite des discussions d'adhésion", a-t-elle ajouté en soulignant qu'il n'était pas possible de préjuger du résultat.
La semaine dernière, la France a elle aussi fait un geste en direction de la Turquie en acceptant d'ouvrir à Bruxelles un nouveau chapitre des négociations d'adhésion.
Depuis l'ouverture des négociations européennes avec la Turquie en 2005, la France bloque les cinq chapitres qui préjugent de l'adhésion. Elle a fait savoir qu'elle allait lever son veto à l'ouverture du chapitre concernant la politique régionale qui permet de venir en aide aux régions pauvres de l'UE.
La Turquie n'a achevé les négociations avec l'UE que sur un seul des 35 chapitres qu'elle se doit de remplir pour rejoindre le bloc communautaire. Seulement 13 d'entre eux ne sont pas bloqués par la France, Chypre ou la Commission européenne.
Les discussions sur l'entrée de la Turquie dans l'UE restent freinées par la question de Chypre, qu'Ankara ne reconnaît pas, ainsi que par la Commission européenne, qui considère que la Turquie n'est pas prête sur le plan du respect des droits de l'homme et de la liberté d'expression et de culte.
Alexandra Hudson et John Irish; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Marc Joanny