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CITE DU VATICAN (Reuters) - Le Vatican a rejeté mercredi des allégations selon lesquelles il connaissait les déclarations négationnistes de l'évêque traditionaliste Richard Williamson deux mois avant la levée de l'excommunication qui le frappait.
Cette mise au point est intervenue à quelques heures de la diffusion d'un nouveau documentaire de la télévision suédoise, à l'origine en janvier des premières révélations sur Williamson.
Le Vatican a levé son excommunication et celle de trois autres évêques de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSPX) pour tenter de mettre fin à un schisme qui a débuté en 1998 lorsqu'ils ont été sacrés sans l'autorisation de Rome.
"Affirmer ou même insinuer que le pape était informé au préalable des positions de Williamson est dénué de tout fondement", a déclaré le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.
Le site internet du diocèse catholique de Stockholm soutient que l'évêque Anders Arborelius et le nonce apostolique en Suède avaient informé des responsables du Vatican, en novembre 2008, des prises de position de Williamson.
"Nous, au diocèse catholique de Stockholm, avons, ainsi que nous le faisons toujours, transmis aux représentants du Vatican toutes les informations dont nous disposions sur la FSPX et sur Richard Williamson, y compris le contenu de son interview (à la télévision suédoise)", a dit Mgr Arborelius.
Dans l'interview enregistrée en novembre et diffusée en janvier, Williamson affirme qu'il ne pense pas qu'il y ait eu des chambres à gaz et que, selon lui, les nazis n'ont pas tué six millions de juifs, ainsi que s'accordent à le dire la grande majorité des historiens, mais au plus 300.000 Juifs, dont aucun n'aurait péri dans des chambres à gaz.
La décision du pape de lever l'excommunication des évêques traditionalistes a causé l'une des pires crises dans les relations entre Catholiques et Juifs.
La chaîne publique de télévision suédoise SVT, qui diffuse le programme d'enquêtes Uppdrag Granskning, annonce sur son site internet que son prochain numéro révèlera que le Vatican était au courant de l'interview lorsque la décision de révoquer l'excommunication a été prise.
"L'information concernant les déclarations de Williamson était connue, bien avant la décision, du cercle rapproché du pape, notamment du cardinal Dario Castrillon Hoyos", dit SVT.
Le cardinal Castrillon Hoyos dirigeait le département du Vatican créé en 1988 pour rechercher un rapprochement avec la FSPX. Selon des sources vaticanes, c'est à lui que revenait la responsabilité de rapporter au pape les positions de Williamson.
En juin, Benoît XVI a limogé Castrillon Hoyos et a placé son service sous le contrôle de la congrégation pour la doctrine de la foi. Des responsables du Vatican ont reconnu en privé que toute l'affaire avait été mal gérée.
Philip Pullella, avec Niklas Pollard à Stockholm, version française Nicole Dupont
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