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Pas de suppression de dessertes TGV, promet Bussereau

PARIS (Reuters) - Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a promis mardi que la SNCF ne supprimerait pas de lignes à grande vitesse jugées peu ou pas rentables.

Il a assuré sur RTL que cette information relevait d'une manoeuvre politique de l'opposition visant à accréditer l'idée d'un désengagement de l'Etat et de "technocrates éthérés" de la SNCF qui voulaient obtenir des décisions du gouvernement.

L'annonce lundi par le journal Les Echos de l'éventualité de réduction de dessertes sur des lignes comme Paris-Arras et Lille-Strasbourg avait suscité l'inquiétude d'élus régionaux et même des menaces d'interruption du financement local de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg.

"La SNCF est une entreprise publique, elle appartient à l'ensemble des Français. Naturellement, elle a des impératifs de rentabilité, (...) il n'empêche qu'elle a des missions de service public, d'aménagement du territoire", a dit le secrétaire d'Etat sur RTL.

Il a qualifié de "mou" le communiqué de la SNCF présenté comme un démenti lundi par certains médias, où la compagnie nationale assurait qu'il n'y aurait pas globalement de baisse de desserte SNCF tout en expliquant qu'il pouvait y avoir des révisions locales de l'offre TGV.

Pour Dominique Bussereau, l'information diffusée par Les Echos relève d'une manoeuvre politique visant à mettre en cause la politique du gouvernement.

"Est-ce que vous croyez que certains n'ont pas envie de dire 'l'Etat se désengage', parce que c'est le thème de la logomachie d'une certaine partie de l'opposition ? Tout ça n'est pas gratuit", a-t-il dit.

"Il y a peut-être aussi du côté de la SNCF quelques technocrates éthérés qui ont voulu envoyer un message à l'Etat. L'Etat répond ce matin clairement par ma voix", dit-il.

Dominique Bussereau a en outre réaffirmé son soutien au président de la SNCF Guillaume Pépy. Il conteste que l'augmentation des péages acquittés par la SNCF à l'Etat pour l'usage des lignes soit à l'origine des baisses de rentabilité.

L'entreprise publique, qui présente mercredi son budget pour 2010 avec 1.400 suppressions de postes, devrait voir la rentabilité de sa branche grandes lignes s'effondrer cette année, avec un taux de marge opérationnelle tombant à 10,2% contre 20,1% il y a deux ans, disait lundi Les Echos.

Le maire PS de Strasbourg Roland Ries et Fabienne Keller, sénatrice UMP du Bas-Rhin et ancien maire de la ville, ont protesté lundi.

Le président socialiste de la région Lorraine, Jean-Pierre Masseret menace de suspendre le financement de 120 millions d'euros de la deuxième phase de la LGV Est Européenne.

D'un coût de 2,01 milliards d'euros, le chantier de la deuxième phase, 106 km entre Baudrecourt en Moselle et la banlieue de Strasbourg, doit débuter cette année pour une mise en service en 2016. Strasbourg serait alors à 1h50 de Paris.

Thierry Lévêque, édité par Pascal Liétout

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