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par Grégory Blachier
PARIS (Reuters) - Les syndicats espèrent faire une nouvelle démonstration de force cette semaine en France avec la coïncidence de mouvements sociaux à La Poste et dans l'Education nationale, visant à créer un nouvel élan social.
Des appels à la grève et à manifester mardi dans tout le pays ont été lancés chez les enseignants et les postiers. Des défilés sont en outre prévus samedi pour protester contre le projet de changement de statut de La Poste, où la contestation pourrait durer toute la semaine.
Cinq fédérations syndicales, CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC, et le comité national contre la privatisation de La Poste entendent peser dès cette semaine sur le sort du projet de loi que les députés examineront à partir du 15 décembre et poser les jalons d'une mobilisation nationale cette semaine-là.
Le mouvement est susceptible d'être reconduit de jour en jour dans certaines régions, dont l'Ile-de-France, selon la Fédération CGT des postes et télécommunications (Fapt).
Des manifestations sont prévues dans toutes les grandes villes. A Paris, le cortège s'élancera à 14h00 de la rue du Bac pour rallier le siège de La Poste, près de la gare Montparnasse.
Déjà adopté au Sénat, le texte prévoit de transformer La Poste en société anonyme à capitaux publics pour lui permettre de se préparer à l'ouverture totale à la concurrence du marché postal européen, en 2011.
Les syndicats et l'opposition de gauche, qui avait déposé plus de 600 amendements à la chambre haute du Parlement, y voient un premier pas vers la privatisation de l'entreprise.
L'ÉDUCATION PLUS MODESTE
Le gouvernement a promis de conserver 100% du capital et d'apporter 2,7 milliards d'euros à La Poste. Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, s'est, lui, engagé à inscrire dans le texte que "La Poste ne sera pas privatisable".
Le changement de statut a été rejeté par 98,5% des quelque 2,3 millions de Français qui ont participé à la "votation citoyenne" sans valeur juridique organisée par le comité national contre la privatisation de La Poste et laisse entrevoir une forte participation d'usagers et d'élus samedi.
"Une des chances qu'on a dans cette mobilisation, c'est d'avoir une partie de la population qui se sent impliquée", a dit Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et facteur, lundi sur i Après les manifestations massives de l'automne et de l'hiver derniers, la portée du mouvement prévu mardi dans l'Education nationale semble moindre. Les enseignants sont appelés à la grève par la Fédération FSU, majoritaire, ainsi que la Ferc-CGT et Sud-Education. Les organisations lycéennes Fidl et UNL, et l'Union des étudiants de France (Unef) s'y sont jointes. Les 16.000 suppressions de poste prévues en 2010 sont le principal grief des syndicats qui comptent 50.000 postes détruits en trois ans et demandent une revalorisation des salaires et la révision de la réforme de la formation des enseignants. "Je pense qu'on va être dans une mobilisation qui commencera à être significative mais pas au niveau qui serait nécessaire", a dit à Reuters Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. A ses yeux, le mouvement de mardi doit permettre de lancer des mobilisations futures d'autant que, a-t-il dit, "on sent quelque chose monter dans les lycées", dont la réforme a été présentée mardi dernier dans sa nouvelle mouture par le ministre de l'Education, Luc Chatel. Des manifestations sont prévues sur tout le territoire, dont certaines communes avec La Poste. A Paris, le défilé partira de Port-Royal à 14h30. Edité par Yves Clarisse
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