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19/08/2012, 09:40 - 452 mots
par Chris Meyers
MER DE CHINE ORIENTALE (Reuters) - Le débarquement d'une poignée de militants nationalistes japonais sur une île rocheuse contestée de la Mer de Chine orientale a ranimé ce week-end la tension entre la Chine et le Japon.
Des manifestations de protestation ont éclaté dans plusieurs villes de Chine où le gouvernement a élevé une protestation solennelle auprès de l'ambassadeur du Japon.
Plusieurs militants nationalistes japonais ont débarqué dimanche sur les îles rocheuses de Senkaku-Diaoyu, au coeur d'un litige territorial entre la Chine et le Japon.
Des contentieux éclatent régulièrement entre les deux pays voisins au sujet de ce chapelet d'îles proche de Taïwan que les Chinois appellent Diaoyu et les Japonais Senkaku.
La tension est montée d'un cran cette semaine avec l'arrestation par les autorités japonaises de 14 militants chinois qui avaient débarqué sur les îles disputées.
Dimanche, deux jours après la reconduite en Chine des 14 activistes, dix militants japonais, sur un groupe qui en comptait plus d'une centaine, sont arrivés dans la matinée à la nage sur l'archipel d'où ils ont agité des drapeaux japonais en signe de défi.
Trois navires de gardes-côtes japonais se tenaient à proximité, a constaté un journaliste de Reuters TV. Les neuf activistes ont ensuite regagné les bateaux avant d'être interrogés par des responsables des douanes japonaises.
Le gouvernement japonais a démenti avoir permis au groupe d'accoster sur ces îles.
Parmi les militants se trouvaient plusieurs membres du Parlement japonais et des élus locaux. "Nous espérons faire savoir à la fois à la Chine et au peuple japonais que les Senkaku font partie de notre territoire", a déclaré Toshio Tamogami, l'un des meneurs.
Dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a dénoncé une action portant atteinte à sa souveraineté nationale.
"Un responsable du ministère des Affaires étrangères a élevé auprès de l'ambassadeur du Japon en Chine une protestation solennelle et exhorté les Japonais à cesser les comportements portant atteinte la souveraineté territoriale de la Chine."
Dimanche, des milliers de Chinois sont descendus dans les rues pour protester contre l'initiative japonaise, notamment à Shenzhen où de petits groupes de manifestants ont, selon des images de la chaîne de télévision par câble de Hong Kong, renversé des voitures japonaises et scandé des slogans anti-japonais.
La police n'est pas intervenue contre les protestataires, dont certains ont brûlé des drapeaux nippons et brandi des drapeaux chinois.
Selon l'agence de presse japonaise Kyodo, des manifestations ont également eu lieu à Shenzhen et Hangzhou.
Par ailleurs, une trentaine de Sud-Coréens ont participé dimanche à une cérémonie au cours de laquelle a été dévoilé un monument sur une île inhabitée revendiquée à la fois par Séoul et Tokyo.
avec Stanley White à Tokyo, Chris Buckley à Pékin et sung-won Shim à Séoul; Hélène Duvigneau, Marine Pennetier et Jean-Loup Fiévet pour le service français