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par Steve Holland
WASHINGTON (Reuters) - Mitt Romney devrait pouvoir compter sur un total de près de 900 grands électeurs à l'issue des primaires républicaines qui ont lieu dans cinq Etats ce mardi, six mois avant sa confrontation avec Barack Obama pour la Maison blanche.
Les voix de 1.144 délégués sont nécessaires pour obtenir l'investiture du parti conservateur. Connecticut, Delaware, New York, Pennsylvanie et Rhode Island, qui se prononcent donc mardi, en comptent environ 200.
Hormis le favori, seuls l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich et le "libertarien" Ron Paul sont encore en course, mais tous deux sont largement distancés, aussi bien en termes d'intentions de vote que de délégués.
Le retrait de Rick Santorum, il y a deux semaines, a certes mis fin au suspense mais Mitt Romney doit encore rassembler des républicains divisés par la dure campagne pour l'investiture et convaincre les indécis, qui seront certainement les arbitres du duel de novembre face au président sortant.
Il devra en outre convaincre un électorat féminin qui reste dubitatif à son égard, tout comme la communauté hispanique et les jeunes.
"J'aurai besoin de votre aide le 6 novembre. Joignez-vous à cet effort!", a-t-il lancé lundi lors d'un meeting dans la banlieue de Pittsburgh.
TRÉSORS DE GUERRE
Mitt Romney va par ailleurs étoffer un état-major de campagne jusqu'ici composé de ses plus fidèles lieutenants et désigner un colistier. Le sénateur de Floride Marco Rubio, qui a fait campagne à ses côtés lundi en Pennsylvanie, fait partie des prétendants.
S'il lui reste beaucoup à faire, il aborde toutefois la dernière phase de la campagne dans de bonnes conditions, à en croire les sondages qui annoncent un duel serré. Barack Obama dispose de tous les atouts du sortant, il est apprécié des Américains mais pâtit des doutes suscités par sa politique économique et de la hausse des prix des carburants.
Le président démocrate va désormais devoir convaincre que ses efforts ne profitent pas seulement aux marchés financiers mais à l'emploi, en particulier dans la classe moyenne. Reste que la bataille ne se jouera pas seulement sur le terrain politique. Elle risque fort de tourner à l'affrontement personnel à coup de spots télévisés.
Dans cette optique, les équipes de campagne amassent d'énormes trésors de guerre qui devraient se chiffrer en centaines de millions de dollars pour multiplier les attaques ad hominem.
Jean-Philippe Lefief pour le service français
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